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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:51
Des millions de Cosette
 
Couplet 1                                  
 
Je t’ai croisée dans un bidonville
Accrochée au dessein des hommes vils
Qui ne voient en toi que le fric
A se faire d’Asie en Afrique
Envolée, l’enfance
L’envie de séduire
Passée, la chance
De s’épanouir
 
Refrain                                         
 
Après tant et tant d’années
Hugo aurait-il pu imaginé
Qu’il y aurait encore sur la planète
des milliers de Cosette.
 
Couplet 2                                    
 
Je t’ai croisée dans des collines
Du Brésil ou des Philippines
Détritus amassés qui délivrent
Qui te donne juste de quoi survivre
Envolée l’enfance
L’envie de sourire
Rien que des errances
En coin de mire
 
 
 
Refrain
 
Couplet 3                              
 
Je t’ai croisée dans tout près d’chez moi,
Malheureuse, et je ne savais même pas
Que ta vie n’était qu’ drames et rancoeurs
Qu’ tu souffrais dans ton corps, dans ton coeur .
Envolée l’enfance
L’envie , le plaisir (ou « l’envie d’s’en sortir »)
Juste l’indifférence
C’est peut-être (le)pire
 
Au même moment
 
Qu’est-ce qu’on fait , c’matin
On change la tapisserie
On promène le chien
On paresse au lit
On va pique-niquer
S’rouler dans la paille
On part visiter
Le Louvre ou Versailles ?                 
 
Et au même moment
Des gosses sans leurs parents
En Inde ou au Brésil
Dans leurs bidonvilles
Se demandent si cette fois
Ils se caleront l’estomac
S’ils trouveront un trottoir
Quand arrivera le soir
Qu’est-ce qu’on fait, aujourd’hui
On va au casino
On fonce faire du ski
On mise au loto
On regarde la télé
On file au concert
Ou bien au ciné
Y a un film super ?                             
 
Et au même moment
Des hommes vont espérant
Dans leur bateau fragile
Rechercher un asile
Si toutefois les voisins
Les pirates les requins
Les laissent dériver
Vers leurs destinées
Qu’est-ce qu’on fait, ma mignonne
On tond la pelouse
On va voir la Garonne
Couler à Toulouse
Ou bien les avions
Décoller de Roissy
On va pêcher l’thon
Au large de Cassis                             
 
Et au même moment
Un enfant meurt doucement
Dans le désert africain
Meurt doucement de faim
Pour lui pas de télé
Pas de Louvre de ciné
Pas de ski de pelouse
Pas de Garonne à Toulouse
Pas d’avions à Roissy.......
Et même pas la vie
 
Dis-moi papa
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Qu’Maman m’a attendu neuf mois ?
Sûrement qu’la cigogne s’est trompée
Qu’elle m’a livré sur un autre toit
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que l’eau ça fait du bien ?
Alors maintenant j’ai trouvé
A quoi sert mon bassin
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que j’suis animal supérieur ?
Parce que les bêtes ne savent pas c’qu’est
La bombe, les armes, la haine, les pleurs.
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Qu’même diplômé, j’aurais pas d’bol ?
Et qu’au chômage j’irais pointer
Alors pourquoi , j’vais à l’école ?
 
Dis-moi Papa, j’crois c’est craignos,
Que l’Europe ce soit pour c’matin
Parce que partout j’entends « Portos »
« Rital », « Schleu » ou bien « Espingouin »
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que l’monde et le bruit, c’est stressant
Ben pourquoi on va en juillet
Tous s’entasser à Golfe Juan
 
Dis-moi Papa, est-ce que c’est vrai,
Que j’aurais une p’tite soeur mignonne
Alors à la Poste je vais foncer
Pour que tout de suite vienne la cigogne
 
J’m’en fous d’savoir
 
J’m’en fous d’savoir
Qu’Vercingétorix a merdé à Alésia
Qu’ Roland jouait les Armstrong à Roncevaux
Qu’Charles Martel a joué les racistes à Poitiers
J’m’en fous d’savoir
Qu’Jeanne d’Arc s’est fait cramé à Rouen
Qu’Attila supprimait ses ennemis Huns par Huns
Qu’Henri IV s’est fait planté par Ravaillac
 
Refrain                                        
 
C’que j’attends, c’est la récré
Pour pouvoir m’amuser
Casser les carreaux d’la classe
Tirer les ch’veux des fillasses
C’que j’attends, c’est la récré
Pour aller me bagarrer
Avec ceux qui n’veulent pas d’moi
Qui ne veulent pas de ma loi
C’est c’que m’dit mon fils ...
avant d’aller à l’école
 
