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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:52

 

 

Robinson
 
J’aimerais s’il était
Possible
Etre Robinson Crusoë
Dans son île
N’avoir que Vendredi
A supporter
Oublier ce qu’est la vie
En société
Eviter les discussions
Inutiles
Dans l’enfer du béton
Des villes
 
Refrain                                        
 
 Plus d’argent
A perdre ou à gagner
Plus de gens
A haïr, à aimer
Plus d’amis
Dont il faut se méfier
Plus d’ennemis
Pour nous assassiner
Seulement toi
Qui m’a accompagné
Avec moi
Et pour l’éternité
 
J’aimerais s’il était
Possible
Etre Robinson Crusoë
Dans son île
Supprimer les feuilles d’impôts
A remplir
N’écouter que les chants d’oiseaux
Et les rires
Tuer uniquement pour
Se nourrir
Non pas pour chasser à courre
Par plaisir
 

Refrain

Nouveaux horizons
 
Fuir l’inéluctable présent
Les mêmes murs, mêmes tourments
Et sortir du schéma sans fin
Qui tue passions et lendemains
Refuser que sa vie soit faite
Et tracée jusqu’à la retraite
Oublier que l’on est sur terre
Pour trop parler ou pour se taire
 
Refrain                                    
 
Découvrir de nouveaux horizons
C’est le remède que je prescris
Découvrir de nouveaux horizons
De nouvelles armes contre l’ennui
Cocotiers, sable blanc, mer bleue
Croisière dans l’éclair de tes yeux
Découvrir de nouveaux horizons
 
Quitter le monde où l’on s’est mis
Mêmes amis ou ennemis
Répondre à la question : «  eh ! dis,
Que fais-tu aujourd’hui....je vis »
Changer en fleurs les prisons
L’eau sale de l’égoût en lagon
Ne pas savoir si demain
Je serai là ou bien plus loin
 
Refrain
 
Voyager pas uniquement
Dans les livres et les dépliants
Voir le monde en chair et en os
Avant de se faire de vieux os
Elargir son champ de vision
Aimer d’autres civilisations
Connaître les pays lointains
Comme sa poche et son jardin
 
Refrain
 
J’ai plein d’tampons sur mon passeport
 
Par soif de découvrir
Les larmes et les sourires
La paix et puis la guerre
Parsemées sur la terre
Pas besoin de comprendre
De donner et d’apprendre
D’élargir l’horizon
Et mon champ de vision
 
Refrain                    
         
J’ai plein d’tampons sur mon passeport
J’habite dans les aéroports
Je manque pas une occasion
De prendre le premier avion
J’ai plein de croix sur mon planisphère
Petit Poucet qui sème ses pierres
Là où il a pu explorer
Les lieux magiques dont il rêvait
 
Parce que j’aime les trains
Des massifs boliviens
Sortis de la télé
Et des pubs de café
Pour voir si les bouddhas
Sont tous au nirvahna
Et si les kangourous
Ont une poche entre les genoux
 
Refrain
 
Pour fuir les jaloux
Les méchants et les fous
Qui veulent guider ma vie
Mes choix et mes envies
Pour changer de destin
Trouver d’autres chemins
Des raisons d’exister
Loin des routes tracées
 
Refrain
 
Paradis d’Asie
 
J’ai pensé ces quelques mots
Sur une île de corail
Où je suis bien dans ma peau
Son sable si fin, si blanc
Coule dans ma main-sablier
Laissant filer le passé
Pour garder l’instant présent
 
Refrain                                                     
 
Paradis d’Asie
Désire juste rester ici
Autres envies, autres vies
Je me sens bien à l’abri
Paradis d’Asie
Je suis frappé d’amnésie
Plus d’ennemis de soucis
Plus de haine de jalousie
 
Je plonge dans le merveilleux
Dans cette mer tellement belle
Qu’on dirait une aquarelle
En plissant un peu les yeux
De l’émeraude à mes pieds
Au bleu d’azur vers le large
Même les poissons de passage
Savent qu’ils sont privilégiés
 
Refrain
 
J’ai oublié les requins
De la civilisation
Et tous ceux dans le lagon
Me laissent suivre mon destin
Je suis dans la carte postale
Que je rêvais d’envoyer
Hors du circuit infernal
Et du temps qui m’est compté
 
