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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:56
Se dire
 
Se dire
Que c’est bien mieux ainsi
Finir au jour qu’on redoute
Avec cette sale maladie
Il valait mieux quitter la route.
 
Se dire
Que cette chaise sera toujours vide
Froide comme une banquise
Que mes yeux à jamais livides
T’y verront encore quoi qu’on dise.
 
Refrain
                                                    
Se dire ça,
C’est con à mourir
Mais j’ai rien trouvé d’autre
Pour pouvoir tenir
Se dire ça,
C’est con à mourir
C’est c’que j’ai pensé
Quand j’t’ai vu partir.
 
Se dire
Qu’on y est vraiment pour rien
Que je la rejoindrai bientôt
Car est écrit le destin
Dans les astres et les tarots
 
Se dire
Qu’elle me regarde de là-haut
Qu’elle a rejoint les plus pressés
Changeant à mon goût bien trop tôt
L’au-delà en dernière boîte branchée.
 
Refrain
 
La machine à dévorer le temps
 
Impossible à raccrocher
Ceux qui lâchement m’ont quitté
J’avais tant de choses à leur dire
A leur dire avant de mourir
C’est comme si j’étais embarqué
Dans un vaisseau incontrôlé
Pas moyen de faire marche arrière
Où sont mes amis de naguère ?
 
Refrain                 
              
On prend tous ’cette affreuse machine
La machine à dévorer le temps
A avaler les jours, les ans
On en sort bien après l’horizon
Quand seront loin toutes les saisons
On n’échappe pas à la machine
La machine à dévorer le temps
 
Où sont tous mes éclats de rire
Tout mon passé, mes souvenirs ?
Mes premières amours de jeunesse
Mes derniers plans pour la vieillesse ?
C’est comme une force inéluctable
Nous tirant vers l’épouvantable
Vers les abysses, vers le grand large
Vers une vie d’un autre âge.
 
Refrain                                 
 
Quand on a une nuit vu le jour
Par hasard et surtout par amour
On s’embarque tous pour un voyage
Bravant le soleil, les orages
On revient pas sur ses erreurs
Ni sur ses instants de bonheur
On égrène les mois les années
Sans les revivre, sans les compter
 
Refrain
 
La boule de cristal
 
Et s’il fallait mourir demain
D’un accident de voiture ou de train
Sombrer dans un autre Titanic
Ou en avion sous les tropiques
Je me déplacerais à pied
Pour prendre la vie du bon côté
Mais j’ périrais sans aucun doute
En voulant traverser la route
 
Refrain                
                  
On n’échappe pas à ce qui est écrit
Dans la boule de cristal
On n’échappe pas à ce qui est prédit
Dans la boule de cristal
 
Et s’il fallait mourir demain
D’un mal qu’on croyait bénin
Qui vous ronge et qui prolifère
Et vous mène jusqu’aux enfers
Je resterais cloîtré chez moi
Plus de microbes ni de tracas
Mais je finirais alcoolique
Suicidaire et neurasthénique
 
Refrain
 
Et s’il fallait mourir demain
D’un grand amour fou et divin
J’éviterais toutes les femmes
Des filles des rues jusqu’aux dames
Je conjugu’rais au masculin
Tous les verbes de mon chemin
J’agoniserais aux mains des hommes
Maquillés dans de jolis robes
 
Refrain
 
C’est un village
 
C’est un village sans histoire
Comme il en existe des milliers
Où du matin jusqu’au soir
Tout ressemble au jour passé
C’est là qu’en tendant bien l’oreille
On entend les pierres parler
Des malheurs et des merveilles
Des temps jadis et éloignés
 
Refrain    
                                             
Garde tes murs
Du monde et des intempéries
Ne cherche pas à t’évader
De la voie que l’on t’a tracée
Garde tes toits couverts de tuile
Ne deviens pas une ville
Vis comme il y a si longtemps
Ne change pas le cours du temps
 
Paraît que machinalement
L’âne s’arrêtait au café
Pour que son maître venu des champs
Puisse enfin se désaltérer
C’était il y a quelques moissons
J’étais trop jeune pour le voir
Les tracteurs ne ralentissent pas
Ils ne veulent pas le faire boire
 
Refrain
 
C’est un village sans histoire
Mais j’aime plus qu’un autre
Parce qu’un jour sans le vouloir
Il m’a soudain ouvert sa porte
Et dans chacune de ses maisons
Je peux entrer comme un ami
Même le soleil et ses rayons
Au clocher demande son avis
 
Refrain
 
Nom d’un chien
 
Refrain                              
 
Aujourd’hui il fait un temps de chien
Dans mon coeur, dans ma vie
Comme au jour de la Toussaint
Ce jour où tu es parti
Nom d’un chien
 
Pourquoi as-tu soudain abandonné tes maîtres
Eux qui traînent maintenant comme des chiens
Finalement, c’était bien toi le maître
Toi qui guidais notre destin
Pourtant tu avais encore des tas d’os à ronger
Des tas d’orages à annoncer
Des tas d’coups d’langue à donner
Des tas de jambes à te frotter.
 
Refrain
 
Pourquoi n’y a t-il plus rien à l’autre bout de la laisse
Qui va donc maintenant m’emmener promener ?
Tu me laisses dans la tristesse
Toi qui m’avais adopté
Pourtant tu avais des tas de faisans à lever
Des tas de lièvres à débusquer
Des tas d’endroits à visiter
Des tas d’amis à rencontrer
 
 Refrain
 
Histoire de train
 
A cinq ans, on prend le train
Le p’tit train en bois pour jouer
En attendant les lendemains
De faire comme les aînés
 
A quinze ans, on prend le train
Le train pour aller au lycée
Et se bâtir des copains
Avant l’université
 
A vingt ans, on prend le train
Mais on en manque des milliers
Pour éviter que le destin
Nous soit tracé et calculé.
 
A trente ans, on prend le train
Le lent train-train de la vie
Pour gagner son pain quotidien
Et gagner sa mort aussi
 
A quarante ans, on prend le train
Un train en imagination
Pour que le réveil-matin
Nous porte vers d’autres horizons
 
A soixante ans, on prend le train
Le train du tout dernier âge
De la retraite et du jardin
Et des souvenirs hors d’usage
 
A quatre-vingts ans, on prend le train
Le train qui arrive toujours
Qui nous emmène très loin
Sans un espoir de retour
 

 

 

La belle et le clochard
 
Il était une fois
Une petite fille
Qui à peine d’un mois
N’avait plus de famille
Elle est née un beau jour
Sans être désirée
Sans même un brin d’amour
Pour lui dire où aller
 
Il était une fois
Un homme de hasard
Sans but et sans toit
Comme on dit « un clochard »
Errant tel l’animal
Qui cherche à subsister
Tantôt bien, tantôt mal
Face à l’adversité
 
Refrain             
                               
Ca ressemble à un conte
Un beau conte de fée
Fait d’amour et de honte
Qu’on lit à la veillée
 
Il était une fois
Un vaste terrain vague
Où tremblante de froid
On vit comme une sale blague
La petite à l’étroit
Dans un sac en papier
Et tout empli d’effroi
Le vieux à son chevet
 
Refrain
 
Il était une fois
La belle et le clochard
Dictant avec émoi
Leur message d’espoir
Pour une telle horreur
La mère du bébé
A dû laisser son coeur
Dans le sac en papier
 
Refrain
 
A titre posthume
 
C’était un brillant écrivain
Jouant avec phrases et mots
Pour les placer comme il convient
Et nous les offrir en cadeau
 
C’était un valeureux soldat
Qui n’écoutait que son courage
Il nous a quitté ici bas
Avec son coeur pour tout bagage
 
Refrain                                           
 
Aujourd’hui, il fait la une
A titre posthume
On n’a jamais parlé de lui
Aussi bien qu’à l’imparfait
On n’a jamais rien su de lui
De sa vie, de ses secrets
Aujourd’hui, il fait la une
Des journaux, en première page
Et tout le monde lui rend hommage
A titre posthume
Il aurait sans doute préféré
Qu’on lui dise de son vivant
Qu’il avait tant de qualité
Qu’il avait tant de talent
 
 
C’était un sacré artiste
Le meilleur de sa génération
Mais il faut pas être triste
Car le spectacle continue, non !?
 
C’était un fameux président
Ouvert à toutes les tendances
Qui avait su au fil des ans
Redresser l’image de la France
 
Refrain
 
Quand la vie
 
Quand la vie est un bateau
Chaque jour est une voile
Qui m’aide à aller jusqu’aux étoiles
 
Quand la vie est un tableau
Chaque jour est un dessin
Qui m’aide à suivre mon destin
 
Quand la vie est une chanson
Chaque jour est une note
Qu’elle soit basse, qu’elle soit haute
 
Quand la vie est un grand livre
Chaque jour est une page
Que l’on tourne avec les âges
 
Quand la vie est un bon film
Chaque jour est une scène
Qu’elle soit joie, qu’elle soit peine
 
Quand la vie est un bouquet
Chaque jour est une fleur
Qui dégage mille senteurs
 
Le fil
 
Ta vie ne tient qu’à un fil
Mais tu aimerais tellement le prendre
Ce fil
Pour le lancer tout autour d’une branche
Te balancer comme pour compter
Le temps passé
Que tu as laissé peu à peu s’égrener
Mais tu aimerais tellement le prendre
Ce fil
Pour ligoter tous ces faux tristes, ces jaloux
Pour leur faire comprendre ici bas
Que tu n’étais pas si fou que ça
 
Mais tu aimerais tellement le prendre
Ce fil
Pour attacher ensemble tous ces dieux si grands
Qui s’en sont pris à ton corps innocent
L’ont transformé en quelque chose d’inerte
Pour te faire courir à ta perte
 
Je te connaissais tellement bien
Et j’ai tant de peine ce matin
De savoir que tout est fini
Que tu seras bientôt parti
Ta vie ne tient qu’à un fil
Celui de tes idées
De ton temps qui est passé
Alors, suis-le vers ton destin, ton île
Règle ton compte à ceux d’en haut
Ceux d’en bas, ce sera pour bientôt,
Pour bientôt.
 
Le choix de sa vie
 
Sa raison, c’était la haute mer
Les lames et les vent de travers
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui,
Il n’aurait pas voulu en rester là,
A cette étiquette qu’on lui colla.
Sa raison, c’était sa belle planche
Traverser détroits et manches
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Il avait des amis dévoués
Comme à la cour du roi René
 
Refrain                      
         
Laissons les hommes suivre le cours
Du fleuve libre de leurs amours
Même s’il charrie dans ses méandres
Des traces de sang, de sueur, de cendres.
 
Sa raison, c’était l’aventure
Chaque instant défoncer les murs
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Il prenait la vie comme un jeu
On ne peut rien lorsque Dieu le veut.
Sa raison, c’était le désert
Les ballades en hélicoptère
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Il faut trouver sa cocaïne
Qu’on s’appelle Daniel ou Sabine + Refrain
 
Sa raison, c’était sa voiture
Le charme des circuits à toute allure
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Sa vie, c’était comme une épreuve
Lançant un défi à chaque ville neuve.
Sa raison, c’était sa maison
Sa femmes , ses enfants, ses chaussons
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Rien de plus ni de moins que ces gens
Qui ont voulu sortir du rang.
 
Refrain
 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:56
Pour réussir dans l’show bizz
 
J’avais fait une jolie chanson
Avec de belle rimes, toutes en vers,
Qui parlaient de la bonne saison,
Des sentiments forts sur la terre,
Comme la tendresse ou bien l’amour,
Comme la nuit qui fait place au jour
Mais tout le monde trouvait ça débile
Je m’suis trouvé seul sur mon île
 
Pour réussir dans l’showbizz
Comment faut faire, faut qu’on me dise,
Pour réussir dans l’showbizz
Vaut p’t être mieux écrire des bêtises ...
 
Alors, j’ai repris mon stylo,
J’ai écrit au hasard deux trois mots
Grossiers et superficiels
Tout droits sortis d’une poubelle
Le tout habillé plus ou moins
D’un air branché et malsain
Et ça a plus au monde entier,
Et mon disque s’est arraché.
 
Pour réussir dans l’showbizz
Vaut mieux écrire des bêtises,
Pour réussir dans l’showbizz
Comme ça vous raclez la mise
 
Alors, j’ai ressorti ma chanson
Celle qui parlait des belles saisons,
Toute en rimes et toute en vers ,
Qui parlait de la misère,
De la tendresse et de l’amour,
De la nuit qui fait place au jour.
Et tout le monde m’a acclamé
Ce fut le succès de l’année
 
Maintenant, j’ai compris que...
Pour réussir dans l’show bizz
Et s’laisser porter par la bise
Pour réussir dans l’showbizz
Faut écrire d’abord des bêtises.
 
Sans « choré »
 
Pour être un chanteur
Même maître chanteur
Y faut s’entourer
De puissants guerriers
Pour rester au Top
Eviter le flop
Faut d’abord bouger
Avant de parler.
Pour être au plus haut
Loin des caniveaux
Tout peut te sourire
Si t’as rien à dire
Pour être au sommet
Faut manipuler
 
Refrain                                          
 
Et Brel, et Brassens, aujourd’hui
Avec tout leur talent
Reconnu au- delà des temps
Aurait-il pu percer
Sans choré ?
Et Brel, et Brassens, aujourd’hui
Magnifiques artistes
Mais pas égoïstes
Qu’aurait-il pu raconter
Sans choré ?
 
Pour être à la page
Soigner son image
Ca, c’est primordial
Et même capital
Pour être en avant
Y faut constamment
Marcher sur les autres
Et claquer les portes
Pour être le plus fort
Dans les transistors
Faut suivre sa route
Sans avoir de doutes
Etre sans état d’âme
Ignorer les larmes
 
Refrain
 
L’autre monde
 
Se trouver là au bon moment
Attendre des jours, et des nuits
C’est ce qui prend le plus de temps
Et une rencontre change la vie.
Combien de longs mois à attendre
Dans des fêtes sordides et désertes
La brèche ou la corde pour me pendre
Entre jambon beurre et musette
 
Refrain                                       
 
On se retrouve dans l’autre monde
Ma vie d’avant morte aujourd’hui
Place à la télé et aux ondes
Un petit goût de paradis
On se retrouve dans l’autre monde
C’est comme ça, la fatalité
Qui fait basculer dans la tombe
Nos doutes et nos galères passées
(ou « doutes et galères enterrées »)
 
A force d’entonner ces chansons
Qui ont traversé tant d’années
Et chanter par procuration
C’est ce qui m’a fait avancer
Savoir que l’on se met en quatre
Pour conjurer le mauvais sort
Le marc de café, et les cartes
Me parlaient jamais d’disques d’or !
 
Refrain
 
Ici gît ma trist’ vie d’avant
Pourquoi c’est moi qu’on a choisi 
Pour défier les couloirs du temps
C’est lui qui pleure, moi qui sourit
Pourquoi c’est moi et non pas lui
Celui d’à côté qui s’en va
Mais il avait autant d’envies
Qu’ai-je fait d’plus pour mériter ça ?
 
Refrain
 
(Couplet en plus)                          
Et si les paillettes et les strass
Quittaient mon habit de lumière
Et si on trouvait plus ma trace ,
J’aurai peut-être fait marche arrière
(Ou « A me descendre plus bas que terre… »)
 
La rencontre
 
Etre là au jour J, à l’instant T
Et croiser par hasard la personne P
Qui vous fera sortir de la galère
D’un seul coup vous enverra dans les airs
Pouvoir fuir le calme avant la tempête
On a tous ça au fin fond de notre tête
Juste pouvoir frapper à la bonn’ porte
C’est sûr que ça n’arrive que chez les autres
Attendre, attendre
La rencontre, la rencontre…
Pour vivre ou pour se pendre
Peser le pour et le contre
 
Refrain                                                     
 
Que serait donc
Laurel sans Hardy
Souchon sans Voulzy
Bonnie sans sa Clyde
Dr Jekill sans Mr Hyde(ou “Jekill sans Hyde”)
Dare san Antonio
Milan san Remo
Et surtout, surtout…
Tintin sans Milou
 
Dépasser nos si étroits horizons
Qui nous forcent à tourner, tourner en rond
Réussir à mettre au fond d'un placard
Les voies sans issues et les idées noires
Mais que faut-il donc pour que tout commence
Et que l’on tire la fameuse carte chance ?
Voir le soleil se lever sur nos doutes
Pour nous faire prendre toujours les bonnes routes
 
Attendre, attendre
La rencontre, la rencontre…
Pour vivre ou bien pour se pendre
Peser le pour et le contre
 
Refrain
 
Alors, juste deux regards se sont frôlés
Et notre terre s’est mise à s’emballer
Pour bousculer l’ordre établi des choses
Pour parvenir à dépasser la dose
 
Refrain
 
Sans Milou (deuxième version de « la rencontre») 
 
Rencontrer au jour J, à l’instant T
Par hasard la personn’ P
Et sortir de la galère
Vous envoyer dans les airs
Au calm’ avant la tempête
On a ça au fond d’ nos têtes
Just’ frapper à la bonn’ porte
Ça n’arriv’ que chez les autres
 
Pas d’ Laurel sans Hardy
Pas de Souchon sans Voulzy
Pas d’ Milan San Remo
Pas de Jekill sans Mr Hyde
Pas d’ Bonnie sans Clyde
Ni de Dare san Antonio  
Et surtout, oui, surtout…
Pas d’Tintin sans Milou ……………Sans Milou
 
Dépasser nos si étroits horizons
Qui nous font tourner en rond
Et mettr’ au fond d'un placard
Voies sans issue, idées noires
Que faire pour que tout commence
Que l’on tire la carte chance ?
Voir se lever tous nos doutes
Eclairer toutes nos routes
 
Pas d’ Laurel sans Hardy
Pas de Souchon sans Voulzy
Pas d’ Milan San Remo
Pas de Jekill sans Mr Hyde
Pas d’ Bonnie sans Clyde
Ni de Dare san Antonio  
Et surtout, oui, surtout…
Pas d’Tintin sans Milou
Sans Milou
Pas d’ Laurel sans Hardy
Pas de Souchon sans Voulzy
Pas d’ Milan San Remo
Pas de Jekill sans Mr Hyde
Pas d’ Bonnie sans Clyde
Ni de Dare san Antonio  
Et surtout, oui, surtout…
Pas d’Tintin sans Milou………Sans Milou
 
Il (m’) est apparu
 
Guetter le moindre petit signe
La moindre trace de son passage
Quitte à ne pas rester trop digne
Quitte à ne pas rester trop sage
Sentir tous les jours sa présence
Au milieu de toutes ces fragances
Comme s’il rôdait dedans les murs (ou « entre les murs »)
Dans mes doutes ou dans mes blessures
 
Refrain                                                  
 
Et il m’est apparu
Alors que je n’espérais plus
Laissant ses habits de papier
Jouant dans mon destin animé
Alors il existe donc vraiment,
Cet être fait de chair et de sang 
Tous deux, on s’est donné la vie
Et j’en ai la preuve aujourd’hui.
Parce qu’il (m’)est apparu
 
Suivre aveuglément cette icône
A en devenir presque un clone
R’garder dans la mêm’ direction
Sans se poser une seule question
A se prendre pour son idole
(ou « se confondre avec son idole »)
On se sent plus léger, moins seul
Le roi a besoin de sa cour
Pour savoir qu’il égrène l’amour
 
Refrain
 
Le mystère est ainsi tombé
Je ne pourrais plus le garder
Comme une forteresse imprenable
Faut-il rester déraisonnable?
 