J’m’en fous d’savoir
Qu’une plus une minute de classe égale deux heures d’ennui
Que deux plus deux gâteaux volés font quatre paires de claques
Que cent plus cent lignes à copier, ça fait une nuit blanche
J’m’en fous d’savoir
Que dix plus dix soldats font un régiment d’connards
Que trois plus quatre jours d’boulot font une semaine de fichu
Qu’un zéro en calcul vaut dix coups d’pieds au cul
 
Refrain
 
J’m’en fous d’savoir
Qu’un maître d’école prend un « s » s’il est plusieurs
Qu’un surveillant prend un « e » s’il est pédé
Qu’un hibou prend un « x » s’il en reste encore deux
J’m’en fous d’savoir
Qu’la mer démontée, c’est pas maman en colère
Qu’la souris prend un « s » même si elle vit toute seule
Qu’la voie ferrée, c’est pas Léo en train d’chanter
 
Refrain
 
La complainte du panda 
 
Lorsque je s’rais devenue grande
Je voudrais aller jusqu’aux Andes
Voir le condor voler en paix
Sur une terre enfin calmée
 
Je voudrais aller jusqu’en Chine
Voir le panda dresser l’échine ( ou r’dresser)
Cette peluche blanche et noire
Aujourd’hui livrée au hasard.
 
Refrain                              
 
Mais qui sont vraiment les plus grands
Les adultes ou bien les enfants
Qui est vraiment le plus sauvage
L’homme ou l’animal en otage ?
(ou « Qui est vraiment l’être idéal
De l’homme ou bien de l’animal »)
 
Lorsque le temps aura passé
J’ voudrais voir les dauphins nager
Entendre le souffle des baleines
Dans les eaux claires, dans les eaux saines .
 
Refrain
 
J’voudrais qu’la terre soit un jardin,
Un arche de Noë dès demain,
La nature un immense collier,
Et tous ses maillons retrouvés.
 
Je voudrais voir le tigre chasser
Et l’éléphant nous asperger
Pour ceux qu’j’ai oublié : pardon,
Mais dans mon coeur, sûr qu’ils y sont...
 
Refrain
 
Plus si affinité
 
Mon prince charmant n’a d‘yeux que pour moi
Et il me réchauffe tant, même quand j’ai pas froid
Depuis qu’il est là, je déplace les murs
Je cours à tout va, même pas d’courbatures
Il me prête ses pulls que j’pourrais jamais
Enfiler de jours, on m’enfermerait
 
Refrain
                                           
Ton remplaçant, mon avenir
Celui qui va prendre ta place
Celui qui tous les jours m’embrasse
Sur les deux joues pour commencer
Peut-être plus, si affinité
Il est venu sans prévenir
Ton remplaçant, mon avenir
Sur lui, il va falloir compter
Les jours et même les mois prochains
Peut-être plus si affinité
 
S’il est éloigné, dans mon cœur meurtri
Je le sens tout près, dans ma tête aussi
Comme un vrai moteur d’avion que j’détourne
En vol intérieur, il tourne et retourne
Comme une petite puce, il saute et tressaille
C’est comme un virus que j’ai dans la peau
 
Refrain
 
Les tremblements de terre, les inondations
Les horribles guerres et les pollutions
Sont rien à côté de c’qui s’passe
Dès mon arrivée dans ma vie qui s’trace
Dans ma vie qui s’tresse, tout le monde autour
tout n’est que tendresse dans mes alentours
(ou « c’est peut-être ça qu’on appelle l’amour »)
 
Petite fille d’Asie
 
Ce n’est pas drôle chaque jour pour toi
Je sais qu’il te faut juste un toit
Une mère qui te donne son amour
Parfois un seul repas par jour
Quand tu grattes la terre de tes mains
C’est pour voir le soleil demain
Trouver des larves et des vers
Et entretenir ta misère
 
Refrain                                       
 
Petite fille des rives du Mékong
Tu as l’âme pure des Mongs
Tu m’envoies par tes doux yeux noirs
Une flèche de malice et d’espoir
Un reflet d’innocence et de vie
Tout le charme des pays d’Asie
 
Pendant que ton père va aux champs
Cultiver une fleur rouge sang
Une fleur qui parle aux démons
Au rythme de la mousson
Tu me tends tes bagues, tes colliers
Tes jolis travaux d’écoliers
Des broderies multicolores
C’est la vie au triangle d’or
 
Refrain
 
Pour prendre ton image en secret
Juste par papier interposé
Tu dois entendre teinter les pièces
Alors tu m’offres toute ta tendresse
Ne me prends pas pour ces gens
Qui tiennent le monde par l’argent
Comme je voudrais que tu comprennes
Que je suis un pion, toi la reine
 
Refrain
 
Mais tu es trop jolie pour rester
Dormir à douze dans une chambrée
Des requins viendront pour te prendre
Te donner la corde pour te pendre
Ils t’emmèneront petite fille
Loin de ta tribu, ta famille
Dans une ville aux mille trottoirs
Où la journée commence le soir.
 