Bangkok
 
C’est la cité
Si bien nommée
Cité des anges
Et de l’étrange
Et du matin
Au lendemain
Elle s’ouvre et vit
Surtout la nuit
Vers Patpong
Tout près des klongs
 
Refrain                                                         
 
Bangkok
Ville des diam’s et du toc
Bangkok
Ville des combats de coqs
Bangkok
Ville des klongs et de la coke
Bangkok
Ville magique qui choque
 
C’est une attente
Calme et patiente
D’une divine pluie
Qui envahit
Coeurs et maisons
C’est là l’empire
Du dieu sourire
Du dieu Bouddha
Au nirvahna
 
Refrain
 
C’est un endroit
Où on a le choix
Entre l’utile
Et le futile
Entre la grâce
Et puis la crasse
Où les enfants
Sont souriants
Avec leurs yeux
Si malicieux
 
Refrain
 
Pas d’malaise en Malaisie
 
Il y en a qui ont peur de franchir des frontières
Comme le renard qui a peur de quitter sa tanière
Y en a qui n’osent pas s’éloigner d’leur maison
Pour qui l’portail d’entrée est leur seule horizon
Si par hasard au mois d’août, y se risquent en vacances
Veulent pas entendre parler d’autre chose que la France
Tous ces pauvres gens-là, je les plains et j’leur dis :
Emboîtez-moi le pas, vous n’aurez pas d’souci
 
Refrain                                         
 
Pas d’malaise en Malaisie
Pas d e KO à Macao
Pas d’ET à Tahiti
Pas de Grenade à Grenade
Pas d’coups bas aux Pays Bas
Et pas de bombes à Bombay
 
Y en a qui croient toujours qu’y a qu’leur pays sur terre
Et que partout, ailleurs, c’est la guerre , la misère
Qui sont civilisés comme l’homme de Cromagnon
Restant dans leurs cavernes allumées au néon
Comme je voudrais tant les persuader
Qu’il y a quelque chose de l’autre côté
Tous ces pauvres gens-là, je les plains et je leur dis :
Emboîtez-moi le pas, vous n’aurez pas d’souci
 
Refrain
 
Et puis un jour, j’en ai eu marre de leur parler
Alors j’ai décidé soudain d’les écouter
Ils m’ont dit pour une fois et une fois seulement
Parcourez donc la France et vous s’rez bien content
Y a tant de choses à voir, tant de p’tits coins charmants
Avec des gens tellement, tellement intéressants
J’me suis laissé séduire, je leur ai dit « d’accord »
J’ai parcouru l’ pays du Sud au Nord
 
Mais, j’ai pris des pains à Juan-les Pins
Pris des gnons à Avignon
Vu du danger à Angers
Eté sonné dans la Somme
Cassé l’nez au cap gris-nez
Et limogé à Limoges
 
Ainsi-soit-île
 
J’désire des îles
Sortir de la file
Des gens si futiles
Savants et débiles.
Indélébile,
La trace inutile
Laissée par ces « ils »
Pions de mon exil !
 
Refrain
 
Ainsi-soît-île
De corail
Ainsi-soît-île
Où j’me taille
Ainsi-soît-île
Au trésor
Ainsi-soît-île
Où j’m’endors
 
J’désire mon île
Dans ce monde si vil
Fait de crocodiles
De singes habiles !
Pour mettre dans le mille
C’est face ou c’est pile,
Un conte des mille
Et une nuits fébriles.
 
Refrain
 
Le plein d’essences
 
Quand tout me fuit, quand j’en ai marre,
Du métro, boulot, même pas d’dodo
Parce que j’ai la tête qui s’égare
Vers tout ce qui sonne bien trop faux
Quand je passe des heures monotones
A me demander pour qui, pourquoi
Tous mes chemins mènent au rhum
Bien pire que celui de croix
(ou de l’ennui jusqu’au désarroi)
 
Refrain                                      
 
Alors, je vais à la lisière des bois
Comme la voiture à la station
Je fais mon plein d’essences et de joie,
Je me ressource pour de bon.
(Je suis fier d’ être l’homme
qui parle à l’oreille des arbres)
 
Quand l’existence part en lambeaux
Comme un jeu impossible à suivre,
Il manque tellement de héros
Dans ces nuits impossibles à vivre.
Quand il n’y a plus rien à faire
Que tout s’effondre autour de moi
Et que j’entrevois Lucifer
Danser au dessus de mon toit.
 