Refrain
 
Mais où sont les chansons d’antan
 
Les feuilles mortes ne s’ ramass’ plus
Comme d’habitude à la pelle
Maintenant la montagn’ n’est plus
Depuis tout ce temps aussi belle
La place rouge de Moscou
Hélas est d’ plus en plus vide
Et j’ai beau lui faire les yeux doux
Nathalie refuse d’être mon guide
 
Refrain                                   
 
Mais où sont les chansons d’antan
Qui savaient tant nous émouvoir
Nous charmer du matin au soir
Et nous fait rire de temps en temps
 
On ne voit plus la mer danser
Le long des golfes clairs ou non
On n’entend plus les gens s’aimer
S’aimer à perdre la raison
Le temps des cerises est passé
Les vieux amants d’ennui sont morts
D’Amsterdam aux Champs Elysées
Ce n’est plus « Les copains d’abord »
 
Il n’y a plus de paradis
A échanger sur cette terre
Contre un p’tit coin de parapluie
La vie en rose, c’est du passé
Et même si tous les gars du monde
Ont décidé de s’faire souffrir
Heureus’ment qu’auprès de ma blonde
Fait toujours aussi bon dormir
 
Le grand frisson
 
Couplet 1                               
 
Quand je donn’rai la chair de poule
A ceux qui entendent ma voix
(Et) que je passerai dans la foule
Comme les reines et les rois
Quand j’aurai fait venir des larmes
Dans les yeux de ceux qui m’écoutent
En faisant chavirer leurs âmes
Buvant mes paroles goutte à goutte.
Quand je donnerai de l’émotion
Dès que je prendrai le micro
Après la première chanson (ou « dès »)
Alors j’aurais…
 
Refrain                                     
 
Alors j’aurai trouvé ma voix (ou « ma voie » !)
Celle qui me mène au nirvana
Embarqué dans un (le) grand frisson (ou « faisant passer le grand frisson »)
J’aurai trouvé , ma raison d’être
En laissant une trace peut-être
faisant passer...le grand frisson.
 
Couplet 2                                      
 
Quand la magie sera bien là
Une fois le concert achevé
Le public ne partira pas
Comme s’il était hypnotisé
Comme si j’avais deux existences
L’une près des miens, des mes sentiers
 L ’autre, sur la scène style « music’dance »
Je vais où le vent me transporte
Dans ce p’tit monde à deux facettes
Et ces univers à ma porte
S’ entremêlent et se complètent
Alors, j’aurais…..+ Refrain
 
Couplet 3                                
 
En mettant mes pas dans vos traces
Je me mettrais à votre table
Enlevant le stress et le strass
Je prendrais tous vos grains de sable
Pour me fabriquer une terre
Pour arrêter le cours du temps
Un peu pour changer d’atmosphère
Pour savourer ces bons moments
Quand le rideau se fermera
Si on se sent désespéré
Si l’émotion est bien là
Alors j’aurais…+ Refrain
 
Enfant de Brel
 
Couplet 1                                       
 
Le plat pays qui est le sien
Est devenu aussi le mien.
Et même quand on n’a que l’amour
Bonheur assuré nuit et jour
Qu’on s’appelle Jeff ou Madeleine
On reste comme des âmes en peine
J’ai même aperçu des bourgeois
Entonner tes refrains tout bas.
 
Refrain                                           
 
Même si tu es parti loin de moi
J’aimerai bien t’emboîter le pas
Suivre tes chemins, suivre ta voie
C’est sûr, tu ne me quittes pas
 
Couplet 2                                  
 
T’as beau être allé aux Marquises
T’ as laissé là une trace exquise
Maintenant que t’ as tourné la page
Il faut vraiment que tu le saches
Tu s’ras jamais un moribond
Par tes mots doux comme les bonbons
Et ta chanson des vieux amants
Sera notre hymne dans quelques temps.
 
Refrain
 
Couplet 3                                     
 
De Bruxelles jusqu’à Amsterdam
Tu déverses ton vague à l’âme
Et d’Orly jusqu’à Knock Le Zout
On suit tes bonheurs et tes doutes.
Après ton tout dernier repas
Je suis comme tous ces gens-là
Autour de moi, désespérés,
Comme ceux du p’tit matin, paumés.
 
Couplet 3 bis possible                   
 
Tu déverses ton vague à l’âme
De Bruxelles jusqu’à Amsterdam
De Knock Le Zout jusqu’à Orly
Jusqu’aux remparts de Varsovie
Entre fanfare ou bien tocsin
Nous, les paumés du p’tit matin,
Et depuis ton dernier repas
Tu n’es pas parti chez moi
 
T’es toujours là (hommage à Daniel Balavoine)
 
J’aimais tes poings toujours fermés
Sans cesse vers le ciel levés
Un peu comme pour nous avertir
D’un danger ou même bien pire
J’aimais tes mots tellement forts
Qui dérangeaient du Sud au Nord
Qui dénonçaient la moindre chose
Un peu comme l’épine sur la rose
Tu laissais pas indifférent
Et c’est ça, le plus important (ou « n’est-ce pas ça, le plus important ? »)
Ce que tu pensais, tu l’disais
Avec des larmes et des sourires
 
Refrain                                                  
 
T’es toujours là
Même au ciel
On t’oublie pas...
Daniel.
 
Tu dénonçais les injustices
Mais celle qui a laissé ton fils
Ta bataille, soudain, sans son père
Est sûrement la pire des misères
Tous les cris, tous les SOS
Que tu as lancé sans adresse
Auront toujours un écho
T’étais vraiment un héros
Pour ta femme veuve qui s’éveille,
La vie n’est plus une merveille
Ni pour tes amis, tes parents,
Qui ont suivi ton enterrement + Refrain
 
Et l’enfant qui attend la pluie
Là-bas au fond de l’Ethiopie
Est orphelin une deuxième fois
Avec moins d’espoir qu’autrefois
Toi, petit homme mort au combat
T’as laissé des traces de toi
Tu es encore à nos côtés
Même si ta roue a tourné
Maint’nant, tu frappes avec ta tête
Ceux qui, là-haut pensent des sornettes
Il rest’ra toujours tes chansons
Qu’on reprendra à l’unisson + Refrain
 
T’es toujours là (version 2)
 
L’enfant qu’attend la pluie
Assis en Ethiopie
Est orph’lin à nouveau
Car t’étais son héros..o
Même au ciel, même au ciel, on t’oublie pas, Daniel
Même au ciel, même au ciel, oui , t’es toujours là, Daniel.
 
Ta femme veuve qui s’éveille
Ne voit plus de soleils
Comme tes potes, tes parents
Suivant ton enterrement
Même au ciel, même au ciel, on t’oublie pas, Daniel
Même au ciel, même au ciel, oui , t’es toujours là, Daniel. l
 
P’tit homme mort au combat
On pense encore à toi ..a ...a
Et pour sauver l’amour
Ca t’a joué un sale tour...ou..our
Même au ciel, même au ciel, on t’oublie pas, Daniel
Même au ciel, même au ciel, oui , t’es toujours là, Daniel.
 
T’aimais pas l’injustice
Celle qu’a laissé ton fils
Ta bataille sans son père
Est la pire des misères
Même au ciel, même au ciel, on t’oublie pas, Daniel
Même au ciel, même au ciel, oui , t’es toujours là, Daniel.
Tes cris, tes SOS
Tes poings levés sans cesse ..esse...
Et frappes avec ta tête
Ceux qui pensent des sornettes
Même au ciel, même au ciel, on t’oublie pas, Daniel
Même au ciel, même au ciel, oui , t’es toujours là, Daniel.
 
Chansons passées
 
Les amoureux ont toujours le coeur grenadine
En voyant Lily, Nathalie ou Céline
La maison bleue de San Francisco
Côtoie Amsterdam et ses canaux
Et le petit papa Noël
N’a d’yeux que pour la belle Michelle
Je revois sans arrêt mon vieux
Regardant l’encre de mes yeux
Traversons le petit pont de bois
Y a de la joie, partout, y a de la joie
 
Refrain                              
 
En plongeant dans les chansons passées
On vit dans un monde irréel
Un monde qui nous fait voyager
Nous fait voir la vie plus belle
En plongeant dans les chansons passées
On se baigne dans la nostalgie
Dans un monde qui nous fait voyager
Sans anicroches et sans soucis.
 
Si tout s’en va avec le temps
Je danserai la valse à mille temps
L’homme à la moto serait morose,
S’il n’avait peint sa vie en rose.
De Rio à Belle île en mer
 Ya toujours d’la Rumba dans l’air.
Qu’on soit javanaise ou flamande
Qu’on s’appelle Gaby ou Fernande
Toujours une chanson il y aura
Pour nous faire faire le premier pas.
 
Refrain
 
Chansons passées N°2
 
J’ai toujours le coeur grenadine
Depuis que je t’aime bien Lily
Et n’en déplaise à Céline
A Gaby , à Nathalie
La maison bleue à San Francisco
Côtoie les canaux d’Amsterdam
Quand vous croisez l’homme à la moto
Vous n’en pouvez plus vous les femmes
 
Refrain                                
 
En plongeant dans les chansons passées
On vit dans un monde irréel
Un monde qui nous fait voyager
Nous fait voir la vie plus belle
En plongeant dans les chansons passées
On se baigne dans la nostalgie
Dans un monde qui nous fait voyager
Sans anicroches et sans soucis.
 
Et le petit papa Noël
En plein coeur de l’été indien
Est amoureux de Michelle
Promenant Mirza son petit chien
Je revois sans arrêt mon vieux
Passant sur le petit pont de bois
En buvant l’encre de tes yeux
Y a d’la joie, partout, y a d’la joie,
 
Refrain
 
A la fin du concert
 
A la fin du concert
Qu’est-ce qu’on dira de moi ? (ou « Si on disait de moi ? »)
 
qu’il n’est pas dans un moule
qu’il donne la chair de poule
qu’son public n’a pas d’âge
pour faire ce grand voyage
que soudain vous rêvez
dans ma voix, mes portées
j’fais partie d’la famille
le chien dans un jeu d’quilles
 
A la fin du concert
Qu’est-ce qu’on dira de moi ?
 
Et mes pas dans vos traces
Enlevant stress, strass
Souffler tous vos grains d’sable
Jouer les marchands d’sable
Faire arrêter le temps
Vivre le temps présent
(Plus de voisins bruyants)
Même celui du dessus
Est parti loin d’nos rues
 
A la fin du concert
Qu’est-ce qu’on dira de moi,
(ou « Si on disait de moi ? »)
 
Il n’y a plus de guerres
Plus de drames, de misères
On est comme en apnée
Prêt à plus respirer
On est comme en symbiose
En phase, en overdose
Et quand on s’ra rentrés
On sera tous frustrés
 
A la fin du concert
Qu’est-ce qu’on dira de moi ?
A la fin du concert
C’est toujours déchirant
De se quitter comme ça
 
L’idoladulie
 
Ça vous tombe dessus  sans prévenir (ou « Ça vous prend comme ça »),
Comme un méchant rhume ou même pire
Né d’ petits riens imperceptibles
Entre nous, deux liens invisibles
C’est comme ça qu’on devient accro
Pour « penser » blessures et accrocs.
On est en manque, par ton absence
Tout l’ reste n’a aucune importance
 
Refrain                                                
 
C’est sûr, j’ai attrapé
 l’idoladulie
(qui à toi me lie)
Tu m’as contaminé
Le cœur et l’esprit
(ou « Elle s’est attaqué au cœur à l’esprit »)
c’est sûr tu m’as passé
l’idoladulie
(qui à toi me lie)
 
Il faut vivre avec, maintenant
Nos routes ont un sens à présent
Sans notre dose quotidienne
Tout ne s’rait que labeur et peine (ou « douleur »)
A quand , désintoxication ?
(ou « je fuis la désintoxication »)
Les traitements, les médications
Un truc qu’on injecte, qu’on avale
Et j’ suis pas en phase terminale
 
Refrain
 
 Y a quelqu’ chose de subliminal
D’inconscient, de paranormal
A voir cette lueur briller
Pour nous éclairer, nous guider
Vite prév’nir le staff médical
Sinon, direction l’hôpital
Dans l’œil du cyclone enfermé
On ne peut pas y échapper.
 
Refrain
 
Laura des villes, Laura des champs
 
Attirée comme un papillon
Au bout d’ la nuit, de ses néons
Env’loppée de stress et de strass
Vers tous ses sunlights qui m’enlacent
 
Besoin de rev’nir en arrière
Vers mes sentiers , mon univers
Pour ré-ajuster la balance
D’une vie qui bascule dans l’autre sens
 
Refrain                                           
 
Je suis au milieu d’une fable
Tantôt vipère, tantôt affable
Laura des villes
Laura des champs
Dans ce p’tit monde à deux facettes
Qui s’entremêlent et se complètent
Laura des villes
Laura des champs
 
Prête à faire les 400 coups
Finir à bout sur les genoux
Suivre la voie qui m’est tracée
Depuis des lustres, des années
 
Et puis se retrouver en manque
La tête prise sous le feu des tanks
Qui vous empêche de penser
Dans un tourbillon déchaîné
 
Refrain
 
Et puis quand on s’est trop demandée
Comment on fait pour se passer
De notre existence de naguère
On r’tourne d’aujourd’hui à hier !
Il faut de tout pour faire un monde
Des brunes, des rousses et même des blondes
Laissons donc le cours du destin
Se frayer ce si long chemin.
 
Refrain
 
Va y avoir du sport
 
Couplet 1                                           
 
A ceux qui m’attendent
En m’ tendant la corde
La corde pour me pendre
Au milieu des hordes
De vrais ennemis
Qui se disaient être
De très bons amis
Sans même me connaître
A ceux qui me croient
Bien sous tous rapports
Bien sage et bien droit
Qui jamais ne mords
On me croit comme ça
J’suis peut-être un autre
Alors ouvrez-moi
Ouvrez-moi vos portes
 
Transition                          
 
Je leur dis d’emblée, je f’rais pas d’prisonnier
Ne parlez pas d’moi, qu’vous connaissez pas
Mais rassurez-vous…
 
Refrain                                                 
 
 J’vais pas dépérir
Et je vais sortir
De mes starting-bloks
Sur un air de rock
Qu’j’ai raison ou tort…
Va y avoir du sport !
                                              
Couplet 2                                           
 
A ceux qui me traitent
De chanteur peluche
Tout mou, tout bêbette
Maya dans sa ruche
Je vais leur faire voir
Mon côté rebelle
Et que je fabrique
Pas seulement du miel
                                                            
A ceux qui me toisent
Sans me regarder
A ceux qui me croisent
Sans se retourner
J’veux juste suivre ma voie
Continuer ma route
Et on s’ reverra
Un beau jour sans doute ………
 
Transition + Refrain
 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:53
Interné dans internet
 
Quand j’ai le cafard, d’être seul le soir
De gâcher ma vie, mes nuits, mes envies
Quand j’ai grand besoin , besoin de quelqu’un
Pour attendre demain, que vienne le matin
 
Refrain                             
 
J’ai la solution de facilité, je tourne un bouton
Je me mets près du clavier
Et je tape le 3w.SOS.com
Ces signes qui chassent l’ennui
Et sur eux je me repose
Ils me donnent comme par magie
Du bonheur en overdose
J’suis interné dans internet
 
Quand j’en ai assez de faire mon marché
Et que j’ai la flemme d’sortir d’HLM
Quand je veux jouer sans me fatiguer
Faire du sport en salle vaguement cérébral
 
Refrain                             
 
J’ai la solution de facilité, je tourne un bouton
Je me mets près du clavier
Et je tape le 3w.flemme.com
Ces signes qui chassent l’ennui
Et sur eux je me repose
Ils me donnent comme par magie
Du bonheur en overdose
J’suis interné dans internet
 
Il m’a fait une farce mon ami de glace
Le coup de la panne mon ami mon âme
Comment voir demain errant comme un chien
Perdu sans son maître, j’tremble de tout mon être
 
Refrain                             
 
J’ai plus d’solution de facilité, j’ai beau tourner l’ bouton
Et me mettre près du clavier
Et je tape le 3w.panique.com
Rien ne s’éclaire sur l’écran
A part un petit reflet, c’est tout simplement
 Un visage désemparé
 

 

J’connais la chanson

 
Couplet 1                                  
 
J’avais trouvé ma p’tite princesse
Un petit bonbon tout en tendresse
J’aurais pu faire la grève du zèle
Pour un rancard sous sa tonnelle
J’aurais pu faire même des heures supp’
Pour frôler les plis de ses jupes .
Mais elle rêvait d’cabine cruzer,
Pour bien respirer les grands airs,
Pour éviter une vie qui se brade.
Elle voulait des copains genre Brad,
Et se mettre du bleu à paupières
Sur les r’flets d’une Corvette bleu mer.
 