Refrain
 
L’adolescence
 
L’adolescence
C’est le moment où s’éveillent les sens
C’est se lancer dans de grands discours
Et des théories au long cours.
 
L’adolescence
C’est regarder les avions en partance
Avec une envie, une soif d’aventures
Mieux que tous ces bons plans qui durent.
 
Refrain                                         
 
Même si « ado »
On se met tout le monde ........à dos,
Métro boulot dodo.........plein le dos,
Même si on nous prend pour .........des clodos
(ou « des crados »)
toi l’ ado.....laissant,
ton regard dans le mien,
toi l’ ado.....laissant,
tes pas suivre mon chemin,
t’es de plus en plus ado..........rable,
je t’ai ado....pté,
et c’est tout ce qui compte .
 
L’adolescence
C’est l’excitation face à ce monde immense
Qui nous tend le coeur et les bras
Malgré les épreuves, les coups bas.
 
L’adolescence
C’est voir dériver son enfance
Sans espoir de retour, sans prévenir
Avec juste tes yeux en point de mire.
 
Refrain
 
Loterie de naissance
 
Tu es né dans un grand cimetière
Sous les bombes et la misère
Sous la bêtise de l’espèce humaine
Dans la détresse et dans la peine
Tes parents morts à tes côtés
Il te reste juste tes yeux pour pleurer
 
Refrain                                                      
 
La naissance
est une loterie
C’est une chance
de mort ou de vie
La naissance est une loterie
Qui fait le beau temps
Ou nuages et pluies
 
Tu es né dans un grand désert
Sans vie, sans eau, sans rivière
Ta mère te porte faiblement
Son corps décharné depuis longtemps
Le regard livide et éteint
Résigné face aux lendemains
 
Refrain
 
Tu es né dans un riche hôpital
Fort comme un tigre du Bengale
Choyé et dorloté dès le premier jour
Entouré de tendresse et d’amour
Tu ne peux que réussir ta vie
Venant au monde sans souci
 
Refrain
 
Enfant d’ailleurs
 
Enfant qui vient de la mer
Avec ou sans ta famille
Aux yeux emplis de misère
Que tu sois garçon ou fille
T’as échappé au grand requin blanc
De la mer de Chine
Mais ceux qui t’attendent en Occident
Te feront courber l’échine
 
Refrain                                 
Pourquoi les gosses trinquent-ils toujours
A la place de leurs aïeux
Ils ont juste besoin d’amour
Et d’un coin de ciel bleu
 
Enfant qui vient de la mer
Avec ou sans ta famille
Aux yeux emplis de misère
Que tu sois garçon ou fille
Tu vas toujours sous la table
Quand t’entends le mur du son
Ou une sirène insoutenable
Qui te rappelle ta maison
 
Refrain
 
Enfant qui vient de la mer
Avec ou sans ta famille
Aux yeux emplis de misère
Que tu sois garçon ou fille
Tu reviens de plus loin encore
En manque de pain et d’eau
Tu as chassé loin la mort
T’as plus de vautours en haut
 
Refrain
 
Donnons-lui la main
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Est-ce bien à toi d’assumer
Les erreurs de tes aînés 
Leurs instants de faiblesse
Et leur manque de tendresse?
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Tu dois vivre avec ton âge
Tu dois sortir du naufrage
Et tu as encore le temps
De jouer comme un enfant
 
Refrain                                            
 
Donnons-lui la main
Pour que ses lendemains
Chassent loin les gros nuages
Arrivés bien avant l’âge
Donnons-lui la main
Pour qu’il trouve le chemin
D’une nouvelle destinée
Et d’une vraie identité.
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Tu dois connaître l’amitié
Et la chaleur d’un foyer
Tu dois connaître l’amour
Qui t’a manqué certains jours
 
Enfant qui vient de nulle part
Né d’un carton sur un trottoir
Il faut que ta vie s’ensoleille
Que tu sois la huitième merveille
Du monde que tu n’as pas choisi
Où tu n’as connu que la pluie
(ou « Il faut que ta vie s’ensoleille
Au lieu de ta vie sans soleil
Dans c’monde que tu n’as pas choisi
Où tu n’as connu que la pluie »)
 