Refrain
 
Tribus indiennes
 
Etre le maître des grands espaces
Au prix peut-être de guerres hélas.
En harmonie dedans son corps
Et dans l’esprit plus grand encore.
Savoir parler
Aux paysages
Plaies oubliées
Des pâles visages.
 
Refrain                                     
 
Pour toutes ces choses-là que j’aime
J’aimerais mettre sur mon totem,
La culture, la philosophie
La sagesse des tribus indiennes
Pour toutes ces choses-là que j’aime
Oui, j’aimerais mettre ces valeurs
A l’entrée de mon tippi.
La sagesse des tribus indiennes.
 
Maîtriser l’eau, le feu, le temps
Suivre son ruisseau au gré des vents.
Face aux déserts, rester serein
Sentir la terre et ses desseins.
Ouvrir les yeux,
Se savoir fort
Frôler les dieux
 Subir son sort.
 
Refrain
 
Taire les secrets des chants d’oiseaux
De la forêt du ciel (tout) en haut.
Penser que l’homme dans la nature
Fait partie d’elle sans demesure.
Manque un morceau
Tout est délié
Le puzzle sonne faux
Sans l’unité.
 
Refrain
 
Ilien
 
Rêver de franchir toutes les mers
Et Cap au Sud pour changer d’air
Partir et aller jusqu’au bout
De la jetée, des rêves fous
Laisser courir le temps présent
Suivre l’envol des goélands
Isolé des meutes qui grondent
Et de la fureur du monde.
(ou « Du bruit d’une terre pas très ronde »)
Perdre son regard vers l’horizon
Où derrière commence la prison.
 
Refrain                                                              
 
Ilien
Je veux être îlien
Pouvoir briser tous ces liens
Qui étranglaient mes lendemains
Ilien
Je veux être îlien
Poursuivre d’autres destins
D’autres envies, d’autres matins.
 
Se laver dans les eaux tièdes
Du lagon qui vient à mon aide
Se sentir comme invulnérable
Ni innocent, ni coupable
Fuir tous les mots qui font si mal
Que j’ai pas emmenés dans mes malles
(ou « Qui m’ont fait bouclé toutes mes malles »)
Parsemer sa vie de rencontre
De gens si humbles, si vrais qui montrent
Tant de savoir, tant de richesse.
Loin d’l’univers que je délaisse.
 
Refrain
 
Déposer les larmes
 
Quand j’en ai assez des combats
Qui m’emmènent loin des nirvanas
De ne supporter plus rien ni personne
Perdus dans mes orages qui tonnent
Quand la vie est un grand parcours
Où n’existe plus le mot amour
Que toutes mes secondes, toutes mes heures
Tournent dans ma tête comme un moteur
 
Refrain                               
 
Pour fuir tous mes stress, tous mes drames,
Je pars déposer mes larmes
Comme Vercingétorix devant César
Dans cette île loin des regards 
Plus de guerre
Dans ce havre de paix
Dans la mer
Tous mes ennuis noyés (tous mes grains d’sable noyés)
 
Quand tous les gens autour de moi
Font comme si je n’étais pas là
Et qu’ils me prennent pour un zombie
Parce que je ne suis pas leurs plis
Quand vient s’installer la routine
Que la vie sans arrêt me mine
Je ne cherche qu’à me ressourcer
Quand mes batteries sont déchargées.
 
Refrain
 
Faisons le tour du monde
 
Allez sous les djembés d’Afrique
Se réchauffer sous les tropiques
Découvrir le peuple Massaï
Quitter le stress qui m’assaille
 
Allez on s’éclate en Europe
On danse la valse ou le hip hop
(ou « On va de la valse au hip-hop »)
J’entends des airs d’accordéon
De cornemuse ou de violon
 
Allez direction l’Amérique
Du Canada jusqu’au Mexique
Nager vers Copa Cabana
Faire le Pérou à dos d’lama
 
Allez voir les temples d’Asie
Parler le thaï ou bien l’hindi
Baignée par les parfums d’encens
Et l’infinie douceur du temps (ou des gens)
 
Allez cap sur l’Océanie
Voir les kangourous d’Australie
Jusqu’en Polynésie bouger
Sur le rythme des vahinés
 