Refrain                                        
 
On m’a fermé la porte au nez
J’avais même pas trouvé la clé
Pas besoin de vous fatiguer,
A essayer de m’expliquer,
Pas besoin de tourner en rond...
...J’connais la chanson !
 
Couplet 2                                  
 
Moi, j’voulais sortir d’la normale,
Pas d’grandes écoles, juste marginal,
Pas r’ssembler au voisin qui t’juge,
En clair pas être pote à Panurge,
Genre Père Noël sous l’alizé
 Sans qu’ça perturbe le monde entier.
Fumer la journée sans tabac,
Faire des folies les jeudis gras
Mais on m’a regardé d’ travers
Comme au temps des brûleurs d’sorcières.
 Mis au ban de la société,
 Moi sur mon banc, de l’autre côté.          
 
Refrain
 
Couplet 3                                    
 
J’étais bardé d’supers diplômes
Solides un peu du style « peplum »,
Je pouvais entrer n’importe où
J’aurais le monde à mes genoux
Pour les uns, c’était pas assez,
Il fallait encore prospecter,
Pour les autres , trop de soleil versé
Sur leurs ombres en danger.
Poutant j’ voulais juste une p’tite place,
Et pas leur faire boire la tasse,
A quoi bon ces discours de folles
Que m’ont fait les maîtresses d’écoles    
 
Refrain
 
NB : autres possibilités :
 
-         Couplet 1 : Un petit bonbon tout en tendresse
    (ou une p’tite douceur toute en tendresse)
(ou A qui j’aurais tiré les tresses)
J’aurais pu faire la grève du zèle
Pour un rancard sous sa tonnelle
(ou pour un baiser sous sa tonnelle
ou pour arriver dessous ses ailes)
 
Mais elle rêvait d’cabine cruzer,
Pour bien respirer les grands airs,
(ou j’en avais pas dans mes déserts
 ou J’avais vendu l’dernier hier)
 
 
- Couplet 2 : Pas d’grandes écoles, juste marginal,
                     (ou juste être un brin marginal)
 
Faire des folies les jeudis gras
(ou se déguiser les jeudis gras)
 
Fumer la journée sans tabac,
Faire des folies les jeudis gras
(ou Faire sauter les crêpes en Juillet
Fête nationale en Février)
 
 
-         Couplet 3 :                            
 
Solides un peu du style « peplum »,
(ou costauds comme le Colyséum)
 

 

 

Insupportable
 
Y a celui qui dans l’hyper du quartier
Reste perplexe devant un paquet d’biscottes
Parce qu’il ne sait pas lequel acheter
Vu qu’il était pas sur sa petite note
Que faire sinon app’ler sa dulcinée
Pour résoudre ce problème insurmontable
Un coup d’fil même sans fil, y a qu’ça de vrai.
Dites-moi, qu’est-ce qu’on f’rait donc sans son portable ?
 
Refrain                                                      
 
Insup...portable
Ce remède qui agit mieux qu’un sup..
Portable ...
Fontaine je n’boirais pas de ton eau
Même portable...
La vie s’rait si belle sans cet objet de transes...
Portable
Et je les écraserai tous à votre insu..
Portable
 
Y a toutes celles qui s’évadent à tire d’ailes
Déambulent dans la rue pour changer d’air
Parce que c’est pas le pied la vie chez elle
Faut qu’elle dénoue la pelote de ses nerfs
Et c’est alors qu’un appel incongru
L’arrache au bon vent, comme un grain de sable
Vient stopper ses doux rêves d’îles inconnues
Elle aurait mieux fait de couper son portable
 
Refrain
 
Y a ces amoureux d’ la Saint Valentin
Assis là , tétanisés, tout heureux
Sans penser à hier ni même à demain
C’est beau (chaud), de les voir si beaux tous les deux .
Tout serait si bien dans l’ meilleur des mondes
Si lui n’avait pas toujours à l’ oreille
Cet objet qui sévit sur notre terre
Elle se demande bien qui est à l’appareil  ?
 
Refrain
 
La tolérance
 
(La tolérance,)
C’est fêter la réussite
De ses proches, de ses amis
Sans bâton de dynamite
Sans un brin de jalousie
C’est secourir son voisin
Qu’il soit français, maghrébin
C’est d’une grande banalité
Mais que j’aime à répéter
 
Refrain                                          
 
Oui, c’est ça la tolérance
Qui fait vivre en harmonie
Des quatre coins de France
Et même jusqu’à l’infini
 
(La tolérance),
C’est voir partir son enfant
Lorsqu’il est devenu grand
Sans amertume, sans rancoeur
Vers celui, celle de son coeur
C’est ne pas être homme sandwich
Porter des badges, des affiches
Sur la paix etcétéra
Et siffler ceux qu’en ont pas
 
Refrain
 
(La tolérance,)
C’est observer toutes les guerres
Eclatant tous les matins
Sans regarder ses frontières
Sans se dire que c’est trop loin
C’est ce qui manque aujourd’hui
Ce que tout le monde oublie
Du pôle Sud jusqu’au pôle Nord
Et de l’est à l’ouest encore
 
Refrain
 
Voisinage
 
Un matin, j’ai entendu chez les voisins du dessus
Des bruits pas très ordinaires, des cris et des bris de verre
Je suis monté en courant pour aller aider ces gens
Tout comme l’aurait fait un fils j’ai proposé mes services
 
Refrain                         
 
Mais qu’est-ce qui se passe ? Il y a eu de la casse ?
C’est la guerre déclarée ou le pays ravagé ?
 
Réponse              
(Non,) j’ai eu une panne de télé je pouvais plus rien capter
Que vais-je faire de la journée maint’nant que j’l’ai bouzillé ?
Ah Bon ! ? tout ça pour des riens
Alors je passe mon chemin.
 
Un beau jour j’ai entendu un tintamarre dans la rue
C’est les voisins d’à côté qui partaient pour pique-niquer
Alors je suis accouru pour me rendre compte de visu
Si c’était la fin des temps si j’en avais pour longtemps
 
Refrain +Réponse   ( Non,) il a cogné ma voiture il m’a fait une rayure
Et s’il ne paie pas, je l’ jure, j’ vais lui casser la figure
Ah Bon ! ? Tout ça pour des riens
Alors je passe mon chemin
 
Un beau soir j’ai entendou chez les voisins du dessous
Un peu comme un ouragan comme un coup de vent violent
Alors je suis descendu quatre à quatre à moitié nu
Surtout pour enfin savoir le fin mot de cette histoire
 
Refrain    + Réponse      
( Non) l’a eu zéro en dictée zéro en math c’est le pied
Et il peut toujours rêver pour que j’ lui sign’ son carnet
Ah bon ! ? tout ça pour des riens
Alors je passe mon chemin
 
Une nuit j’ai réuni mes voisins comme des amis
Pour leur parler de la guerre, du monde et de la misère
Alors ils m’ont répondu qu’leur télé ne marchait plus
Qu’leur voiture n’en pouvait plus qu’leur gosse les avait déçus
 
Refrain                      
Mais qu’est-ce qui se passe ? Ben, dans l’immeuble, y a une place,
Y a plus de guerre déclarée plus de pays ravagé
Maintenant j’ai déménagé je suis allé m’installer
Sur une île inhabitée bien loin de l’humanité
Et plus les nerfs pour des riens
Je suis seul dans mon destin.
 
J’suis parti
 
J’ suis du parti des oiseaux
Des bestioles de la forêt
Qui skatent la terre d’ bas en haut
Et qui vivent pour de la vraie
 
Si seul’ment j’pouvais voler
De mes propres ailes sans contrainte
Je pourrais à pleins poumons respirer
Pour un coup d’fouet mieux que l’absinthe
 
Comme y avait trop d’ « si »
J’ai pas pris la carte du parti
J’ai pris une carte et j’suis parti.
 
Je suis du parti des poissons
Qui nagent tous à donf les bielles
Des p’tits torrents aux lagons
Pour trouver des eaux plus belles
 
Si seul’ment je pouvais plonger
Dans la mer et les océans
J’lav’rais mes contrariétés
Je redeviendrais un enfant
 
Comme y avait trop d’ « si »
J’ai pas pris la carte du parti
J’ai pris une carte et j’suis parti.
 
J’ suis du parti d’la nature
Loin des hommes qui l’ont souillée
Bien loin des dépôts d’ordures
Des affres de la société.
 
Si seul’ment j’avais le temps
De regarder pousser les fleurs
Et d’arrêter le cours du temps
Je nagerais dans le bonheur
 
Comme y avait trop d’ « si »
J’ai pas pris la carte du parti
J’ai pris une carte et j’suis parti.
 
Mon fruit défendu
 
Aujourd’hui, je me suis bien baigné...
Aux pommes
Mais comme à l’homme je préfère l’a...
Nanas
J’ai pris la mer sur une coquille...
De noix
Chercher en vain l’âme soeur qu’elle soit blonde...
Ou prune
Même si pour ça, j’dois tomber dans...
Les pommes
Rien qu’dans voir une ça m’aurait mis...
La pêche
 
Refrain                                          
 
Ma vie est une vraie salade
De fruits
Tant que j’aurais pas trouvé
Mon fruit défendu
Qui me fera l’honneur de venir dans mon corbeille
Pour qu’on découvre ensemble des monts et des merveilles
 
Mais courage car il faut vivre...
D’espoir
J’aurais pu mettre des tonnes de...
Châtaignes
A tous ces gens qui me regardent...
En coin
Parce qu’ils me prennent pour un drôle de
Coco
C’est eux qu’ont tort et moi qui ai...
Raisin
Comme eux aussi sont seuls ensemble nous grom...
Melons
 
Refrain                                          
 
Ma vie est une vraie salade
De fruits
Tant que j’aurais pas trouvé
Mon fruit défendu
Qui me fera l’honneur de venir dans ma corbeille
Pour qu’on découvre ensemble des monts et des merveilles
 
A combien
 
A combien le premier dauphin
Si intelligent, si câlin
Vivant sa destinée à fond
Dans un océan pour maison ?
 
A combien le premier requin
Monstre impitoyable et malsain,
Qui d’un coup de dents acérées
Réduit votre vie de moitié ?
 
Refrain                                       
 
Qui ne s’est pas un jour demandé
Au milieu d’une mer déchaînée
Si c’est l’ bien qui nous tend la main
Ou le mal qui n’est pas très loin ?
A combien ?...
 
A combien la première douceur
Qui fera chavirer mon coeur
Me f’sant nager dans les eaux claires
 Illuminant mon univers ?
 
A combien le premier homme vil
Au beau milieu de la ville
Me faisant suivre des valeurs
Vers de sombres profondeurs ?
 
Refrain
 
Naufragé pas solitaire
 
Embarqué dans ma vie, je me suis échoué
Au beau milieu de parkings super-goudronnés
Entre des tours de verre et des buildings géants
C’est sûr que j’ressemblais à un tout p’tit enfant.
Un tout petit Poucet disparu corps et biens
Dans une forêt d’ béton, de bitume un matin
J’avais perdu toutes mes boussoles, tous mes repères
Les passants me regardaient toujours d’un drôle d’air
 
Dans les rumeurs de la ville
J’étais comme seul sur une île
 
Refrain                                     
 
Comme un naufragé pas solitaire
Pour deux sous
Celui qui s’est jeté dans la
Gueule du loup
Un naufragé qui laissait
Son radeau
Dériver vers des mondes
Pas très beaux
Alors j’ai mis les voiles...
Vers d’autres étoiles.
 
Embarqué dans ma vie, je me suis échoué
Sur la société que j’avais même pas cherché
Au milieu de requins affamés aux dents longues
De boxeurs frappant bien après le coup de gong
Rien à dire ni à faire avec cette faune-là
Avancer au hasard c’était pas fait pour moi.
J’avais tellement d’espoir dans le genre dit humain
Je souhaitais de l’amour, de la tendresse en vain.
 
Autour de ces gens futiles
J’étais comme seul sur une île   
 
Refrain
 
Sans le vouloir, on se construit, on se fabrique
Des barrières qui se ferment et de hauts murs de brique
On erre entre deux eaux sombres et polluées
Evitant comme on peut les récifs acérés
En cherchant à tout prix un moyen de survivre
Dans ces tempêtes et ces orages qui nous enivrent
Le souci principal est d’pouvoir accoster
Sur un p’tit bout de terre qui pourra nous sauver
 
On tombe sur face ou sur pile
On est comme seul sur une île     
 
Refrain
 

 

 

Tag, tag, tag..
 
Avec une bombe seulement de peinture
Faute de mieux, j’aime pas les blessures
A la société
Qui ne m’a pas gâté
Dans les gares en attendant demain
Je passe et repasse sur les rails
Où je vois partir tous les trains
Parce que ma vie peu à peu déraille
 
Refrain                                             
 
J’écris toute la journée,
J’ tague, tague, tague…
Ta gueule !
Mais, on n’aime pas quand tu…
Taggues, taggues, taggues…
Ta galère !
Elle est perdue d’avance,
Taggue, taggue, taggue
Ta guerre !
 
Sur les murs sombres des villes
Où tout le malheur est derrière
Où je suis du côté du futil
Du côté des nobles, des notaires
Dans les grands parkings souterrains
Où tout le bonheur est dessus
Je me suis fait un jardin
Le soleil, y a longtemps qu’je le vois plus
Dans les bouches malsaines du métro
Qui me parlent de la vie tout autour
Où au moins on reste bien au chaud
En attendant d’voir pointer l’jour
 
Refrain
 

 

 

Pas très cathodique
 
Vivement dimanche, c’est capital
C’est à prendre ou à laisser
Tu es mon envoyée spéciale
Même si bien sûr, faut pas rêver
Sans passer par la méthode Cauet
Je serais sans aucun doute
Si tu venais, follement gai
Peu importe combien ça coûte
 
Refrain                                                  
 
Même si tout ça
C’est pas très cathodique
J’suis si content qu’on s’retrouve
Qu’on s’retrouve…
Après la pub…
 
Jour après jour tu sera
Ma nouvelle star, zone interdite
Ça s’discute pas, ces choses-là
Tu s’ras en tête de tous les hits
Même si on peut pas plaire à tout l’monde
Je vais plus vite que la musique
C’est mon choix, c’est toi ma blonde
J’en suis malade, stade 2… critique
 
Refrain
 
N’est-ce pas un fabuleux destin
Depuis le temps, c’est pas trop tôt
Fabuleux destin que le mien
Mieux que gagner au loto
J’irais partout te retrouver
De ta maisonnette à Lhassa
J’irais partout te rechercher
Et même jusqu’à Ushuaïa
 
Refrain
 
Les gens ont le droit de savoir
Tout l’amour que j’ai pour toi
A part ceux qui veulent va savoir
T’éloigner, t’éloigner de moi.
 
Refrain
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:52

 

 

Robinson
 
J’aimerais s’il était
Possible
Etre Robinson Crusoë
Dans son île
N’avoir que Vendredi
A supporter
Oublier ce qu’est la vie
En société
Eviter les discussions
Inutiles
Dans l’enfer du béton
Des villes
 
Refrain                                        
 
 Plus d’argent
A perdre ou à gagner
Plus de gens
A haïr, à aimer
Plus d’amis
Dont il faut se méfier
Plus d’ennemis
Pour nous assassiner
Seulement toi
Qui m’a accompagné
Avec moi
Et pour l’éternité
 
J’aimerais s’il était
Possible
Etre Robinson Crusoë
Dans son île
Supprimer les feuilles d’impôts
A remplir
N’écouter que les chants d’oiseaux
Et les rires
Tuer uniquement pour
Se nourrir
Non pas pour chasser à courre
Par plaisir
 

Refrain

Nouveaux horizons
 
Fuir l’inéluctable présent
Les mêmes murs, mêmes tourments
Et sortir du schéma sans fin
Qui tue passions et lendemains
Refuser que sa vie soit faite
Et tracée jusqu’à la retraite
Oublier que l’on est sur terre
Pour trop parler ou pour se taire
 
Refrain                                    
 
Découvrir de nouveaux horizons
C’est le remède que je prescris
Découvrir de nouveaux horizons
De nouvelles armes contre l’ennui
Cocotiers, sable blanc, mer bleue
Croisière dans l’éclair de tes yeux
Découvrir de nouveaux horizons
 
Quitter le monde où l’on s’est mis
Mêmes amis ou ennemis
Répondre à la question : «  eh ! dis,
Que fais-tu aujourd’hui....je vis »
Changer en fleurs les prisons
L’eau sale de l’égoût en lagon
Ne pas savoir si demain
Je serai là ou bien plus loin
 
Refrain
 
Voyager pas uniquement
Dans les livres et les dépliants
Voir le monde en chair et en os
Avant de se faire de vieux os
Elargir son champ de vision
Aimer d’autres civilisations
Connaître les pays lointains
Comme sa poche et son jardin
 
Refrain
 
J’ai plein d’tampons sur mon passeport
 
Par soif de découvrir
Les larmes et les sourires
La paix et puis la guerre
Parsemées sur la terre
Pas besoin de comprendre
De donner et d’apprendre
D’élargir l’horizon
Et mon champ de vision
 
Refrain                    
         
J’ai plein d’tampons sur mon passeport
J’habite dans les aéroports
Je manque pas une occasion
De prendre le premier avion
J’ai plein de croix sur mon planisphère
Petit Poucet qui sème ses pierres
Là où il a pu explorer
Les lieux magiques dont il rêvait
 
Parce que j’aime les trains
Des massifs boliviens
Sortis de la télé
Et des pubs de café
Pour voir si les bouddhas
Sont tous au nirvahna
Et si les kangourous
Ont une poche entre les genoux
 
Refrain
 
Pour fuir les jaloux
Les méchants et les fous
Qui veulent guider ma vie
Mes choix et mes envies
Pour changer de destin
Trouver d’autres chemins
Des raisons d’exister
Loin des routes tracées
 