Stress tendresse
 
J’ai vu des enfants bruns
Au regard pétillant
Respirant des parfums
De joie mêlés de sang
Ils viennent de nulle part
S’installer n’importe où
Bravant mers et cafards
Dans ces bateaux tabous
 
Refrain
                                    
Donnons-leur un peu de chaleur
Pour qu’ils puissent oublier la peur
Donnons-leur un peu de tendresse
Pour qu’ils puissent oublier le stress
 
Ils ne demandaient rien
Ni à vivre, ni à naître
Leurs vies d’après-demain
Seront meilleures peut-être
Ils ont le dos tourné
A leurs maisons qu’ils quittent
Leur salut, c’est la fuite
Ils repartent à zéro
 
Refrain
 
Les hommes égaux et libres
Partout de part le monde
On lit ça dans les livres
Loin de la terre qui gronde
Pourquoi quelques humains
Par voeu de cruauté
Jouent-ils sur le destin
De toute l’humanité
 
Refrain
 
Elle fera bien ce qu’elle voudra
 
A la façon dont elle fait
Valser ses peluches, ses jouets
Elle fera , c’est certain
La loi dans son jardin
Elle fera rien que pour nous
Des boîtes à crayons, à bijoux
Pour y mettre tout simplement
Sa tendresse dedans
 
Elle fera,
Elle fera....
Bien ce qu’elle voudra.
 
Elle fera peut-être pompière
Facteuse ou commercière
Elle pencherait plutôt aujourd’hui
Pour Madame Pipi
Elle fera l’école en large, en travers,
Et même l’école buissonnière
Elle fera ce qu’elle fera
Ca ne se commande pas
 
Elle fera,
Elle fera....
Bien ce qu’elle voudra.
 
Et quand on lui demandera
« Qu’est-ce que plus tard, tu feras ? »
ça sera gagné , si elle dit
« J’fais c’que j’veux de ma vie 
J’habite dans le nuage du bonheur
Où l’on ne parle qu’avec le coeur
Si vous voulez voir mon paradis
Je vous invite pour la nuit »
 
Elle fera,
Elle fera....
Bien ce qu’elle voudra.
 
Refrain
Mes cahiers déchirés

 Couplet 1                                 

Se sentir seul au milieu de la foule

Comme un bout de bois flottant dans la houle

En moi l’impression de détresse qui monte

Un sentiment de brisure et de honte

Qu’ai-je donc fait ? Suis-je victime ou coupable

D’avoir trop de pages blanches dans mon cartable ?

D’être ailleurs, d’avoir trop de rêves noirs ?

D’avoir croisé de si lointains regards ?

 

Refrain                                                    

Espoirs envolés

Une vie salie, souillée

Dans un monde à effacer

Mon âme est comme

Un coup de gomme

Comme tous mes cahiers déchirés

 

Envies toutes brisées

Libre mais prisonnier

Dans un monde à effacer

Mon âme est comme

Un coup de gomme

Comme tous mes cahiers déchirés

 

Couplet 2                        

Se voir tomber dans un gouffre sans fond

Alors qu’on devait toucher l’horizon

Perdre ses certitudes, tous ses repères

Parce que ma tête a tourné à l’envers

Et tout va de travers depuis ce jour

Où le hasard m’a joué un sale tour

Ah !Si l’on pouvait tout recommencer

Repartir à zéro, tout oublié…

 

Refrain

 

Mes contes d'enfant

Couplet 1
La belle et le clochard

Ne s’en sortira pas
Car son prince charmant
Ne l’embrassera plus
Elle ne doit pas dormir
Sitôt qu’elle est au lit
Mais au contraire sourire
Et tout ce qui s’en suit
 
La Cendrillon jolie
A perdu ses pilules
Dans sa boîte de nuit
Bien loin du crépuscule
Faudra qu’elle se méfie
Avec tous ses amants
Qui parsèment sa nuit
Et ses rêves d’enfant
 
Refrain                                              
 
Tous ces contes d’antan
Avec qui je rêvais
Lorsque j’étais enfant
Hélas sont dépassés
Et ceux de maintenant
N’émouvront plus personne
Réactualisés
Comme une cloche qui sonne
 
Couplet 2
Et le Petit Poucet
S’il sème des cailloux
Sont alors ramassés
Par les hommes jaloux
De mon esprit malin
Qui lui faisait trouver
Le bout de son chemin
Et de sa destinée
 
Blanche-Neige est à la rue
Sans abri, sans argent
Les sept nains ne peuvent plus
Siffler en travaillant
Les malades, les idiots
N’ont pas droit de cité
Et même les intellos
N’ont pas de quoi manger        
Refrain
 
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