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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 14:51
 
Elle a continué
 
Refrain                                  
 
Une colombe est passée dans le ciel
Chercher un havre de repos
Parcourant le monde à grands coups d’ailes
Cette planète de terre et d’eau
Elle s’est élancée telle une étoile
Glissant fièrement jusqu’à l’horizon
Comme un peintre achevant sa toile
Elle flottait dans le vent, les nuages
Se chauffait aux rayons du soleil
Elle voyait de beaux paysages
Sa vie lui semblait une merveille
Alors elle a continué...+ Refrain
Elle a survolé des pays
Où les uns errent sur des trottoirs
Mendient pour deux ou trois roupies
Et finissent dans les mouroirs
Où les autres font leurs palais
Un conte des mille et une nuits
Un repaire de princes gras et laids
Une banque de luxe et de nantis
Alors elle a continué...+ Refrain
Elle a survolé des déserts
Où rien ne pousse, rien ne vit
Peut-être y a t- il eu naguère
Autre chose que le sable et l’ennui
Elle a juste pu remarquer
De drôles de chevaux à deux bosses
Qui fuyaient cette immensité
N’ayant plus que la peau sur les os
Alors elle a continué...+ Refrain
Elle a survolé des rivières
Où l’eau a un goût de strychnine
Où les poissons sont à l’envers
D’avoir nagé trop près de l’usine
Même les bateaux en papier
Ne s’aventurent pas sur leurs cours
Ils feraient un unique aller
Sans aucun espoir de retour , alors elle a continué...
 
Refrain
 
Mais elle a tout revu dans sa tête :
Les bombes, les morts, les déserts
Les taudis, les palais, les roquettes
Les riches, les pauvres, la misère
Lasse de fatigue, de désespoir
Comme un avion sans pilote
Elle a piqué tout droit un soir
Et joué sa dernière note
Une colombe est passée dans le ciel
Chercher un havre de repos
Elle l’a trouvé, elle est si belle
Dans son paradis des oiseaux.
 
Apartheid
 
C’est l’histoire d’un brave garçon
En Afrique, Ted, de son prénom
Qui a bien cru par un beau jour
Rencontré le très grand amour
Il aurait aimé lui parler
Et qui sait même l’épouser
Mais il avait un gros problème
Il ne pourrait lui dire « Je t’aime »
Elle avait la peau si claire
Trop claire pour lui et ses frères
D’ailleurs personne n’est assez fou
Pour oser lui faire les yeux doux
 
Personne, à part Ted, apartheid.
 
Il aurait aimé la croiser
Et avec elle se promener
Il lui aurait peut-être dit
Que les mots croisés vivent leurs vies
Cases noires et blanches mélangées
C’est ce qu’il aurait raconté
Que les pianos depuis longtemps
Entre le noir, et puis le blanc
Ont trouvé une belle harmonie
Pour jouer de nouvelles mélodies
Mais personne ne s’en rappelle
Dans ce monde fourbe et cruel
 
Personne, à part Ted, apartheid.
 
Et s’ils avaient de beaux enfants
Seraient-ils noirs, seraient t-ils blancs
Le hasard devra décider
S’ils seront rois ou bien sujets
S’ils devront sans crainte des regards
Aborder hommes blancs ou noirs
Ou devront-ils se contenter
Comme leur père Ted de rêver
 Que demain à l’unisson
Les deux couleurs s’épouseront
Mais personne ne l’envisage
Dans ce monde venu d’un autre âge
 
Personne, à part Ted, apartheid.
 
Comme ceux de Berlin
  
Quand tu vois tes idées étouffées
Tes opinions bafouées
Les gens sortir de ton aura
Parce que tu ne suis pas leur voie
Quand tu vois que les dialogues
Finissent en deux monologues
Que tu ne peux t’écarter
Du chemin de tes aînés
Quand tu peux pas dire c’que tu penses
Sans qu’on prenne ça pour une offense
 
Refrain                                      
Alors fais comme ceux de Berlin
Et casse ce mur
Panse tes blessures
Laisse-le se lézarder
Laisse-le vite s’écrouler
Pour que passe le courant
Des idées entre les gens
Fais comme ceux de Berlin
Et casse ce mur
Eloigne la torture
Avant que tu te casses
Effaces toutes les traces
Evite les obstacles
Qui te mènent à la débâcle
Fais comme ceux de Berlin
 
 
Quand on te prend pour un enfant
Un esclave, un inconscient
Et que tu as passé l’âge
D’être un oiseau dans sa cage
Quand tu veux faire une famille
Plutôt que d’aller jouer aux billes
Et que tu te sens d’assumer
La vie et ses difficultés
Quand tu veux envoyer promener
La norme, la société
 