Refrain
 
Paradis d’Asie
 
J’ai pensé ces quelques mots
Sur une île de corail
Où je suis bien dans ma peau
Son sable si fin, si blanc
Coule dans ma main-sablier
Laissant filer le passé
Pour garder l’instant présent
 
Refrain                                                     
 
Paradis d’Asie
Désire juste rester ici
Autres envies, autres vies
Je me sens bien à l’abri
Paradis d’Asie
Je suis frappé d’amnésie
Plus d’ennemis de soucis
Plus de haine de jalousie
 
Je plonge dans le merveilleux
Dans cette mer tellement belle
Qu’on dirait une aquarelle
En plissant un peu les yeux
De l’émeraude à mes pieds
Au bleu d’azur vers le large
Même les poissons de passage
Savent qu’ils sont privilégiés
 
Refrain
 
J’ai oublié les requins
De la civilisation
Et tous ceux dans le lagon
Me laissent suivre mon destin
Je suis dans la carte postale
Que je rêvais d’envoyer
Hors du circuit infernal
Et du temps qui m’est compté
 
Bangkok
 
C’est la cité
Si bien nommée
Cité des anges
Et de l’étrange
Et du matin
Au lendemain
Elle s’ouvre et vit
Surtout la nuit
Vers Patpong
Tout près des klongs
 
Refrain                                                         
 
Bangkok
Ville des diam’s et du toc
Bangkok
Ville des combats de coqs
Bangkok
Ville des klongs et de la coke
Bangkok
Ville magique qui choque
 
C’est une attente
Calme et patiente
D’une divine pluie
Qui envahit
Coeurs et maisons
C’est là l’empire
Du dieu sourire
Du dieu Bouddha
Au nirvahna
 
Refrain
 
C’est un endroit
Où on a le choix
Entre l’utile
Et le futile
Entre la grâce
Et puis la crasse
Où les enfants
Sont souriants
Avec leurs yeux
Si malicieux
 
Refrain
 
Pas d’malaise en Malaisie
 
Il y en a qui ont peur de franchir des frontières
Comme le renard qui a peur de quitter sa tanière
Y en a qui n’osent pas s’éloigner d’leur maison
Pour qui l’portail d’entrée est leur seule horizon
Si par hasard au mois d’août, y se risquent en vacances
Veulent pas entendre parler d’autre chose que la France
Tous ces pauvres gens-là, je les plains et j’leur dis :
Emboîtez-moi le pas, vous n’aurez pas d’souci
 
Refrain                                         
 
Pas d’malaise en Malaisie
Pas d e KO à Macao
Pas d’ET à Tahiti
Pas de Grenade à Grenade
Pas d’coups bas aux Pays Bas
Et pas de bombes à Bombay
 
Y en a qui croient toujours qu’y a qu’leur pays sur terre
Et que partout, ailleurs, c’est la guerre , la misère
Qui sont civilisés comme l’homme de Cromagnon
Restant dans leurs cavernes allumées au néon
Comme je voudrais tant les persuader
Qu’il y a quelque chose de l’autre côté
Tous ces pauvres gens-là, je les plains et je leur dis :
Emboîtez-moi le pas, vous n’aurez pas d’souci
 
Refrain
 
Et puis un jour, j’en ai eu marre de leur parler
Alors j’ai décidé soudain d’les écouter
Ils m’ont dit pour une fois et une fois seulement
Parcourez donc la France et vous s’rez bien content
Y a tant de choses à voir, tant de p’tits coins charmants
Avec des gens tellement, tellement intéressants
J’me suis laissé séduire, je leur ai dit « d’accord »
J’ai parcouru l’ pays du Sud au Nord
 
Mais, j’ai pris des pains à Juan-les Pins
Pris des gnons à Avignon
Vu du danger à Angers
Eté sonné dans la Somme
Cassé l’nez au cap gris-nez
Et limogé à Limoges
 
Ainsi-soit-île
 
J’désire des îles
Sortir de la file
Des gens si futiles
Savants et débiles.
Indélébile,
La trace inutile
Laissée par ces « ils »
Pions de mon exil !
 
Refrain
 
Ainsi-soît-île
De corail
Ainsi-soît-île
Où j’me taille
Ainsi-soît-île
Au trésor
Ainsi-soît-île
Où j’m’endors
 
J’désire mon île
Dans ce monde si vil
Fait de crocodiles
De singes habiles !
Pour mettre dans le mille
C’est face ou c’est pile,
Un conte des mille
Et une nuits fébriles.
 
Refrain
 
Le plein d’essences
 
Quand tout me fuit, quand j’en ai marre,
Du métro, boulot, même pas d’dodo
Parce que j’ai la tête qui s’égare
Vers tout ce qui sonne bien trop faux
Quand je passe des heures monotones
A me demander pour qui, pourquoi
Tous mes chemins mènent au rhum
Bien pire que celui de croix
(ou de l’ennui jusqu’au désarroi)
 
Refrain                                      
 
Alors, je vais à la lisière des bois
Comme la voiture à la station
Je fais mon plein d’essences et de joie,
Je me ressource pour de bon.
(Je suis fier d’ être l’homme
qui parle à l’oreille des arbres)
 
Quand l’existence part en lambeaux
Comme un jeu impossible à suivre,
Il manque tellement de héros
Dans ces nuits impossibles à vivre.
Quand il n’y a plus rien à faire
Que tout s’effondre autour de moi
Et que j’entrevois Lucifer
Danser au dessus de mon toit.
 
Refrain
 
Tribus indiennes
 
Etre le maître des grands espaces
Au prix peut-être de guerres hélas.
En harmonie dedans son corps
Et dans l’esprit plus grand encore.
Savoir parler
Aux paysages
Plaies oubliées
Des pâles visages.
 
Refrain                                     
 
Pour toutes ces choses-là que j’aime
J’aimerais mettre sur mon totem,
La culture, la philosophie
La sagesse des tribus indiennes
Pour toutes ces choses-là que j’aime
Oui, j’aimerais mettre ces valeurs
A l’entrée de mon tippi.
La sagesse des tribus indiennes.
 
Maîtriser l’eau, le feu, le temps
Suivre son ruisseau au gré des vents.
Face aux déserts, rester serein
Sentir la terre et ses desseins.
Ouvrir les yeux,
Se savoir fort
Frôler les dieux
 Subir son sort.
 
Refrain
 
Taire les secrets des chants d’oiseaux
De la forêt du ciel (tout) en haut.
Penser que l’homme dans la nature
Fait partie d’elle sans demesure.
Manque un morceau
Tout est délié
Le puzzle sonne faux
Sans l’unité.
 
Refrain
 
Ilien
 
Rêver de franchir toutes les mers
Et Cap au Sud pour changer d’air
Partir et aller jusqu’au bout
De la jetée, des rêves fous
Laisser courir le temps présent
Suivre l’envol des goélands
Isolé des meutes qui grondent
Et de la fureur du monde.
(ou « Du bruit d’une terre pas très ronde »)
Perdre son regard vers l’horizon
Où derrière commence la prison.
 
Refrain                                                              
 
Ilien
Je veux être îlien
Pouvoir briser tous ces liens
Qui étranglaient mes lendemains
Ilien
Je veux être îlien
Poursuivre d’autres destins
D’autres envies, d’autres matins.
 
Se laver dans les eaux tièdes
Du lagon qui vient à mon aide
Se sentir comme invulnérable
Ni innocent, ni coupable
Fuir tous les mots qui font si mal
Que j’ai pas emmenés dans mes malles
(ou « Qui m’ont fait bouclé toutes mes malles »)
Parsemer sa vie de rencontre
De gens si humbles, si vrais qui montrent
Tant de savoir, tant de richesse.
Loin d’l’univers que je délaisse.
 
Refrain
 
Déposer les larmes
 
Quand j’en ai assez des combats
Qui m’emmènent loin des nirvanas
De ne supporter plus rien ni personne
Perdus dans mes orages qui tonnent
Quand la vie est un grand parcours
Où n’existe plus le mot amour
Que toutes mes secondes, toutes mes heures
Tournent dans ma tête comme un moteur
 
Refrain                               
 
Pour fuir tous mes stress, tous mes drames,
Je pars déposer mes larmes
Comme Vercingétorix devant César
Dans cette île loin des regards 
Plus de guerre
Dans ce havre de paix
Dans la mer
Tous mes ennuis noyés (tous mes grains d’sable noyés)
 
Quand tous les gens autour de moi
Font comme si je n’étais pas là
Et qu’ils me prennent pour un zombie
Parce que je ne suis pas leurs plis
Quand vient s’installer la routine
Que la vie sans arrêt me mine
Je ne cherche qu’à me ressourcer
Quand mes batteries sont déchargées.
 
Refrain
 
Faisons le tour du monde
 
Allez sous les djembés d’Afrique
Se réchauffer sous les tropiques
Découvrir le peuple Massaï
Quitter le stress qui m’assaille
 
Allez on s’éclate en Europe
On danse la valse ou le hip hop
(ou « On va de la valse au hip-hop »)
J’entends des airs d’accordéon
De cornemuse ou de violon
 
Allez direction l’Amérique
Du Canada jusqu’au Mexique
Nager vers Copa Cabana
Faire le Pérou à dos d’lama
 
Allez voir les temples d’Asie
Parler le thaï ou bien l’hindi
Baignée par les parfums d’encens
Et l’infinie douceur du temps (ou des gens)
 
Allez cap sur l’Océanie
Voir les kangourous d’Australie
Jusqu’en Polynésie bouger
Sur le rythme des vahinés
 
Allez sauter de votre fauteuil
Pour voir la terre d’un autre oeil
 Eloigner nos vieilles habitudes.
Qu’on puisse perde le Nord ...ou le Sud
 
Refrain                                       
 
En voyageant, , on s’enrichit
On s’ouvre à l’amour, à la vie
En dépassant notre horizon
On apprend toujours des leçons
(ou « on apprend de belles leçons »)
Alors faisons le tour du monde
Pour voir comment la terre est ronde
 
Même pas mal
 
Quand j’ai trop de valises dessous les yeux
Qu’il y a trop de boum boum dans ma cervelle
Que mes noeuds de cravate se font des noeuds
Pas chouette à voir, pas conventionnels,
1 p’tit Paris Bangkok
Mettre 15 heures d’ vol loin d’ceux qui s’moquent,
1 p’tit Paris Port Louis
Pour lever l’pied, c’est les îles, ici
1 p’tit Paris Pékin
Pour éviter de pleurer pour des riens
 
Au r’tour, tu peux mettre ton grain d’sable,
Dans mes malles
Même pas mal....
Même pas mal...
 
Quand c’est trop speed la vie autour de moi
Que mes voisins ressemblent à des zombies
Qu’on me mène en bateau jusqu’en bas de chez moi,
Qu’on me jette des fleurs mais surtout des soucis,
1 p’tit Paris Bali
Histoire d’s’entraîner à vivre au paradis
1 p’tit Paris Kuala Lumpur
Pour plus qu’on me joue de vilains tours
1 p’tit Paris n’importe où
Pour laisser sur place les jaloux.
 
Au r’tour, tu peux mettre ton grain d’sable,
Dans mes malles
Même pas mal....
 
Sale utopie
 
J’ai rêvé de notre terre
Sans guerre et sans canon
Où tout le monde serait frère
En chantant à l’unisson
J’ai rêvé de notre terre
Sans homme qui meurt ou qui tremble
Où serait banni la misère
En dansant tous ensemble
 
Refrain                                           
 
C’est peut-être ça, l’utopie
Sale utopie
Tant pis
Faut y croire
Faut changer l’histoire
Un jour, tu vas te changer
En réalité
 
J’ai rêvé de notre terre
Où marchaient la main dans la main
Tous les êtres de l’univers
Vers de meilleurs lendemains
J’ai rêvé de notre terre
J’préfère car hier à la télé
J’ai vu des choses pas très claires
Tout en restant éveillé
 
Refrain
 
J’ai rêvé
 
J’ai rêvé qu’était élu un président
Loin de la foule et des slogans
Avec pour seule et unique campagne électorale
Votez pour moi et ce sera pas plus mal
Choisi par un coup « d’y en a marre ! »
« D’y en a ras l’bol » et de crises de cafard
Il allait prendre la décision
De supprimer bombes, armes et prisons
Plus de frontières à franchir ni souci
Pour entrer et sortir du pays
Plus de xénophobie, de racisme
De guérillas, de terrorisme
 
J’ai rêvé que tout le monde essayait
De nous envahir et nous massacrer
Mais notre attitude de refus de combat
Leur a vite fait baisser les bras
Et tout le monde s’est rallié à mon idée
Et tout le monde allait où il voulait
En Amérique, les Russes et les Lybiens
Au Vatican, juifs et palestiniens
Espagnols ou français en Algérie
Retrouver quelques parents et amis
Les anglais aux îles Malouines
Et puis le pape en Palestine
 
J’ai rêvé qu’on revivait la paix romaine
La belle époque sept jours par semaine
On mettait le travail hebdomadaire
A 20 heures mieux que le front populaire
Avec six mois de congés payés
Pour pouvoir mieux en profiter
Rien que des boutons à appuyer
Au lieu de trimer toute la journée
Chacun vivait tranquillement
Savourant les délices du temps
Ne cherchant plus que le plaisir
Dans un monde de sourires
 
J’ai rêvé que ça a mal tourné
Que les machines se sont arrêtées
Il a fallu recommencer
A bosser comme des forcenés
Avec ses tripes et ses mains
Sans connaître l’avenir demain
Plus de pétrole, d ‘électricité
Plus que la bougie pour s’éclairer
Pour se déplacer, rien que des vélos
Terminés, les avions, les autos
Plus de rendement , de profit,
Rien que la lutte pour la vie
 
J’ai rêvé que j’habitais une caverne
Avec les ours qui hibernent
Vêtus de peaux, de fourrures de bêtes
Cherchant à faire du feu sans allumettes
J’étais couvert de poils partout
Je me bagarrai dans la boue
Pour un morceau de viande crue
Pour que puisse manger ma tribu
Puis comme hypnotisé, je me suis approché
De la flamme qui nous réchauffait
Mais hélas petit à petit
Nous a plongé dans la nuit
 
Rêve utopique
 
J’ai rêvé d’un monde
Sans arme et sans guerre
J’ai rêvé d’un monde
Sans armée sans frontière
 
Pourquoi faut-il se massacrer
Pour des idées, pour un dieu
Pourquoi donc avoir des yeux
Pour ne pas voir la vérité ?
 
J’ai rêvé d’un monde
Sans doctrine, ni prison
J’ai rêvé d’un monde
Où tous les hommes seraient bons
 
Pourquoi faire de la lumière
Sur cette terre déchaînée
Pourquoi avoir jambes et pieds
Pour marcher sur tant de misère ?
 
J’ai rêvé d’un monde
Sans faim sans cimetière
J’ai rêvé d’un monde
Naviguant sur une seule galère
 
Pourquoi faut-il toujours lutter
Pour vivre dans un monde pareil
Pourquoi donc avoir des oreilles
Pour entendre tant d’absurdité ?
 
J’ai rêvé d’un monde
Calme et pacifique
Le cauchemar de ce bas-monde
Rend ce rêve utopique
 
Pourquoi ne pas prendre ce rêve
Pour une prochaine réalité
Et que bientôt le monde entier
Vivra la réalité comme rêve
 
Robinson et Samedi
 
Refrain                                           
 
Si j’étais arrivée un samedi
Au lieu d’ce monsieur du vendredi
Qu’aurait-donc fait Robinson ?
S’rait-il resté dans son lagon ?
Aurait-il voulu partir
Avec l’amour en point de mire ?
Avec l’idylle dans c’ paradis
De Robinson et Samedi.
 
Vivre dans un supermarché
Promo sur mangue et crustacés
Elargir son champ culinaire
 du fruit défendu aux fruits d’mer
Je lui aurai fait de bons petits plats
Steak de requin, de raies mantas
Tuer juste pour se nourrir
Pas de chasse à courre par plaisir
J’lui aurait fait oublier la ville
Et son flot de filles futiles
Plus d’amis dont il faut se méfier
D’ennemis pour nous assassiner
Plus de déclaration d’impôts
N’écouter que les chants d’oiseaux
 
Refrain
 
L’horizon comme bel horizon
Pourquoi refaire le mur du son
Pourquoi retraverser la terre
Et revoir le monde à l’envers
L’aspirateur s’ra l’alizé
Pour nettoyer notre havr’ de paix
N’avoir que moi à supporter
Oublier les lois, la société
Plus d’ discussions inutiles
Dans l’enfer du béton, des villes
Plus d’argent à perdre à gagner
Personne à haïr, à aimer
A part toi qu’avait échoué (ou juste toi)
Sur ta plage et ta destinée
 
Refrain
 
Globe trop tard
 
Pas attendre la retraite
Pour perdre la tête
Dans les gares, les ports
Les aéroports
On ne vit qu’une fois
On n’a pas le choix
Alors faut s’bouger
Avant d’se lasser
 
Refrain                                          
 
Alors je veux être globe trotter
Voir les océans, les mers
Oui, j’veux être globe trotter
Suivre tous les chemins de la terre
Non, j’ veux pas voir le globe trop tard
Quand la vie s’ra tout en noir
Sans prév’nir, sans crier gare
Non, j’veux pas voir le globe top tard.
 
Jamais j’envisage
Le dernier voyage
J’préfère tous les autres
Qui frappent à ma porte
Combien r’mettent à d’main
C’qui tiennent dans leurs mains
Passant à côté
De leur destinée
 
Refrain
 
Le temps sans arrêt
Etend ses filets
En nous emmenant
Vers le grand tournant
Avant d’être en cendres
Et sans plus attendre
Si l’on veut connaître
Toute notre planète
 
Refrain

 

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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:51
Des millions de Cosette
 
Couplet 1                                  
 
Je t’ai croisée dans un bidonville
Accrochée au dessein des hommes vils
Qui ne voient en toi que le fric
A se faire d’Asie en Afrique
Envolée, l’enfance
L’envie de séduire
Passée, la chance
De s’épanouir
 
Refrain                                         
 
Après tant et tant d’années
Hugo aurait-il pu imaginé
Qu’il y aurait encore sur la planète
des milliers de Cosette.
 