Allez sauter de votre fauteuil
Pour voir la terre d’un autre oeil
 Eloigner nos vieilles habitudes.
Qu’on puisse perde le Nord ...ou le Sud
 
Refrain                                       
 
En voyageant, , on s’enrichit
On s’ouvre à l’amour, à la vie
En dépassant notre horizon
On apprend toujours des leçons
(ou « on apprend de belles leçons »)
Alors faisons le tour du monde
Pour voir comment la terre est ronde
 
Même pas mal
 
Quand j’ai trop de valises dessous les yeux
Qu’il y a trop de boum boum dans ma cervelle
Que mes noeuds de cravate se font des noeuds
Pas chouette à voir, pas conventionnels,
1 p’tit Paris Bangkok
Mettre 15 heures d’ vol loin d’ceux qui s’moquent,
1 p’tit Paris Port Louis
Pour lever l’pied, c’est les îles, ici
1 p’tit Paris Pékin
Pour éviter de pleurer pour des riens
 
Au r’tour, tu peux mettre ton grain d’sable,
Dans mes malles
Même pas mal....
Même pas mal...
 
Quand c’est trop speed la vie autour de moi
Que mes voisins ressemblent à des zombies
Qu’on me mène en bateau jusqu’en bas de chez moi,
Qu’on me jette des fleurs mais surtout des soucis,
1 p’tit Paris Bali
Histoire d’s’entraîner à vivre au paradis
1 p’tit Paris Kuala Lumpur
Pour plus qu’on me joue de vilains tours
1 p’tit Paris n’importe où
Pour laisser sur place les jaloux.
 
Au r’tour, tu peux mettre ton grain d’sable,
Dans mes malles
Même pas mal....
 
Sale utopie
 
J’ai rêvé de notre terre
Sans guerre et sans canon
Où tout le monde serait frère
En chantant à l’unisson
J’ai rêvé de notre terre
Sans homme qui meurt ou qui tremble
Où serait banni la misère
En dansant tous ensemble
 
Refrain                                           
 
C’est peut-être ça, l’utopie
Sale utopie
Tant pis
Faut y croire
Faut changer l’histoire
Un jour, tu vas te changer
En réalité
 
J’ai rêvé de notre terre
Où marchaient la main dans la main
Tous les êtres de l’univers
Vers de meilleurs lendemains
J’ai rêvé de notre terre
J’préfère car hier à la télé
J’ai vu des choses pas très claires
Tout en restant éveillé
 
Refrain
 
J’ai rêvé
 
J’ai rêvé qu’était élu un président
Loin de la foule et des slogans
Avec pour seule et unique campagne électorale
Votez pour moi et ce sera pas plus mal
Choisi par un coup « d’y en a marre ! »
« D’y en a ras l’bol » et de crises de cafard
Il allait prendre la décision
De supprimer bombes, armes et prisons
Plus de frontières à franchir ni souci
Pour entrer et sortir du pays
Plus de xénophobie, de racisme
De guérillas, de terrorisme
 
J’ai rêvé que tout le monde essayait
De nous envahir et nous massacrer
Mais notre attitude de refus de combat
Leur a vite fait baisser les bras
Et tout le monde s’est rallié à mon idée
Et tout le monde allait où il voulait
En Amérique, les Russes et les Lybiens
Au Vatican, juifs et palestiniens
Espagnols ou français en Algérie
Retrouver quelques parents et amis
Les anglais aux îles Malouines
Et puis le pape en Palestine
 
J’ai rêvé qu’on revivait la paix romaine
La belle époque sept jours par semaine
On mettait le travail hebdomadaire
A 20 heures mieux que le front populaire
Avec six mois de congés payés
Pour pouvoir mieux en profiter
Rien que des boutons à appuyer
Au lieu de trimer toute la journée
Chacun vivait tranquillement
Savourant les délices du temps
Ne cherchant plus que le plaisir
Dans un monde de sourires
 
J’ai rêvé que ça a mal tourné
Que les machines se sont arrêtées
Il a fallu recommencer
A bosser comme des forcenés
Avec ses tripes et ses mains
Sans connaître l’avenir demain
Plus de pétrole, d ‘électricité
Plus que la bougie pour s’éclairer
Pour se déplacer, rien que des vélos
Terminés, les avions, les autos
Plus de rendement , de profit,
Rien que la lutte pour la vie
 