Refrain
 
 C’est trop loin
 
Chaque fois que je parlais des guerres
Des bombes au Moyen-Orient
Où les hommes pour un bout de terre
Tuent les femmes et même les enfants
Chaque fois que je parlais des baleines
Des phoques qu’on va massacrer
Là où s’imposent la haine
Au mépris d’espèces menacées
 
A chaque fois on me disait
C’est trop loin
C’est trop loin
 
Chaque fois que j’parlais des gamins
Exploités et martyrisés
Souffrant de manque d’amour ou de pain
Et prenant les mauvais sentiers
Chaque fois que j’parlais d’pollution
De tremblement d’terre, de marées noires
Ou de volcans en éruption
Qui laissent des ruines sur le hasard
 
 
A chaque fois on me disait
C’est trop loin
C’est trop loin
  
A ces êtres gonflés d’égoïsme
Ignorant jusqu’à leurs voisins
Si un jour tous les cataclysmes
S’abattaient dans leurs beaux jardins
Envoyant un message au monde
J’aimerais bien qu’on leur réponde
C’est trop loin
Oui, bien trop loin.
  
2 p’tites tours et puis s’en vont
 
A force de laisser
Naviguer des idées
Tranchantes comme un poignard
Et menant au désespoir
A force de voir le monde
Qui souffre et puis qui gronde
Où des êtres sans repère
Veulent fuir leurs déserts
 
Refrain                                             
On fait les mauvais choix
Sans issue, on trouve sa voie
On finit par envoyer
Au loin ses pensées
Se scracher dans les airs
Sur des World Trade Center
Se scracher avec les avions
Deux p’tites tours et puis s’en vont
 
A force de ne plus rien croire
On reste devant des miroirs
Qui vous renvoient des doctrines
Qui guérissent mieux qu’la médecine
A force d’être seul , mal entouré
On bascule de l’autre côté
On suit des nuisibles insectes
On mélange religion et sectes
 
Refrain                                             
 
On fait les mauvais choix
Sans issue, on trouve sa voie
On finit par envoyer
Au loin ses pensées
Se scracher dans les airs
Sur des World Trade Center
Se scracher avec les avions
Deux p’tites tours et puis s’en vont
 
 

 

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 16:26
Monde entier mort
 
Y a des villes bidon
Et des bidon villes
Y a du beau ghotta
A Bogota
Où de beaux gâteux
Mangent de bons gâteaux
Y a à  London
Des risques de l’Ira
Alors on ira même pas
A London Derry
 
Refrain                                                    
 
Alors si tu m’dis
Qu’on n’a pas de ronds
J’te fais la tête au carré
J’te sors l’49 –3
Ou l’22 long rifle
Pour qu’après tu vois
L’monde entier comme
Canal+ sans décodeur
Attention : monde entier mort
Mon dentier mord !
 
A Ceylan en Chine
Ici et là, pauvre thé (ici est la pauvreté)
A Manille, manie
De fouiller dans les ordures
S’en mettant plein les fouilles
Bombes et grenades
Et Bombay, Grenade
De nouveaux délits
A New Delhi
 
Refrain
 
Larmes à Beyrouth
L’armée en déroute
Manque de fric
En Afrique
A Bucarest
Des abus qui restent
Renversée dictature
Versée sur le mur
D’la poudre de Berlin
De Berlin-Pinpin                      
 
Refrain
 
Dans un mois et un jour
 
Dans tous les coins, c’est la torture,
Un remède pour les dictateurs
A cause de cette poignée d’ordures
Le monde vit dans la terreur
Des innocents avouent des crimes
Qu’ils n’ont même pas imaginés
Les coupables montent jusqu’aux cîmes
De leurs folies, de leurs idées
 
Refrain                                      
 
Heureusement, c’est une chance
Il y aura une collecte pendant un mois
Mais il y aura l’indifférence
Dans un jour et puis un mois
 
La terre a bougé au Mexique
Des morts par centaines, par milliers
Aussitôt règne la panique
Dans les plaintes, les cris des blessés
Pourquoi voit-on des cataclysmes
S ‘abattre sur des pays meurtris
Par la misère ou l ‘égoïsme
D’hommes qui ne pensent qu’à leur vie
 
Refrain
 
La famine a sévi en Afrique
Des enfants gros comme des moineaux
Meurent faute de pains, d’antibiotiques
Devant nos ventres riches et gros
Grâce à la télé, aux médias,
Qui sont là pour nous déranger
On sait que la vie s’arrête pas
A notre simple porte de palier
 