Couplet 2                                    
 
Je t’ai croisée dans des collines
Du Brésil ou des Philippines
Détritus amassés qui délivrent
Qui te donne juste de quoi survivre
Envolée l’enfance
L’envie de sourire
Rien que des errances
En coin de mire
 
 
 
Refrain
 
Couplet 3                              
 
Je t’ai croisée dans tout près d’chez moi,
Malheureuse, et je ne savais même pas
Que ta vie n’était qu’ drames et rancoeurs
Qu’ tu souffrais dans ton corps, dans ton coeur .
Envolée l’enfance
L’envie , le plaisir (ou « l’envie d’s’en sortir »)
Juste l’indifférence
C’est peut-être (le)pire
 
Au même moment
 
Qu’est-ce qu’on fait , c’matin
On change la tapisserie
On promène le chien
On paresse au lit
On va pique-niquer
S’rouler dans la paille
On part visiter
Le Louvre ou Versailles ?                 
 
Et au même moment
Des gosses sans leurs parents
En Inde ou au Brésil
Dans leurs bidonvilles
Se demandent si cette fois
Ils se caleront l’estomac
S’ils trouveront un trottoir
Quand arrivera le soir
Qu’est-ce qu’on fait, aujourd’hui
On va au casino
On fonce faire du ski
On mise au loto
On regarde la télé
On file au concert
Ou bien au ciné
Y a un film super ?                             
 
Et au même moment
Des hommes vont espérant
Dans leur bateau fragile
Rechercher un asile
Si toutefois les voisins
Les pirates les requins
Les laissent dériver
Vers leurs destinées
Qu’est-ce qu’on fait, ma mignonne
On tond la pelouse
On va voir la Garonne
Couler à Toulouse
Ou bien les avions
Décoller de Roissy
On va pêcher l’thon
Au large de Cassis                             
 
Et au même moment
Un enfant meurt doucement
Dans le désert africain
Meurt doucement de faim
Pour lui pas de télé
Pas de Louvre de ciné
Pas de ski de pelouse
Pas de Garonne à Toulouse
Pas d’avions à Roissy.......
Et même pas la vie
 
Dis-moi papa
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Qu’Maman m’a attendu neuf mois ?
Sûrement qu’la cigogne s’est trompée
Qu’elle m’a livré sur un autre toit
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que l’eau ça fait du bien ?
Alors maintenant j’ai trouvé
A quoi sert mon bassin
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que j’suis animal supérieur ?
Parce que les bêtes ne savent pas c’qu’est
La bombe, les armes, la haine, les pleurs.
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Qu’même diplômé, j’aurais pas d’bol ?
Et qu’au chômage j’irais pointer
Alors pourquoi , j’vais à l’école ?
 
Dis-moi Papa, j’crois c’est craignos,
Que l’Europe ce soit pour c’matin
Parce que partout j’entends « Portos »
« Rital », « Schleu » ou bien « Espingouin »
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que l’monde et le bruit, c’est stressant
Ben pourquoi on va en juillet
Tous s’entasser à Golfe Juan
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que j’aurais une p’tite soeur mignonne
Alors à la Poste je vais foncer
Pour que tout de suite vienne la cigogne
 
J’m’en fous d’savoir
 
J’m’en fous d’savoir
Qu’Vercingétorix a merdé à Alésia
Qu’ Roland jouait les Armstrong à Roncevaux
Qu’Charles Martel a joué les racistes à Poitiers
J’m’en fous d’savoir
Qu’Jeanne d’Arc s’est fait cramé à Rouen
Qu’Attila supprimait ses ennemis Huns par Huns
Qu’Henri IV s’est fait planté par Ravaillac
 
Refrain                                        
 
C’que j’attends, c’est la récré
Pour pouvoir m’amuser
Casser les carreaux d’la classe
Tirer les ch’veux des fillasses
C’que j’attends, c’est la récré
Pour aller me bagarrer
Avec ceux qui n’veulent pas d’moi
Qui ne veulent pas de ma loi
C’est c’que m’dit mon fils ...
avant d’aller à l’école
 
J’m’en fous d’savoir
Qu’une plus une minute de classe égale deux heures d’ennui
Que deux plus deux gâteaux volés font quatre paires de claques
Que cent plus cent lignes à copier, ça fait une nuit blanche
J’m’en fous d’savoir
Que dix plus dix soldats font un régiment d’connards
Que trois plus quatre jours d’boulot font une semaine de fichu
Qu’un zéro en calcul vaut dix coups d’pieds au cul
 
Refrain
 
J’m’en fous d’savoir
Qu’un maître d’école prend un « s » s’il est plusieurs
Qu’un surveillant prend un « e » s’il est pédé
Qu’un hibou prend un « x » s’il en reste encore deux
J’m’en fous d’savoir
Qu’la mer démontée, c’est pas maman en colère
Qu’la souris prend un « s » même si elle vit toute seule
Qu’la voie ferrée, c’est pas Léo en train d’chanter
 
Refrain
 
La complainte du panda 
 
Lorsque je s’rais devenue grande
Je voudrais aller jusqu’aux Andes
Voir le condor voler en paix
Sur une terre enfin calmée
 
Je voudrais aller jusqu’en Chine
Voir le panda dresser l’échine ( ou r’dresser)
Cette peluche blanche et noire
Aujourd’hui livrée au hasard.
 
Refrain                              
 
Mais qui sont vraiment les plus grands
Les adultes ou bien les enfants
Qui est vraiment le plus sauvage
L’homme ou l’animal en otage ?
(ou « Qui est vraiment l’être idéal
De l’homme ou bien de l’animal »)
 
Lorsque le temps aura passé
J’ voudrais voir les dauphins nager
Entendre le souffle des baleines
Dans les eaux claires, dans les eaux saines .
 
Refrain
 
J’voudrais qu’la terre soit un jardin,
Un arche de Noë dès demain,
La nature un immense collier,
Et tous ses maillons retrouvés.
 
Je voudrais voir le tigre chasser
Et l’éléphant nous asperger
Pour ceux qu’j’ai oublié : pardon,
Mais dans mon coeur, sûr qu’ils y sont...
 
Refrain
 
Plus si affinité
 
Mon prince charmant n’a d‘yeux que pour moi
Et il me réchauffe tant, même quand j’ai pas froid
Depuis qu’il est là, je déplace les murs
Je cours à tout va, même pas d’courbatures
Il me prête ses pulls que j’pourrais jamais
Enfiler de jours, on m’enfermerait
 
Refrain
                                           
Ton remplaçant, mon avenir
Celui qui va prendre ta place
Celui qui tous les jours m’embrasse
Sur les deux joues pour commencer
Peut-être plus, si affinité
Il est venu sans prévenir
Ton remplaçant, mon avenir
Sur lui, il va falloir compter
Les jours et même les mois prochains
Peut-être plus si affinité
 
S’il est éloigné, dans mon cœur meurtri
Je le sens tout près, dans ma tête aussi
Comme un vrai moteur d’avion que j’détourne
En vol intérieur, il tourne et retourne
Comme une petite puce, il saute et tressaille
C’est comme un virus que j’ai dans la peau
 
Refrain
 
Les tremblements de terre, les inondations
Les horribles guerres et les pollutions
Sont rien à côté de c’qui s’passe
Dès mon arrivée dans ma vie qui s’trace
Dans ma vie qui s’tresse, tout le monde autour
tout n’est que tendresse dans mes alentours
(ou « c’est peut-être ça qu’on appelle l’amour »)
 
Petite fille d’Asie
 
Ce n’est pas drôle chaque jour pour toi
Je sais qu’il te faut juste un toit
Une mère qui te donne son amour
Parfois un seul repas par jour
Quand tu grattes la terre de tes mains
C’est pour voir le soleil demain
Trouver des larves et des vers
Et entretenir ta misère
 
Refrain                                       
 
Petite fille des rives du Mékong
Tu as l’âme pure des Mongs
Tu m’envoies par tes doux yeux noirs
Une flèche de malice et d’espoir
Un reflet d’innocence et de vie
Tout le charme des pays d’Asie
 
Pendant que ton père va aux champs
Cultiver une fleur rouge sang
Une fleur qui parle aux démons
Au rythme de la mousson
Tu me tends tes bagues, tes colliers
Tes jolis travaux d’écoliers
Des broderies multicolores
C’est la vie au triangle d’or
 
Refrain
 
Pour prendre ton image en secret
Juste par papier interposé
Tu dois entendre teinter les pièces
Alors tu m’offres toute ta tendresse
Ne me prends pas pour ces gens
Qui tiennent le monde par l’argent
Comme je voudrais que tu comprennes
Que je suis un pion, toi la reine
 
Refrain
 
Mais tu es trop jolie pour rester
Dormir à douze dans une chambrée
Des requins viendront pour te prendre
Te donner la corde pour te pendre
Ils t’emmèneront petite fille
Loin de ta tribu, ta famille
Dans une ville aux mille trottoirs
Où la journée commence le soir.
 
Refrain
 
L’adolescence
 
L’adolescence
C’est le moment où s’éveillent les sens
C’est se lancer dans de grands discours
Et des théories au long cours.
 
L’adolescence
C’est regarder les avions en partance
Avec une envie, une soif d’aventures
Mieux que tous ces bons plans qui durent.
 
Refrain                                         
 
Même si « ado »
On se met tout le monde ........à dos,
Métro boulot dodo.........plein le dos,
Même si on nous prend pour .........des clodos
(ou « des crados »)
toi l’ ado.....laissant,
ton regard dans le mien,
toi l’ ado.....laissant,
tes pas suivre mon chemin,
t’es de plus en plus ado..........rable,
je t’ai ado....pté,
et c’est tout ce qui compte .
 
L’adolescence
C’est l’excitation face à ce monde immense
Qui nous tend le coeur et les bras
Malgré les épreuves, les coups bas.
 
L’adolescence
C’est voir dériver son enfance
Sans espoir de retour, sans prévenir
Avec juste tes yeux en point de mire.
 
Refrain
 
Loterie de naissance
 
Tu es né dans un grand cimetière
Sous les bombes et la misère
Sous la bêtise de l’espèce humaine
Dans la détresse et dans la peine
Tes parents morts à tes côtés
Il te reste juste tes yeux pour pleurer
 
Refrain                                                      
 
La naissance
est une loterie
C’est une chance
de mort ou de vie
La naissance est une loterie
Qui fait le beau temps
Ou nuages et pluies
 
Tu es né dans un grand désert
Sans vie, sans eau, sans rivière
Ta mère te porte faiblement
Son corps décharné depuis longtemps
Le regard livide et éteint
Résigné face aux lendemains
 
Refrain
 
Tu es né dans un riche hôpital
Fort comme un tigre du Bengale
Choyé et dorloté dès le premier jour
Entouré de tendresse et d’amour
Tu ne peux que réussir ta vie
Venant au monde sans souci
 
Refrain
 
Enfant d’ailleurs
 
Enfant qui vient de la mer
Avec ou sans ta famille
Aux yeux emplis de misère
Que tu sois garçon ou fille
T’as échappé au grand requin blanc
De la mer de Chine
Mais ceux qui t’attendent en Occident
Te feront courber l’échine
 
Refrain                                 
Pourquoi les gosses trinquent-ils toujours
A la place de leurs aïeux
Ils ont juste besoin d’amour
Et d’un coin de ciel bleu
 
Enfant qui vient de la mer
Avec ou sans ta famille
Aux yeux emplis de misère
Que tu sois garçon ou fille
Tu vas toujours sous la table
Quand t’entends le mur du son
Ou une sirène insoutenable
Qui te rappelle ta maison
 
Refrain
 
Enfant qui vient de la mer
Avec ou sans ta famille
Aux yeux emplis de misère
Que tu sois garçon ou fille
Tu reviens de plus loin encore
En manque de pain et d’eau
Tu as chassé loin la mort
T’as plus de vautours en haut
 
Refrain
 
Donnons-lui la main
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Est-ce bien à toi d’assumer
Les erreurs de tes aînés 
Leurs instants de faiblesse
Et leur manque de tendresse?
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Tu dois vivre avec ton âge
Tu dois sortir du naufrage
Et tu as encore le temps
De jouer comme un enfant
 
Refrain                                            
 
Donnons-lui la main
Pour que ses lendemains
Chassent loin les gros nuages
Arrivés bien avant l’âge
Donnons-lui la main
Pour qu’il trouve le chemin
D’une nouvelle destinée
Et d’une vraie identité.
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Tu dois connaître l’amitié
Et la chaleur d’un foyer
Tu dois connaître l’amour
Qui t’a manqué certains jours
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Il faut que ta vie s’ensoleille
Que tu sois la huitième merveille
Du monde que tu n’as pas choisi
Où tu n’as connu que la pluie
(ou « Il faut que ta vie s’ensoleille
Au lieu de ta vie sans soleil
Dans c’monde que tu n’as pas choisi
Où tu n’as connu que la pluie »)
 
Stress tendresse
 
J’ai vu des enfants bruns
Au regard pétillant
Respirant des parfums
De joie mêlés de sang
Ils viennent de nulle part
S’installer n’importe où
Bravant mers et cafards
Dans ces bateaux tabous
 
Refrain
                                    
Donnons-leur un peu de chaleur
Pour qu’ils puissent oublier la peur
Donnons-leur un peu de tendresse
Pour qu’ils puissent oublier le stress
 
Ils ne demandaient rien
Ni à vivre, ni à naître
Leurs vies d’après-demain
Seront meilleures peut-être
Ils ont le dos tourné
A leurs maisons qu’ils quittent
Leur salut, c’est la fuite
Ils repartent à zéro
 
Refrain
 
Les hommes égaux et libres
Partout de part le monde
On lit ça dans les livres
Loin de la terre qui gronde
Pourquoi quelques humains
Par voeu de cruauté
Jouent-ils sur le destin
De toute l’humanité
 
Refrain
 
Elle fera bien ce qu’elle voudra
 
A la façon dont elle fait
Valser ses peluches, ses jouets
Elle fera , c’est certain
La loi dans son jardin
Elle fera rien que pour nous
Des boîtes à crayons, à bijoux
Pour y mettre tout simplement
Sa tendresse dedans
 
Elle fera,
Elle fera....
Bien ce qu’elle voudra.
 
Elle fera peut-être pompière
Facteuse ou commercière
Elle pencherait plutôt aujourd’hui
Pour Madame Pipi
Elle fera l’école en large, en travers,
Et même l’école buissonnière
Elle fera ce qu’elle fera
Ca ne se commande pas
 
Elle fera,
Elle fera....
Bien ce qu’elle voudra.
 
Et quand on lui demandera
« Qu’est-ce que plus tard, tu feras ? »
ça sera gagné , si elle dit
« J’fais c’que j’veux de ma vie 
J’habite dans le nuage du bonheur
Où l’on ne parle qu’avec le coeur
Si vous voulez voir mon paradis
Je vous invite pour la nuit »
 
Elle fera,
Elle fera....
Bien ce qu’elle voudra.
 
Refrain
Mes cahiers déchirés

 Couplet 1                                 

Se sentir seul au milieu de la foule

Comme un bout de bois flottant dans la houle

En moi l’impression de détresse qui monte

Un sentiment de brisure et de honte

Qu’ai-je donc fait ? Suis-je victime ou coupable

D’avoir trop de pages blanches dans mon cartable ?

D’être ailleurs, d’avoir trop de rêves noirs ?

D’avoir croisé de si lointains regards ?

 

Refrain                                                    

Espoirs envolés

Une vie salie, souillée

Dans un monde à effacer

Mon âme est comme

Un coup de gomme

Comme tous mes cahiers déchirés

 

Envies toutes brisées

Libre mais prisonnier

Dans un monde à effacer

Mon âme est comme

Un coup de gomme

Comme tous mes cahiers déchirés

 

Couplet 2                        

Se voir tomber dans un gouffre sans fond

Alors qu’on devait toucher l’horizon

Perdre ses certitudes, tous ses repères

Parce que ma tête a tourné à l’envers

Et tout va de travers depuis ce jour

Où le hasard m’a joué un sale tour

Ah !Si l’on pouvait tout recommencer

Repartir à zéro, tout oublié…

 

Refrain

 

Mes contes d'enfant

Couplet 1
La belle et le clochard

Ne s’en sortira pas
Car son prince charmant
Ne l’embrassera plus
Elle ne doit pas dormir
Sitôt qu’elle est au lit
Mais au contraire sourire
Et tout ce qui s’en suit
 
La Cendrillon jolie
A perdu ses pilules
Dans sa boîte de nuit
Bien loin du crépuscule
Faudra qu’elle se méfie
Avec tous ses amants
Qui parsèment sa nuit
Et ses rêves d’enfant
 
Refrain                                              
 
Tous ces contes d’antan
Avec qui je rêvais
Lorsque j’étais enfant
Hélas sont dépassés
Et ceux de maintenant
N’émouvront plus personne
Réactualisés
Comme une cloche qui sonne
 
Couplet 2
Et le Petit Poucet
S’il sème des cailloux
Sont alors ramassés
Par les hommes jaloux
De mon esprit malin
Qui lui faisait trouver
Le bout de son chemin
Et de sa destinée
 
Blanche-Neige est à la rue
Sans abri, sans argent
Les sept nains ne peuvent plus
Siffler en travaillant
Les malades, les idiots
N’ont pas droit de cité
Et même les intellos
N’ont pas de quoi manger        
Refrain
 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:50
Mal à la terre
 
Intro : ( 4 premiers vers peut-être parlés)                                        
                  
Je m’ suis regardé dans la glace
Et je suis resté de glace
En voyant ma belle planète
Juste à la place de ma tête
 
A force de pas entendre
Tous les tocsins qui sonnent
Le mal va se répandre
Bien sûr , faute à personne
A force de tout détruire
Sans s’en rendre vraiment compte
La vie et ses sourires
On devra rendre des comptes
 
Refrain                                              
 
J’ai mal à la terre
Et elle va exploser
D’un coup de revolver
Chargé par la fatalité
Bang ! ! ! Bang ! !
C’est la fin du monde.
Bang ! ! ! Bang ! ! !
La fin de la ronde .
Oui, j’ai mal à la terre
 
A force de tout descendre
D’invoquer la malchance
Ne rest’ra que des cendres
Juste par négligence
A force d’attendre demain
Pour reparler d’amour
On aura vite atteint
Le point de non-retour
 
Refrain
 
Corrections possibles
 
à la place de « J’ai mal à la terre »
-         j’ai perdu la terre
-         j’ai un mal de terre
 
à la place de : chargé par la fatalité
-chargé par l’inhumanité ou « braqué » au lieu de « chargé »
-chargé de trop de larmes versées
 
Avant que
 
Avant que l’crabe m’emmène six pieds sous terre
Je voudrais boire à toutes les eaux de vie
Me gaver de bons p’tits plats, de bonne chair
Et goûter à tout ce que j’ ai envie
Fouiller les quatre coins des cinq continents
Toucher à tout ce qui est éloigné
Câliner enfants et petits enfants
Découvrir des endroits inexplorés
 
Avant que je termine comme une sardine
Comprimé dans une horrible boîte en fer
Je voudrais prendre les avions, les berlines
Me prom’ner vers des ciels loins des enfers
Accoster en bateau dans tous les ports
Parcourir le monde en large et en long
Voir si Galilée a raison ou tort
Plonger de bon coeur dans tous les lagons
 
Refrain                               
 
Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête
Avant que l’on court tous à la catastrophe
Profitons-en
Oui, profitons-en
Avant que...
 