J’ai rêvé que j’habitais une caverne
Avec les ours qui hibernent
Vêtus de peaux, de fourrures de bêtes
Cherchant à faire du feu sans allumettes
J’étais couvert de poils partout
Je me bagarrai dans la boue
Pour un morceau de viande crue
Pour que puisse manger ma tribu
Puis comme hypnotisé, je me suis approché
De la flamme qui nous réchauffait
Mais hélas petit à petit
Nous a plongé dans la nuit
 
Rêve utopique
 
J’ai rêvé d’un monde
Sans arme et sans guerre
J’ai rêvé d’un monde
Sans armée sans frontière
 
Pourquoi faut-il se massacrer
Pour des idées, pour un dieu
Pourquoi donc avoir des yeux
Pour ne pas voir la vérité ?
 
J’ai rêvé d’un monde
Sans doctrine, ni prison
J’ai rêvé d’un monde
Où tous les hommes seraient bons
 
Pourquoi faire de la lumière
Sur cette terre déchaînée
Pourquoi avoir jambes et pieds
Pour marcher sur tant de misère ?
 
J’ai rêvé d’un monde
Sans faim sans cimetière
J’ai rêvé d’un monde
Naviguant sur une seule galère
 
Pourquoi faut-il toujours lutter
Pour vivre dans un monde pareil
Pourquoi donc avoir des oreilles
Pour entendre tant d’absurdité ?
 
J’ai rêvé d’un monde
Calme et pacifique
Le cauchemar de ce bas-monde
Rend ce rêve utopique
 
Pourquoi ne pas prendre ce rêve
Pour une prochaine réalité
Et que bientôt le monde entier
Vivra la réalité comme rêve
 
Robinson et Samedi
 
Refrain                                           
 
Si j’étais arrivée un samedi
Au lieu d’ce monsieur du vendredi
Qu’aurait-donc fait Robinson ?
S’rait-il resté dans son lagon ?
Aurait-il voulu partir
Avec l’amour en point de mire ?
Avec l’idylle dans c’ paradis
De Robinson et Samedi.
 
Vivre dans un supermarché
Promo sur mangue et crustacés
Elargir son champ culinaire
 du fruit défendu aux fruits d’mer
Je lui aurai fait de bons petits plats
Steak de requin, de raies mantas
Tuer juste pour se nourrir
Pas de chasse à courre par plaisir
J’lui aurait fait oublier la ville
Et son flot de filles futiles
Plus d’amis dont il faut se méfier
D’ennemis pour nous assassiner
Plus de déclaration d’impôts
N’écouter que les chants d’oiseaux
 
Refrain
 
L’horizon comme bel horizon
Pourquoi refaire le mur du son
Pourquoi retraverser la terre
Et revoir le monde à l’envers
L’aspirateur s’ra l’alizé
Pour nettoyer notre havr’ de paix
N’avoir que moi à supporter
Oublier les lois, la société
Plus d’ discussions inutiles
Dans l’enfer du béton, des villes
Plus d’argent à perdre à gagner
Personne à haïr, à aimer
A part toi qu’avait échoué (ou juste toi)
Sur ta plage et ta destinée
 
Refrain
 
Globe trop tard
 
Pas attendre la retraite
Pour perdre la tête
Dans les gares, les ports
Les aéroports
On ne vit qu’une fois
On n’a pas le choix
Alors faut s’bouger
Avant d’se lasser
 
Refrain                                          
 
Alors je veux être globe trotter
Voir les océans, les mers
Oui, j’veux être globe trotter
Suivre tous les chemins de la terre
Non, j’ veux pas voir le globe trop tard
Quand la vie s’ra tout en noir
Sans prév’nir, sans crier gare
Non, j’veux pas voir le globe top tard.
 
Jamais j’envisage
Le dernier voyage
J’préfère tous les autres
Qui frappent à ma porte
Combien r’mettent à d’main
C’qui tiennent dans leurs mains
Passant à côté
De leur destinée
 
Refrain
 
Le temps sans arrêt
Etend ses filets
En nous emmenant
Vers le grand tournant
Avant d’être en cendres
Et sans plus attendre
Si l’on veut connaître
Toute notre planète
 
Refrain

 

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