Refrain
 
Un enfant traversait la route
Gai, heureux d’aller à l’école
Un chauffard ivre sans doute
Le percuta dans un bruit de tôle
Le gamin tué sur le coup
N’a pas vu la mort arriver
Le sang qui coule sur sa joue
Alimente les ragots, l’égout du quartier
Refrain
 
Quand on ne pourra plus
 
Quand on ne pourra plus se baigner dans la mer
Sans choper le scorbut, la tub’ ou le cancer
Parce qu’il y a trop de marée
Celle des pétroliers
Celles des usines chimiques
Des centrales atomiques
 
Refrain                                            
 
Alors, il sera trop tard
Pour renverser le cours de l’histoire
Une histoire qui a mal tourné
Celle de l’humanité
 
Quand on ne pourra plus respirer le bon air
Ni sortir dans la rue comme on faisait naguère
Parce qu’il y a trop de voitures
Qui polluent ou t’écrasent
Même l’oncle Tom, j’en suis sûr
N’osera quitter sa case
 
Refrain
 
Quand on ne pourra plus se parler, s ‘écouter
Mais que dire de plus devant l’adversité
Parce que ce sera bientôt
La loi de la jungle partout
Et chacun pour sa peau
Que du malheur chez nous !
 
Refrain
 
Lorsque les grands redeviendront enfants
 
Y a ces enfants qu’on bat
Ou qui vont au combat
Ceux qui crèvent de faim
Et qui attendent la fin
Y a ces gosses qui volent
Pour trois gouttes de colle
Et puis ceux que l’on viole
Sur le chemin de l’école
 
Refrain                                               
 
C’est la triste réalité
La triste injustice
La toile qu’une araignée
Au dessus du monde tisse
 
 Y a ces gamins si bien
Qu’ils n’en savent rien
Ceux qui cassent leurs landaus
Pour en avoir d’nouveaux
Y a ces mioches qui connaissent
Le golfe et puis la messe
Ceux qui sont habillés
Juste pour décorer
 
(ou « Y a ces mioches qui connaissent
 le golfe et les étrennes
habillés comme des reines
en dimanche toute la semaine »)
 
Refrain 
 
Mais quand donc les enfants
Pourront devenir grands
De la même façon
Partout à l’unisson
A quand moins de peine
Plus de chaleur humaine
Sûrement lorsque les grands
Redeviendront enfants
 
Refrain
 
A mort les fachos
 
A ceux qui croient tout connaître d’un pays
En y allant quinze jours en vacances
Où sur les plages d’Espagne ou d’Italie
Paraît qu’le sable est moins bon qu’en France
A ceux qui sont toujours jaloux des autre
Mais qui ne le montrent jamais par devant
Et qui soudain vous claqueront la porte
Pour ne pas vous faire paraître plus grand
 
Refrain                                    
 
J’ai pas peur de crier bien haut
A mort ! A mort les fachos !
J’ai pas peur de couvrir d’injures
Ceux qui, ceux qui me torturent
 
A ceux qui croient respecter la famille
En fleurissant les tombes des défunts
Et moulent leurs garçons, leurs filles
Comme un calque façonné de leurs mains
A ceux qui veulent transformer leur enfant
En la star qu’ils n’ont jamais été
Qui pour ça iraient voir le Président
Ou même Dieu dans le ciel étoilé
 
Refrain
 
A ceux qui sont non-racistes soit-disant
Parce qu’ils mangent du couscous, des pizzas
Parce qu’ils sont devenus moins blancs
D’une croisière vers la Costa Brava
C’est vrai qu’vous allez me dire à coup sûr
Que j’exagère, que j’ai trop de haine
C’est bien sûr une caricature
Mais puisée dans la vie quotidienne !
 
Refrain
 
A ceux qui
 
A ceux qui prennent les peaux de léopards
Pour en faire des porte-clés
 A ceux qui font du trafic d’armes
Pas qu’pour tuer le temps
A ceux qui font de la mer en août
Une vraie cuve à mazout
A ceux qui prennent la terre unique
Pour une décharge publique
A ceux qui soignent leurs propres gosses
Avec des coups de crosse
 
Refrain                                    
 
Je dis « Gardez tout ça pour vous
Votre connerie et tout et tout
Pour ne pas contaminer
Les braves gens du monde entier
Je vous mets en quarantaine
Les sept jours de la semaine
Vous condamne à perpétuité
Jusqu’à qu’vous soyez tous crevés »
 