Avant que le globe finisse en poubelle
Sous la dictature de Miss Paule Hussion
Je voudrais nager dans d’l’eau toujours belle
Faire un bout d’mer avec les poissons
Respirer l’air pur parmi les oiseaux
Me guidant vers les courants ascendants
Survoler une terre superbe vue d’en haut
Qui s’épanouit comme une fleur au printemps
 
Refrain
 
Légitime défonce
 
Pourquoi, on l’achète, on la vend (ou « prend »)
Parce que ça passe le temps
Parce qu’y a rien d’autre à faire
Parce que la vie est un enfer
Et après il est trop tard
Pour sortir du traquenard
On croit pouvoir s’en sortir
Vivre bien, avant de mourir
 
 
Refrain                                                  
 
C’est un cas de
légitime défonce
qui sonne comme un coup de
semonce
A la face de ceux qui
renonce
Elle est si loin l’échéance
Ecrite sur la carte malchance
Dans nos coeurs et nos corps en transe,
Il sera bientôt inscrit « No entrance »
Personne pour nous éclairer
Personne pour nous réchauffer
Avant de franchir la barrière
Il faut vite faire machine arrière
 
Refrain
 
6 milliards d’êtres humains
 
Dansons sur toutes les musiques
Profitons de cette mosaïque
De ce mélange de couleurs
De cette terre aux mille saveurs
 
Nous sommes comme sur une palette
Pour peindre sur toute la planète
Une toile faite en harmonie
Par nos corps et par nos esprits.
Refrain
Plus de six milliards d’êtres humains
Et pas un vers le même destin(ou « pas un seul vers le même destin »)
c’est là , la véritable chance
d’avoir un monde de différence
 
La vie serait si monotone
Si nous étions tous des clones
Faisons tomber toutes les frontières
Et arrêter toutes les guerres
 
Adieu famine ou attentats
Xénophobie ici ou là
Retrouvons la fraternité
Le respect et l’égalité.
(ou « Eloignons tous ces vilains maux et le globe tourn’ra comme il faut »)
Refrain
Pourquoi ma peau est-elle (si) blanche,
Et ma vie faite de dimanches ?
Si j’étais née un peu plus loin
J’aurai pris bien d’autre chemins.
 
Je parlerais peut-être anglais
Chinois, espagnol, portugais ,
Je danserais le flamenco,
La samba, ou bien le tango.
 
Refrain
                                                
Qu’on soit sous une bonne étoile,
Ou vers un soleil qui se voile,
On est des pions sur l’échiquier,(ou « On est sur le même échiquier » ou « On est tous à égalité »)
Issu de la fatalité .
 
Alors, continuons à apprendre,
A nous aimer , à nous comprendre,
Et que chacun n’oublie jamais
Qu’on a pas choisi son côté(ou  « Que la chance peut un jour tourner ») + Refrain
Nom de malheur
 
Je n’aime pas les noms en «ence»
Comme intolérance , indifférence
Comme malchance et exubérence
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «isme»
Comme intellectualisme, racisme
Comme nazisme et égoïsme
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «ine»
Comme héroïne, doctrine
Comme ruine et cocaïne
Ils engendrent haines et malheurs
 
Refrain                                    
 
Mais j’aime les noms qui parlent de tendresse
D’amour, de joie de liesse
Les noms qui ont le bonheur comme loi
Tous ces noms qui me ramènent à toi.
 
Je n’aime pas les noms en «é»
Comme armée, pauvreté
Comme curé et partialité
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «ure»
Comme tortures, ordures
Comme blessure et censure
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «on»
Comme religion, légion
Comme pollution et Napoléon
Ils engendrent haines et malheurs
 
Refrain
 
Je n’aime pas les noms en «ade»
Comme fusillade, bastonnade
Comme malade et ratonnade
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «age»
Comme cage, esclavage
Comme carnage et pillage
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «ère»
Comme galère, misère
Comme guerre et frontière
Ils engendrent haines et malheurs
 
L’immigré
 
Il est arrivé en chemin de fer
Entre deux eaux, entre deux guerres
Tout jeune enfant, il a quitté son nid
Avec ses parents pour une autre vie
Il ne connaît pas encore le français
Les mots juste inventés pour blesser
Les mots simplement là pour faire mal
Espingouin, bicot, negro, rital
 
Refrain  
L’immigré     
C’est un îlot dans une mer tourmentée
L’immigré
C’est un arbre que l’on a déraciné
L’immigré      
C’est l’escargot privé de sa coquille
L’immigré      
Pense à sa mer des Sargasses comme l’anguille
 
Il a grandi sans se faire de la bile
Sur cette nouvelle terre d’asile
Car un enfant, c’est heureux n’importe où
S’il est aimé et choyé plus que tout
Son prère lui apprend le jeu de scopa
Lui parle des souks ou des corridas
Sa mère cuisine des paëllas
Du couscous mouton ou des pizzas                                                 
 
Refrain 
 
Il a commencé à travailler
Et à apprendre des tas de métiers
Gardant cependant en point de mire
Le pays de ses ancêtres qui l’attire
D’ailleurs il s’est juré d’y retourner
Et qui sait un jour, de s’y installer
Mais les gens ne comprennent pas qu’ici
Il n’est pas tout à fait chez lui
 
Refrain 
 
Il a maintenant son propre foyer
Une femme et des enfants à élever
Il leur apprend belote ou scopa
Pour qu’ils puissent choisir leurs pas
Les nourrit de couscous, steack, paëllas
De gartin, choucroute ou pizzas
Quand ils auront en main leur destinée
Chez ses aïeux il pourra respirer  
 
Refrain 
 
Aux vacances dans son petit village
Qui l’emmène plus haut que les nuages
Chaque année, il va se replonger
Se refaire un moral d’acier
Il garde ses valises toujours prêtes
Lorsque viendra l’heure de la retraite
Il pourra enfin briser ses chaînes
Vivre son rêve écrit dans ses gênes
 
Refrain 
 
Donne, donne
 
Pour celui qui vient
D’une sombre prison
Et cherche le chemin
D’une vaine insertion
 
Refrain                                             
 
Donne ce que tu veux
Donne ce que tu peux
Sans parler d’aumône
Donne, donne, donne
 
Pour celui qui voit
Le monde uniquement
Du bout de ses doigts
Eternellement
 
Refrain
 
Pour ceux qui donnent tant
Sans compter et sans détour
De l’argent, du temps
Juste par amour
 
Refrain
 
Pour l’enfant qui erre
Pour un bout de pain
Et préfère se taire
Attendant demain
 
Refrain
 
Hooligan
 
Hooligan
Qu’est-ce que tu gagnes
A part la castagne ?
 
On te mettra plus vite que tu ne crois
En bière, mais pas celle que tu lances, que tu bois
Celle qui te plonges dans un état second
Celle qui te fait oublier le ballon
Tu es déjà mort sans le savoir
Parce que tu agites le drapeau noir
Qui n’a pas lieu d’être dans un stade
Et tu finis dans le panier à salade
 
Hooligan
Qu’est-ce que tu gagnes
A part la castagne ?
 
Ca t’amuse de jouer les prolongations
De finir toi aussi au ballon
(ou « derrière les barreaux d’une prison »)
parce que tu te plais à jouer les mercenaires
avec toi, y a toujours de l’orage dans l’air
Bien sûr t’as eu une enfance malheureuse
Ton père alcoolo, ta mère pas très pieuse
Mais est-ce seulement pour ça que tu dérailles
Que les tribunes finissent en champ de bataille
 
Hooligan
Qu’est-ce que tu gagnes
A part la castagne ?
 
Alors, reprends-toi il est tant encore
Avec toi de sauver la vie, le sport
Faut-il jouer devant les gradins vides
Pour que tout redevienne limpide ?
Viens donc sans ton rasoir, ton couteau,
Nous (ou « pour »)encourager en chantant bien haut
Avant que le monde soit complètement en guerre
Regarde le match comme un vrai supporter.
 
Georges et Saddam
 
C’était un tout p’tit avorton
Qui dans la cour d’ récréation
Voulait jouer les dictateurs
Celui dont tout l’monde a peur.
Manoeuvrez les chars d’assaut
C’est mieux qu’une pelle et un seau.
Envoyez des bombes, des missiles,
Pour détruire des vies, des villes.
Rien que pour être le plus fort
Et pour ne pas avouer ses torts
 
C’était un tout p’tit morveux
Qui n’avait rien trouver de mieux
Pour épater tous ses copains
Ses copines et ses voisins
Que de jouer pendant des heures
Aux gendarmes et aux voleurs,
A déplacer des soldats de plomb
Sous un soleil aussi de plomb.
Se sentir le maître du monde
En creusant des trous et des tombes.
 
Refrain                                              
 
L’un s’appelle George
Et l’autre Saddam
Qui sortira en grand vainqueur
De cette « War Academy »
Dans ce repère de Sadaam et « Go morts »
 
Tout ça serait pas très important
Si ces enfants n’étaient des grands
Et si leur cour de récré
N’était qu’un pays dévasté.
Et ils jouaient pour de la vraie
De vrais morts et de vrais blessés
C’est la réalité de la guerre
Là-bas au milieu du désert.
Un réalité show orchestré
A coups d’ canons télévisés.
Refrain
 
Le mur du sang
 
A faire de notre terre un grand terrain de jeu
Où l’on ne peut qu’errer, où tout est dangereux
Comme si l’on se trouvait dans un grand labyrinthe
Cherchant juste une issue, toutes lumières éteintes.
Echappant à des monstres, sanguinaires, invisibles
Et décochant leurs flèches sur d’impuissantes cibles
On se demande comment sortir de cet étau
Et comment esquiver, tous ces drames, tous ces maux
 
Refrain                                                
 
Depuis que les avions
Les hommes, les nations
Ont réussi au fil du temps
à franchir,
à franchir…
le mur du sang
 
Il reste à espérer qu’on ne croisera pas
Tous ces faiseurs de larmes sans scrupules et sans loi
Attendant patiemment que leurs envies éclatent
Parce qu’ils veulent à tout prix, voir le temps qui se gâte
A regarder ces vies s’éteindre peu à peu
C’est comme si le bonheur était trop fort pour eux
Continuons à vivre à rêver, respirer
Car qui peut commander à la fatalité,
 
Refrain                                                
 
Depuis que les avions
Les hommes, les nations
Ont réussi au fil du temps
à franchir,
 à franchir…
le mur du sang
 
Te voir mourir
 
Qu’est-ce que je fais là
Ca je n’en sais rien
On a pas d’mander de penser à demain
Juste d’obéir, juste de bouger
Comme un pion errant sur un échiquier
 
 
Suivre les folies, les délires d’un homme
Jouant aux p’tits soldats par procuration
En chair et en os, c’est bien mieux qu’en plomb
 
Refrain
 
Reste moi bien en face
Surtout ne change pas de place
Avant de te voir mourir
Que ferais-je à leur place
Pourrais-je tuer l’ennemi qui passe
Sentir son sang qui me glace
Et surtout le voir mourir
 
Ces vieux grabataires m’ont lavé l’cerveau
Je n’réfléchis plus comme un vrai robot
 
Et maintenant si tu es bien protant
Je vais pouvoir te tuer, tuer à bout portant
Mais comment couper toutes ces ficelles
Qui ont mis en moi autant d’idées rebelles
Qui m’ont fait sortir c’que j’ai de plus sombre
Comment écarter cette puissance de l’ombre
 
Refrain
 
 
 
 
 
 
 
 
Transhumance (ou where is your home)
 
Vers d’autres terres
Effacer son univers
S’enfuir sous le feu des armes
De larmes
Repartir à moins que zéro
Vers d’autres lueurs, d’autres idéaux
 
(et)Devoir tourner le dos
A ce qu’ils voyaient si beau
Disparu ce qu’ils aimaient (ou « Disparus c’qu’ils respiraient »)
A tout jamais
En emportant pour unique bagage
Un instinct d(e) survie, sous les orages (ou nuages)
 
Refrain 1 possible
Lanscinan- te trans- humance humaine
Sans bruit s’en allant là où le vent les mène
Where is your home?
Oh ! your home !
Where is your home?
Oh ! your home !
 
Ou Refrain 2 possible
 
Lanscinan- te trans- humance humaine
Sans bruit s’en allant là où le vent les mène
Where is your home?
Oh ! your home !
When do you go home?
Oh ! Go home !
 
Refrain 3 possible
 
Lanscinan- te trans- humance humaine
Sans bruit s’en allant là où le vent les mène
Tran- an - shumance
Transhumance
Tran- an -shumance
Transhumance
 
Tout leur passé
Disparu , sali, gommé
A cause d’un jeu de hasard
Caprice de tsar ( ou « star »)
Leur présent maintenant est devenu (l’)exode
(Sur)ne route immense sans fin et sans code
 
Dans la poussière
Devenus processionnaires
Ils traversent les tourments
Inlassablement
En (re)cherchant d’autres terres pour se (re)poser
 Sans penser à demain, sans se retourner.
 
Refrain…
 
Otage
 
Qui peut rester de longues semaines
Dans l’inconnu et dans la peine
Avec cette seule idée en tête
Espérer que l’cauch’mar s’arrête
Passer d’homme objet à homme libre
Tout ça , c’était rien qu’ dans les livres
Pourquoi c’est moi qu’on a choisi
Qu’ a eu sa vie mise en sursis
 
Otage, ô désespoir,
ô ! tiran ennemi
Que n’ai-je donc tant vécu
Que pour cette infâmie ?
 
Combien de jours d’anniversaire
Vais-je passer dans cet enfer
Combien de matins de Noël
Dans ce sordide jeu de marelle
Où l’on me pousse sur des cases
De plus en plus loin de mes bases
Deux en avant, trois en arrière
Est-ce l’été, ou est-ce l’hiver ?
 
Refrain
 
Tous mes repères écartelés
Ma dernière heure a t-elle sonné ?
J’ai dû abattre ma dernière carte
Je me suis rayé de ma carte
Est-ce qu’on s’rappelera de moi
Est-ce qu’ils refermeront sur moi
 De l’autre côté de cette terre
Ma pierre comme dans ce grand cim’tière
 
Refrain
 
En se j’tant dans la gueule du loup
Sa mâchoire s’est r’fermée sur nous
Quand je vois ces hommes sans visage
Anonymes, seul heureux présage
Alors je repars près des miens
Je revois en boucle mes chemins
Je rembobine le cours du temps
J’conjugue le passé au présent
 
Refrain
 
Une mémoire d’éléphant
 
Je me rappelle de ces temps reculés
Où la savane était en harmonie
Une terre de paix et de liberté
Un espace où respirait tant de vies
Maintenant je reste sans aucune défense
Au sens propre comme au sens figuré
Tant d’amis déjà ont joué de malchance
Ne sont plus là pour nous le raconter
(ou « et ne sont plus là que dans nos pensées »)
Mes cousins acteurs Dumbo et Babar
Franchiront sans peine les caprices des hommes
(ou « pass’ront à travers la folie des hommes »)
Miracle, en entrant dans le septième art
Leurs desseins n’ont pas peur des coups de gomme.
Pour les fictions, j’avais aucun talent
Jouer la vraie vie, c’était ma raison d’être
Je suis seulement un banal éléphant
Venez donc suivre mes derniers pas, (ou « rush ») peut-être.
 
Souvenez-vous
Souvenez-vous
J’ai une mémoire d’éléphant
 
Refrain                                               
 
Me faire ça à moi
Le plus grand des pachydermes
C’est pas chic, merde !
Me faire ça à moi
Le plus grand des pachydermes
Quel gâchis, merde !
 
Je me rappelle les fougueux léopards
Qu’ avaient encore leurs belles peaux sur les os
Et les longues courses effrénées des guépards
Vers les gazelles rejoignant les points d’eau
Bien sûr, tout n’était pas rose, c’est vrai
Fallait faire voir que j’étais toujours là
Combattre le soleil, les feux de forêt
Fallait guider mon peuple au loin, tout là-bas
Vers des contrées un peu plus accueillantes
Calmer les ardeurs de jeunes exaltés ( ou « dépravés »)
Protéger les faibles des griffes menaçantes
Traverser les rivières sans se noyer
(ou « combien d’rivières avons-nous traverser ?»)
Ah ! comme c’était bien, jouer dans la vraie vie (d’exister ainsi)
On était maître de la situation
C’était pas tous les jours le paradis
Mais personne ne cachait notre horizon
 
Souvenez-vous
Souvenez-vous
J’ai une mémoire d’éléphant
 
Refrain
 
On se reverra sans doute bien plus tard
Quand les marionnettistes auront perdu
Le fil de leurs idées noires, bien trop noires
Et que la terre ne respirera plus 
 
Souvenez-vous
Souvenez-vous
J’ai une mémoire d’éléphant
 
Refrain
 
Echiquier
 
Couplet 1
 
C’est une belle histoire
Qui, un beau jour est né
Un échange de regard
Et tout peut commencer
Guidés par le hasard
De deux destins croisés
Mais ça vire (vite)au cauch’mar
Trop de chaînes à porter
 
Echiquier
Dans(ou de) ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions ?
 
Couplet 2
 
S’raient-ils noirs ou blancs
S’raient-ils maîtres ou soumis
S’ils avaient d’ beaux enfants
Ils respir’ront la vie (ou « seront juste »)
Les pianos d’puis longtemps
Ont trouvé l’harmonie
Entre le noir et puis le blanc
Pour de tendres mélodies
 
Echiquier
Dans ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions ?
 
Simplement s’aimer
Simplement rêver
Et rien de plus
Et rien de plus
 
Echiquier
Dans ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions 
 
Echiquier
Dans ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions 
 
A qui la faute ?
 
Je suis… enchaînée
A une triste vie de prisonnière
Et au bon vouloir d’un tortionnaire
Au delà des murs, le paradis
Ici, que de la peur, du ciel gris
Je suis… lapidée
Pour avoir déviée du bon chemin
D’un monde conjugué au masculin
Mariée pour le pire et pour l’enfer
Faut-il pour ça me jeter la pierre ?
 
Refrain
Tout ça , c’est des histoires
Des histoires de femmes
Des histoires infâmes
Du sexe faible, soit-disant
Mais à qui la faute,
A qui la faute ?
 
 Je suis… éreintée
Sous le poids de briques, de parpaings
Sous le poids des heures, des routes sans fin
(ou le long des routes et des jours sans fin)
et convertir ces mers de sueur
en petites piècettes, c’est ça le bonheur
Je suis…exploitée
Pour mon corps, autant que mes idées
Comme un bon filon à épuiser
Nous laissant comme de vieilles chaussettes
Quand on voudra plus d’nous dans les fêtes
(ou « quand on voudra nous chasser de la fête »)
 
Refrain
Je suis…violentée
Pour un geste, un regard mal compris
Par mes proches, ou même mon mari
Pas le droit de penser, de rêver
Juste suivre la trace de mes aînées
Je suis… décharnée
Par manque d’amour, par manque de tout
De tout c’qui est banal pour nous
Un coup d’malchance, un vilain coup d‘dés
D’être née du mauvais côté + Refrain
 
(PS : possibilité de supprimer «  je suis » et de parler à la 3ème personne :elle..)
 
SDF
 
T’as l’occasion de donner
L’occasion de soulager
Ta conscience
Je suis à portée de main
Moi qui n’attendait plus rien
Que souffrance
Et tu m’regardes même pas
Mais qui donc égaillera
Cette vie
Ingénieur ou balayeur
Nos trains n’arivent plus à l’heure
C’est fini
 
Refrain
 
J’suis l’voyou à éviter
Pour toi un chèque envoyé
C’est bien mieux
Au fin fond du monde
La terre est encore moins ronde
Tristes cieux
C’est vrai que plus loin, misère
Ils ont leurs lots de galère
D’affliction
Mais est-ce une raison de plus
Pour qu’on me marche dessus
Sans raison
 
Refrain
 
Le manque d’amour de chaleur
Plus que du pain ou du beurre
Ça me tue
C’est pas une ou deux piècettes
Qui arrêtera mes tempêtes
Dans mes rues
Qui a rongé mes entrailles
Et qui m’a mis sur la paille
J’ai pas vu
Peut-être eux, peut-être moi
Le destin se commande pas
Le sais-tu + Refrain
 
(En plus pour les couplets : Faute à « pas d’chance », c’est comme ça
L’avenir, ça s’achète pas)
 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:49
Si elle me faisait un signe
 
Couplet 1                                     
 
J’aurais tellement voulu qu’elle
Me dise un jour elle-même qu’elle
M’aime de sa voix comme du miel
Maint’nant, elle manque à l’appel
Pourtant je me le rappelle
Ce jour où j’étais fou d’elle
J’irais jusqu’au bout du ciel…
 
…Me faisait un signe
Si elle me faisait un signe
 
Couplet 2                               
 
Car les tendres amours sont si belles
Si elles demeurent éternelles
Si elles ne sont pas plurielles
Et comme elle, si naturelles
Je laisserais tout pêle-mêle
Je reviendrais à tire d’ailes
Pour lui construire un gratte-ciel…
 
…Me faisait un signe
Si elle me faisait un signe
 
Couplet 3                                      
 
Quand je passe dans la ruelle
Où elle jouait à la marelle
Où j’ai poussé avec elle
La pierre sur sa case à elle
Sûr, je me mettrais en selle
Moi sangsue, elle sensuelle
J’inventerais le huitième ciel…
 
…Me faisait un signe
Si elle me faisait un signe
 
On a tout chanté
 
Couplet 1     
                                          
On a tout chanté,
Les guerres
Qui n’en finissent pas d’éclater,
La terre
Qui n’en finit pas de tourner,
Les saisons,
Même si certains disent qu’y en a plus
L’horizon,
Qui se bouche chaque jour un peu plus
 
Refrain                                                    
 
On a tout chanté,
A part tes yeux
Qui me chauffe comme le feu,
A part toi,
Toujours à côté de moi.
Oui, à part toi,
On a tout chanté
 
Couplet 2                                               
 
On a tout chanté,
L’océan,
Qui monte et qui descend sans arrêt
L’argent,
Qui foisonne et qui soudain disparaît
Les amours,
Qui s’effacent ou bien qui perdurent
Les beaux jours,
Qui s’éloignent ou bien qui durent
 
Ou
 
Les amours,
Celles qui partent ou celles qui m’enlacent
Les beaux jours,
Qui persistent ou bien qui s’effacent
 
Refrain
 
Les méandres de la vie
 
Couplet 1                                   
 
De chaque côté de notre fleuve
On a parcouru des épreuves
Chacun ballottés sur sa rive
Deux affluents à la dérive
Cherchant des eaux moins dangereuses
Des eaux bien moins tumultueuses
Mais les torrents ne meurent-ils pas,
De trop de heurts ou de tracas  ?
 
Refrain                                             
 
Méandres qui serpentent
Cherchant le lit
Qui les réunit,
Méandres qui descendent
Vers le malheur,
Vers le bonheur,
Laissons-nous ballotter par la magie,
Par les méandres de la vie.
 
Couplet 2                                      
 
A corps perdus, l’on s’est jeté
Dans ce grand fleuve inespéré
C’est alors que nos deux rivières
Venant de tell’ment loin naguère
Se sont mêlées pour ne faire qu’un
Qu’un seul et unique destin.
Le grand courant d’amour nous pousse
Personne pour tarir la source
 
Refrain
 
Le code de ta route
 
Couplet 1                                      
 
C’était une voix sans issue
Un ch’min (défoncé) comme on n’en fait plus
Attention danger dans ma vie
Mais j’aime prendre les sens interdits
J’en ai fait ma priorité
Mon passage vers ma protégée
Interdiction de faire d’mi-tour
Même pas prévu de roue de secours
 
Refrain                                        
 
Je suis tombé dans le panneau
Celui de l’amour toujours beau
J’ai déchiffré le code de ta route
Pour envoyer au loin mes doutes
Je suis tombé dans le panneau
Celui de l’amour tout en haut
Fini le ciel noir, les orages
Rien que du soleil sans nuages.
Avec toi, tout, .............tout est permis.
 
Couplet 2                               
 
Je regrette pas ce virage dangereux
Qui m’a fait de toi amoureux
Malgré cette chaussée glissante
J’ai enfin remonté la pente
Maintenant je fonce sur l’autoroute
Comme les vacanciers du mois d’août
Plus de stop, et fin des travaux
Juste une vie claire comme de l’eau.
 
Refrain
 
La ronde des « heures »
 
Couplet 1                                   
 
Oubliées toutes les rancoeurs
Je revois s’égrener les heurts
Mon passé d’ennui et de leurre,
Tout n’est plus que miel et douceur,
Depuis toi, mon détonateur,
Tu m’as ouvert en grand ton coeur,
Maquillé ma vie de noirceur,
En un monde aux mille couleurs.
 
Refrain                        
 
Depuis que t’es entrée dans ma ronde des heures,
Je nage dans le bonheur
De la vie je n’ai plus peur
Depuis que t’es entrée dans ma ronde des heures,
Je t’ai vu comme une lueur
Me guidant bien au-delà des pleurs
Parsemant mon chemin de fleurs
 
Couplet 2                                     
 
Ton corps a bien plus de valeur
Que tous ces diamants sans chaleur
J’irai des pôles à l’équateur,
De tes épaules jusqu’à ton coeur,
Je jouerais les « globe-trotter »
Pour garder toute la saveur
De ta présence jusqu’à cette heure,
Où j’partirai à contre coeur.
 
Refrain
 
Les chevaux de Lascaux
 
Couplet 1                                        
 
Pour qu’enfin notre amour
Puisse rester au printemps
Sans faillir nuit et jour
Sans frontières devant
Pour qu’enfin nous restions
Sans arrêt amoureux
Pour atteindre l’horizon
Dans un ciel toujours bleu
 
Refrain                                               
 
Pour traverser le temps
A tes côtés tout le temps
Je prendrai
Les chevaux de Lascaux
Pour continuer ce qui
A commencé depuis
Les chevaux de Lascaux
 
Couplet 2                                             
 
Pour rester avec toi
Pendant des siècles entiers
Des millénaires de joie
Des ères à écouler
Pour qu’enfin notre histoire
Au delà des années
Soient dans toutes les mémoires
Eternellement gravée
 
Refrain
 
Pas de hic
 
Couplet 1                            
 
Fini la peur du gendarme qui fait flic
(ou « Fini la platine jouant le même disque »)
Depuis que j’ai mis sur toi une astérisque
J’ t’ ai inventé un conte mirifique
Un scénario à la Stanley Kubrik (ou lubrique)
 
Avant que je finisse à la clinique
Que je côtoie les ombres maléfiques
Je te veux à des fins thérapeutiques
Surtout pas à dose homéopathique.
 
Refrain                                              
 
Malgré les apparences,
Pas d’lézard, pas de « hic »
Dans notre histoire d’amour
Construite brique après brique
Et pas besoin de sortir de polytechnique
Pour savoir qu’ça marchera,
Pas d’lézard, pas de « hic »
 
Couplet 2                              
 
Je jett’rai vers toi une ancre sympathique
Pour m’arrêter dans ton monde ludique(ou magique)
Sans d’ssus, d’ssous serait ma vie, féerique
Que tu sois avec ou sans dessous chics.
 
Tu seras l’alcool, et moi l’alambic
Pour que nous fassions qu’un seul et unique
Corps à corps physique et aussi chimique
Enivrés par des faits et gestes épiques
 
Refrain
 
Celle à venir
 
Couplet 1                                       
 
Elle sera celle que j’attends
Depuis des lustres, ma lumière
Mon morceau de puzzle manquant
Qui arrêtera toutes les guerres.
 
La musique de ses colliers
De ses vêtements, de ses atours
M’emmènera jusqu’au sommet
Des collines, des montagnes autour.
 
Refrain                                          
 
Le plus beau , c’est l’avenir
Avec celle, celle à venir.
Le plus beau c’est l’avenir
C’est l’avenir
Qui me le dira
 
Couplet 2                                  
 
Peu importe qu’elle plaise ou pas
Aux gens et aux dieux alentour,
Elle sera à moi, rien qu’à moi,
Et la nuit fera place au jour.
 
Je prendrai sa vague puissante
Pour donner un sens à ma vie
Pour glisser sur la bonne pente
Dans son regard et ses envies.
 
Refrain
 
Couplet 3                                   
 
Bien sûr, tout, ça, c’est du futur,
Je l’ai pas encore rencontrée
Et même si hélas, rien n’est sûr,
Je sais que je vais la croiser
 
Bien sûr, tout, ça, c’est du futur,
Ce temps qui garde en moi l’espoir
De la voir stopper mes tortures
En la croisant dans le hasard
 
Refrain
 
Toute une vie pour ( ou ça suffira pas)
 
Couplet 1                                              
 
Toute une vie pour
Nous analyser
Construire notre amour
Suivre tous ces sentiers
Les hauts et les bas
Pouvoir affronter
Les joies les tracas
Et l’adversité
(Ou pour les 3 derniers vers :
Pouvoir t’enlever
Tes hauts et tes bas
Et recommencer)
 
Refrain                                                     
 
Ca suffira pas
Non, ça suffira pas.
 
Couplet 2                                              
 
Toute une vie pour
Voir le monde bouger
Celui tout autour (ou d’alentour)
Ou plus éloigné
Voir au moins quatre coins(ou voir les quatre coins)
De notre planète
Trouver près ou loin
Le bonheur peut-être
 
Refrain
 
Couplet 3                                               
 
Toute une vie pour
Continuer la route
Croire au grand amour
Sans avoir de doute
Avec toi, c’est sûr
J’ pourrais écrouler
Ecrouler les murs
De l’éternité
 
Refrain
 
Ma maison sans toi
 
Couplet 1                               
 
Bien plus longues seraient les heures
Minables et même interminables
L’existence deviendrait douleur
Comme une école sans cartable
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Couplet 2                                     
 
Où trouver le bout du chemin
Dans la pénombre et les bourrasques
Survivre sous des airs de tocsin
Comme l’éléphant sans cornac
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Couplet 3                                           
 
Mourir ainsi à petit feu
La mèche pourtant juste allumée
Tout devenait si nuageux
Comme un conte d’enfant sans fée
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Couplet 4                                
 
Tristement s’égrèneraient les jours
Si un jour, tu hissais les voiles (ou mettais)
Vers un fleuve au bien plus long cours
Comme un ciel gris sans étoiles
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Sans mobile apparent
 
Couplet 1                                       
 
Je t’ai rencontré, comme ça
Par hasard
Et tu as croisé mes pas
Mon regard
Pourquoi donc a-t-il fallu
Un beau jour
Qu’on emprunte la même issue
De secours
 
Refrain                                     
 
Sans mobile apparent
L’destin tend ses filets
Et nous guide vers demain
Tout comme une araignée
Du soir ou du matin
Sans mobile apparent
On joue à pile ou face
L’amour et l’avenir
Qui tiendra bonne place
Les larmes ou les sourires
 
On a vu l’amour en grand
Tous les deux
On était tellement, tellement
Amoureux
Et ma vie en solitaire
De la veille
A souvent frôlé l’enfer
Sans soleil
 
Refrain
 
Couplet 2                                          
 
Tu es parti un beau soir
Sans prévenir
Avec juste sur le miroir :
« Rien à dire »
comme un grand vent de folie
Qui se calme
Tu me laisses dans l’oubli
Et les larmes
 
Refrain
 
Conjugaison
 
Couplet 1                                       
 
Je suis tellement amoureux
Tu es mon coin de ciel bleu
Il est arrivé ce grand jour
Nous sommes seuls sans personne autour
Vous êtes trop envieux de notre destin
Ils seront si beaux, nos lendemains.
(« Je t’aime de tout mon être »)
 
Refrain                                               
 
C’est la conjugaison
De notre vie, notre passion
Au présent, passé et futur
Pour que notre amour perdure.
 
Couplet 2                                             
 
J’ai tellement attendu
Tu as si bien répondu
Il a fait, notre amour, des jaloux
Nous aurons la vie devant nous
Vous n’avez qu’à nous aimer
Ils ont perdu, on a gagné.
 (« Je suis si fier de t’avoir »)
 
Refrain
 
 
Couplet 3                                          
 
Je vais changer d’envies
Tu vas entrer dans ma vie
Il va falloir s’en aller
Nous allons bien nous cacher
Vous allez mourir de rage
Ils vont vouloir nous prendre en otage
(« Je vais pas me laisser aller »)
 
Avec toi
 
Avec toi
Qui restera le seul flash de ma vie
Avec toi
Qui change le monde chaque fois que tu souris
Avec toi
Que j’ai aimé dès le premier instant
Avec toi
Qui emporte très très loin tous mes tourments
 
Refrain                                 
 
J’irais me laver aux pluies de mousson
Ou dans les eaux tièdes des lagons
Me laisser sécher sous les alizés
Me promener sur les récifs coralliens
Bronzer dans les atolls polynésiens
Me perdre dans toutes les forêts tropicales
Aux arbres géants comme des cathédrales
 
Avec toi
Qui parle toujours de tendresse et d’amour
Avec toi
Qui m’accompagn’ra jusqu’au dernier jour
Avec toi
Qui me couvre sans cesse de mille cadeaux
Avec toi
Qui me donne toujours bien plus qu’il n’en faut
Avec toi
Qui me fait souvent franchir l’équateur
Avec toi
Qui changent mes petites secondes en grandes heures
Avec toi
Qui m’a guidé sans cesse sur la bonne route
Avec toi
Qui a réduit en cendres tous mes doutes
 
Refrain
 
Celle par qui le bonheur arrive
Couplet 1                             
 
Elle sème des pierres sur son chemin
Pour que ses pas m’emmènent très loin
J’ la suivrai jusqu’au bout du monde
Même jusqu’au bout du monde
Elle illumine toute ma vie
Quand dans mon coeur s’installe la nuit
Je suis né quand j’ l’ai rencontrée
Quand je l’ai rencontré
 
Refrain                                                  
 
Ni rien ni personne
Ne m’empêchera d’aimer
Celle par qui le bonheur arrive
Les dieux devront déverser
Un beau jour des offrandes
A celle par qui le bonheur arrive
 
Couplet 2                              
 
Je peux franchir toutes les barrières
Que j’ n’osais affronter hier
L’hiver a fait place au printemps
A fait place au printemps
Je plane comme un oiseau dans l’ ciel
Qui, là-haut voit la terre si belle
Comme Robinson qui a trouvé son île
Qui a trouvé son île
 
Refrain


La réponse « D »


N°1

Question : « Est-ce que tu m’aimes encore ? »

Ai-je raison ou bien tous les torts

Quatre propositions …(ou « voici les quatre propositions »)

Réponse A :

Je crois que j’t’aime un peu

Réponse B :

Je t’aime beaucoup, beaucoup

Réponse C :

Je t’aime à la folie

Réponse D :

Je ne t’aime pas du tout

Elle a choisi, elle a choisi

« La réponse D »

C’est son dernier mot, j’en pleure

C’est son dernier mot, j’en meurs


N°2

Question : «Pourquoi as-tu changé

D’horizon et de destinée?»

Quatre propositions …(ou « voici les quatre propositions »)

Réponse A :

Pour un autre mieux que toi

Réponse B :

Nos trains sont plus à l’heure

Réponse C :

Je veux rester toute seule

Réponse D :

Parce que t’es un looser (ou « tu m’as fait trop d’mal »)

Elle a choisi, elle a choisi

« La réponse D »

C’est son dernier mot, j’en pleure

C’est son dernier mot, j’en meurs


N°3

Question :« Est-ce qu’un jour tous les deux

Nous aurons un coin de ciel bleu

Quatre propositions …(ou « voici les quatre propositions »)

Réponse A :

On sait pas dans la vie

Réponse B :

Faudra y réfléchir

Réponse C :

Vivons au jour le jour

Réponse D :

Enlève-ça de ta tête

Elle a choisi, elle a choisi

« La réponse D »

C’est son dernier mot, j’en pleure

C’est son dernier mot, j’en meurs

………………………………………………..

Y a pas d’mal à s’faire du mal

 

Couplet 1

Dans l’miroir de la salle de bain

Y a plus rien

Plus d’visage esquissé dans la buée

Deviné

Même pas écrit comme dans un film noir

Au revoir

Que vont dev’nir Dior et Givenchy

Moi aussi

J’ai beau faire tout c’que j’aime, tout c’qui m’plaît

C’est la plaie

Sans toi déconfiture, j’suis kedal

Et j’m’étale

Je ressens et vis comme une présence

Ton absence

Dans mon cœur t’as laissé tout plein d’vide

C’est le bide

 
Refrain

Y a pas d’mal à s’faire du mal

Je sasse et ressasse

Mes hélas

Le jour où t’as fais la malle

Et si mal, si mal

(Trop tard

T’as changé trottoir)

Y a pas d’mal à s’faire du mal

En boucle nos délires

Sans prév’nir

Comme un lapin tu détales

Loin de mes dédales

(Trop tard

T’as changé trottoir)

 

Couplet 2

Pas d’nouveau et pas d’ex…plications

C’est trop con

Alors je fais mon mea culpa

J’y coupe pas

Mais qu’est-ce que j’ai dit, qu’est-ce que j’ai fait

Ou pas fait

Je tourne et retourne dans la maison

Pas très rond

J’croyais être tout beau et tout nickel

Miel et sel

Mais si t’as pris la tangeante, des ailes

Fais la belle

C’est p’t-être que t’as trouvé mieux ailleurs

Le bonheur

Dans le lit immense, plus de bataille

Et j’me caille


Refrain
 
Couplet 3

Ton départ, j’l’avais pas senti v’nir

Triste av’nir

J’reste avec mes interrogations

Mes questions

 

Refrain

 

 

 

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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:48
S’il me faisait un signe
 
Couplet 1                     
 
J’aurais tellement voulu qu’il
Me dise un jour lui-même qu’il
M’aime de sa voix comme du miel
Maint’nant, il manque à l’appel
Maint’nant je suis en exil
Depuis qu’j’ai perdu mon « il »
La vie serait tellement belle
J’irais jusqu’au bout du ciel
S’il me faisait un signe
S’il me faisait un signe
 
Couplet 2                      
 
Mes heures avec lui défilent
Car ce n’était pas futil
Je laisserais tout pêle-mêle
Je reviendrais à tire d’ailes
Pour être sa terre d’asile
Pour qu’il me découvre entre mille
Pour qu’il vienne sous mon ombrelle
J’irais jusqu’au bout du ciel
S’il me faisait un signe
S’il me faisait un signe
 
Couplet 3                         
 
Ce monde est si puéril
Si changeant si volatil
Les amours sont éternelles
Si elles ne sont pas plurielles
J’ai du être un peu malhabile
Peut-être beaucoup trop fébrile
Je lui serai toujours fidèle
J’irais jusqu’au bout du ciel
S’il me faisait un signe
S’il me faisait un signe
 
Couplet 4                          
 
Avant qu’il ne se défile
Il faut que je me faufile
Que je passe dans sa ruelle
Que j’entre dans sa marelle
Pour pousser calme et docile
Une pierre sur sa case fragile
Moi sangsue, lui sensuel
J’irais jusqu’au bout du ciel
S’il me faisait un signe
S’il me faisait un signe
  
On a tout chanté
 
Couplet 1                              
 
On a tout chanté,
Les guerres
Qui n’en finissent pas d’éclater,
La terre
Qui n’en finit pas de tourner,
Les saisons,
Même si certains disent qu’y en a plus
L’horizon,
Qui se bouche chaque jour un peu plus
 
Refrain                                          
 
On a tout chanté,
A part tes yeux
Qui me chauffent comme le feu,
A part toi,
Toujours à côté de moi.
Oui, à part toi,
On a tout chanté
 
Couplet 2                             
 
On a tout chanté,
L’océan,
Qui monte et qui descend sans arrêt
L’argent,
Qui foisonne et qui soudain disparaît
Les amours,
Qui s’effacent ou bien qui perdurent
Les beaux jours,
Qui s’éloignent ou bien qui durent
 
Refrain
 
Couplet 3                               
 
On a tout chanté
Les amours,
Celles qui partent ou celles qui m’enlacent
Les beaux jours,
Qui persistent ou bien qui s’effacent
 
Refrain
  
Les méandres de la vie
 
 Couplet 1                                       
 
De chaque côté de notre fleuve
On a parcouru des épreuves
Chacun ballottés sur sa rive
Deux affluents à la dérive
Cherchant des eaux moins dangereuses
Des eaux bien moins tumultueuses
Mais les torrents ne meurent-ils pas,
De trop de heurts ou de tracas ! ?
 
Refrain                                              
 
Méandres qui serpentent
Cherchant le lit
Qui les réunit,
Méandres qui descendent
Vers le malheur,
Vers le bonheur,
Laissons-nous ballotter par la magie,
Par les méandres de la vie.
 
Couplet 2                                     
 
A corps perdus, l’on s’est jeté
Dans ce grand fleuve inespéré
C’est alors que nos deux rivières
Venant de tell’ment loin naguère
Se sont mêlées pour ne faire qu’un
Qu’un seul et unique destin ?
Le grand courant d’amour nous pousse
Et personne pour tarir la source
 
Refrain
 
Le code de ta route
 
Couplet 1                                      
C’était une voix sans issue
Un ch’min défoncé comme on n’en fait plus
Attention danger dans ma vie
Mais j’aime prendre les sens interdits
J’en ai fait ma priorité
Mon passage vers mon protégé
Interdiction de faire d’mi-tour
Même pas prévu de roue de secours
 
Refrain                                        
Je suis tombé dans le panneau
Celui de l’amour toujours beau
J’ai déchiffré le code de ta route
Pour envoyer au loin mes doutes
Je suis tombé dans le panneau
Celui de l’amour tout en haut
Fini le ciel noir, les orages
Rien que du soleil sans nuages.
Avec toi, tout, .............tout est permis.
 
Couplet 2                                
 
Je regrette pas ce virage dangereux
Qui nous a rendus amoureux
Malgré cette chaussée glissante
J’ai enfin remonté la pente
Maintenant je fonce sur l’autoroute
Comme les vacanciers du mois d’août
Plus de stop, et fin des travaux
Juste une vie claire comme de l’eau.
 
Refrain
  
La ronde des heures 
 
Couplet 1                                   
 
Oubliées toutes les rancoeurs
Je revois s’égrener les heurts
Mon passé d’ennui et de leurre,
Tout n’est plus que miel et douceur,
Depuis toi, mon détonateur,
Tu m’as ouvert en grand ton coeur,
Maquillé ma vie de noirceur,
En un monde aux mille couleurs.
 
Refrain                         
 
Depuis que t’es entré dans ma ronde des heures,
Je nage dans le bonheur
De la vie je n’ai plus peur
Depuis que t’es entré dans ma ronde des heures,
Je t’ai vu comme une lueur
Me guidant bien au delà des pleurs
Parsemant mon chemin de fleurs
 
Couplet 2                        
 
Ton corps a bien plus de valeur
Que tous ces diamants sans chaleur
J’irai des pôles à l’équateur,
De tes épaules jusqu’à ton coeur,
Pour que je sois ton âme soeur
Pour garder toute la saveur
De ta présence jusqu’à cette heure,
Où j’partirai à contre coeur.
 
Refrain
 
Les chevaux de Lascaux
 
Couplet 1                                       
 
Pour qu’enfin notre amour
Puisse rester au printemps
Sans faillir nuit et jour
Sans frontières devant
Pour qu’enfin nous restions
Sans arrêt amoureux
Pour atteindre l’horizon
Dans un ciel toujours bleu
 
Refrain                                              
 
Pour traverser le temps
A tes côtés tout l’ temps
Je prendrai
Les chevaux de Lascaux
Pour continuer ce qui
A commencé depuis
Les chevaux de Lascaux
 
Couplet 2                                             
 
Pour rester avec toi
Pendant des siècles entiers
Des millénaires de joie
Des ères à écouler
Pour qu’enfin notre histoire
Au delà des années
Soient dans toutes les mémoires
Eternellement gravée
 
Refrain
  
Pas de hic
 
Couplet 1                               
 
Fini la peur du gendarme qui fait flic
(ou « Fini la platine jouant le même disque »)
Depuis que j’ai mis sur toi une astérisque
J’ t’ai inventé un conte mirifique
Un scénario à la Stanley Kubrik (ou Stanley Lubrique)
Je jett’rai vers toi une « ancre » sympathique
Pour m’arrêter dans ton monde ludique(ou magique)
Sans d’ssus-d’ssous serait ma vie, féerique
Depuis qu’j’ai gratté l’ticket chic.
 
Refrain                         
Malgré les apparences, pas d’lézard, pas de « hic »
Dans notre histoire d’amour construite brique après brique
Et pas besoin de sortir de polytechnique
Pour savoir qu’ça marchera, pas d’lézard, pas de « hic »
 
Couplet 2                                    
Avant que je finisse à la clinique
Que je côtoie les ombres maléfiques
Je te veux à des fins thérapeutiques
Surtout pas à dose homéopathique.
Tu seras l’alcool, et moi l’alambic
Pour que nous fassions qu’un seul et unique
Corps à corps physique et aussi chimique
Enivrés par des faits et gestes épiques
 
Refrain
  
Celui à venir
 
Couplet 1                                        
Il sera celui que j’attends
Depuis des lustres, ma lumière
Mon morceau de puzzle manquant
Qui arrêtera toutes les guerres.
La musique de ses sentiers
De ses vêtements, de ses atours
M’emmènera jusqu’au sommet
Des collines, des montagnes autour.
 
Refrain                                         
La plus belle de mes rencontres
Ce sera celle, celle à venir
Celle où mes cauchemars s’achèvent
La plus belle de mes rencontres
Ce sera celle, celle à venir
Sel saupoudré dans mes rêves
                                                     
Le plus beau , c’est l’avenir
Avec lui, c’est l’avenir.
C’est l’avenir
Qui me le dira
 
Couplet 2                                   
Peu importe qu’il plaise ou pas
Aux gens et aux dieux alentour,
Il sera à moi, rien qu’à moi,
Et la nuit fera place au jour.
Je prendrai sa vague puissante
Pour donner un sens à ma vie
Pour glisser sur la bonne pente
Dans son regard et ses envies.
 
Refrain
 
Couplet 3                                  
Bien sûr, tout, ça, c’est du futur,
Je l’ai pas encore rencontré
Et même si hélas, rien n’est sûr,
Je sais que je vais le croiser
Bien sûr, tout, ça, c’est du futur,
Ce temps qui garde en moi l’espoir
De le voir stopper mes tortures
L’apercevant dans le hasard (ou brouillard)
 
Refrain
 
 
 
Toute une vie pour ( ou « ça suffira pas »)
 
Couplet 1                                           
Toute une vie pour
Nous analyser
Construire notre amour
Suivre tous ces sentiers
Les hauts et les bas
Pouvoir affronter
Les joies les tracas
Et l’adversité
(Ou pour les 3 derniers vers :
« Te voir m’enlever
Mes hauts et mes bas
Et recommencer »)
Ca suffira pas
Non, ça suffira pas.
 
Couplet 2                                             
Toute une vie pour
Voir le monde bouger
Celui tout autour (ou d’alentour)
Ou plus éloigné
Voir au moins quatre coins(ou voir les quatre coins)
De notre planète
Trouver près ou loin
Le bonheur peut-être
 Ca suffira pas
Non, ça suffira pas.
 
Couplet 3                                               
Toute une vie pour
Continuer la route
Croire au grand amour
Sans avoir de doute
Avec toi, c’est sûr
J’ pourrais écrouler
Ecrouler les murs
De l’éternité
 Ca suffira pas
Non, ça suffira pas.
  
Ma maison sans toi
 
Couplet 1                               
Bien plus longues seraient les heures
Minables et même interminables
L’existence deviendrait douleur
Comme une école sans cartables
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Couplet 2                                    
Où trouver le bout du chemin
Dans la pénombre et les bourrasques
Survivre sous des airs de tocsin
Comme l’ éléphant sans cornac
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Couplet 3                                          
Mourir ainsi à petit feu
La mèche pourtant juste allumée
Tout devenait si nuageux
Comme un conte d’enfant sans fée
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Couplet 4                                
Tristement s’égrèneraient les jours
Si un jour, tu hissais les voiles (ou mettais)
Vers un fleuve au bien plus long cours
Comme un ciel gris sans étoiles
 
Comme une maison sans toit
Dans ma maison sans toi
 
Sans mobile apparent
 
Couplet 1                                       
Je t’ai rencontré, comme ça
Par hasard
Et tu as croisé mes pas
Mon regard
Pourquoi donc a-t-il fallu
Qu’un beau jour
On emprunte la même issue
De secours
 
Refrain                                               
Sans mobile apparent
L’destin tend ses filets
Et nous guide vers demain
Tout comme une araignée
Du soir ou du matin
Sans mobile apparent
On joue à pile ou face
L’amour et l’avenir
Qui tiendra bonne place
Les larmes ou les sourires
 
Couplet 2                                       
On a vu l’amour en grand
Tous les deux
On était tellement, tellement
Amoureux
Et ma vie en solitaire
De la veille
A souvent frôlé l’enfer
Sans soleil
 
Refrain
 
Couplet 3                                          
Tu es parti un beau soir
Sans prévenir
Avec juste sur le miroir :
« Rien à dire »
Comme un grand vent de folie
Qui se calme
Tu me laisses dans l’oubli
Et les larmes
 
Refrain
  
Prendre mon mâle en patience
 
Couplet 1                                          
Juste un peu de tendresse
Baigner dans les caresses
Faire tinter mes colliers
Comme pour t’anesthésier
Faire danser mes cheveux
Les faire entrer dans le jeu
User de stratagèmes
Et de détours, ça, j’aime
 
 Tout ce mal pour...
Prendre mon mâle en patience.
 
Couplet 2                                         
Faire jouer mes vêtements
Comme de vrais instruments
Et dans ma toile t’attirer
Devant mon corps araignée
Te dévoiler un peu ma peau
Un petit peu mais pas trop
(ou « te sentir de plus en plus chaud »)
Prendre tous les longs chemins
Pour arriver à mes fins.
 
Tout ce mal pour...
Prendre mon mâle en patience.
  
Conjugaison
 
Couplet 1                                       
Je suis tellement amoureuse
Tu es ma rencontre chanceuse
Il est arrivé ce grand jour
Nous sommes arrivés sans personne autour
Vous êtes trop envieux de notre destin
Ils seront si beaux, nos lendemains.
 
 Refrain                                               
C’est la conjugaison
De notre vie, notre passion
Au présent, passé et futur
Pour que notre amour perdure.
 
Couplet 2                                           
J’ai tellement attendu
Tu as si bien répondu
Il a fait, notre amour, des jaloux
Nous aurons la vie devant nous
Vous n’avez qu’à nous aimer
Ils ont perdu, on a gagné.
 
Refrain
 
Couplet 3                                          
Je vais changer d’envies
Tu vas entrer dans ma vie
Il va falloir s’en aller
Nous allons bien nous cacher
Vous allez mourir de rage
Ils vont vouloir nous prendre en otage
 
Refrain
  
Avec toi
 
Avec toi
Qui restera le seul flash de ma vie
Avec toi
Qui change le monde chaque fois que tu souris
Avec toi
Que j’ai aimé dès le premier instant
Avec toi
Qui emporte au loin tous mes tourments
 
Couplet 1                              
J’irais me laver aux pluies de mousson
Ou dans les eaux tièdes des lagons
Me laisser sécher sous les alizés
Me promener sur les récifs coralliens
Bronzer dans les atolls polynésiens
Me perdre dans les forêts tropicales
Aux arbres grands comme des cathédrales
 
Avec toi
Qui parle toujours de tendresse et d’amour
Avec toi
Qui m’accompagnera jusqu’au dernier jour
Avec toi
Qui me couvre sans cesse de mille cadeaux
Avec toi
Qui me fera j’espère un enfant bientôt
 
Couplet 2                              
J’irais me laver aux pluies de mousson
Ou dans les eaux tièdes des lagons
Me laisser sécher sous les alizés
Me promener sur les récifs coralliens
Bronzer dans les atolls polynésiens
Me perdre dans les forêts tropicales
Aux arbres grands comme des cathédrales
  
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