A ceux qui ramassent de l’argent
Comme unique stimulant
A ceux qui attendent de leur enfant
Une réplique de leur temps
A ceux qui connaissent l’Italie
Parce qu’ils mangent des spaghettis
A ceux qui parlent de la terre
Sans franchir une frontière
A ceux qui me gonflent toute la journée
Jusqu’à me faire exploser
 
Refrain
 
Il danse avec le char
 
Parce qu’il veut la liberté
Et un peu plus d’humanité
Le droit de rêver un petit peu
Ou de lire les livres qu’il veut
 
Il danse avec le char
 
Parce qu’il a du mal à comprendre
Qu’il lui est impossible d’apprendre
Autre chose que ce qu’on lui dit
Parce qu’il veut juste vivre sa vie
 
Il danse avec le char
 
Parce qu’il voudrait tant démêler
Ce casse-tête chinois embrouillé
Au centre de la place Tien-An Men
Aujourd’hui changé en arène
 
Il danse avec le char
 
Il a l’air d’un toréador
Mais c’est lui qui est mis à mort
L’élève qui donne une leçon
A ses maîtres gardiens de prison
 
Il danse avec le char
 
C’est un geste inconsidéré
Ce pas de deux improvisé
Pour moi, ce fut un grand moment
De l’Orient vers l’Occident
 
Il danse avec le char
 
Il était vraiment le plus fort
Dans ce défi de vie, de mort
Il avait tant et tant de grâce
Cette homme face à cette masse
 
Il danse avec le char
 
La camisole
 
Cocaïne
Héroïne
Ou bien pétard
Dans un sombre couloir
Faux amis
L’exctasy
Avec elle
Même pas l’extase belle.
 
Refrain                             
 
Quand t’en prends
T’as comme une camisole
Plus question de bouger
De voir le soleil se lever
Tu te retrouveras bien seul
Parce que la came...isole.
 
Un p’tit juin
Un soir de juin
Avec LSD
T’es sûr DCD
Même pas capable
De dire l’heure
Faute au dealer
 
Refrain
 
Gaspillage
 
Avec les pierres malsaines
Du mur de Berlin
Lézardé par trop de haine
De principes et de temps assassins
Construire aux sans-abris des maisons
A ceux qui vivent sur les trottoirs
Sans espoir et sans raison
A ceux qui ne sortent pas du noir
 
Refrain                                            
 
Gaspillage, gaspillage
C’est le mal d’aujourd’hui
Gaspillage, gaspillage
C’est lui qui tue la vie
 
Avec les mots de sang
De violence et de guerre
Eparpillés à tous les vents
A toutes les misères
Faire des phrases d’amour
De bonheur et de paix
Pour qu’enfin règne sur terre
Le calme et la sérénité
 
Refrain
 
Avec les milliards dépensés
Pour une statue en fer
Qu’il fallait rénover
Parcourir la terre
Et donner les moyens
A ceux qui n’en ont pas
De manger à leur faim
Sortir de l’embarras
 
Refrain
 
Chacun pour sa peau
 
Qu’un dictateur fasse les quatre cents coups
Reste à vie en place
Tout le monde s’en fout
S’il a le malheur
De d’mander asile
Chez nous c’est l’horreur
Et on s’fait d’la bile
Chacun s’met alors...A crier bien haut
Assassin, A mort...A mort le facho
Pas de ça ici
Fous le camp hors de France
Personne n’a ainsi ...Mauvaise conscience
 
Refrain                                          
 
Tous pour un, un pour tous      
Par devant                                                  
Chacun pour sa peau                 
Par derrière
Telle est la dure loi
D’aujourd’hui
 
Que des enfants meurent
Dedans la télé
Alors tout le monde pleure
Surtout au dîner
On s’met à donner
A tort à travers
Pour des sociétés
Même imaginaires
Mais si un clodo...S’traîne dans l’escalier
On va aussitôt...Prévenir les pompiers
C’est pas qu’ça dérange
Mais faut pas pousser
Pour une simple orange
Ainsi s’comporter
 
Refrain
 
Que toutes les minettes
Portent des fourrures
Personne ne s’inquiète
Ca, je vous l’assure
Voyant par hasard
L’émission d’télé
Parlant d’léopards
Et d’phoques massacrés
Chacun crie « assez »
Plus d’chasses maléfiques
Sans pour autant porter
D’fourrures acryliques
Alors on écrit ...A la SPA
Finis les soucis...Finis les tracas    
 
Refrain
 
S’il y a quelqu’un là-haut
 
S’il y a quelqu’un là-haut
Qu’il m’explique pourquoi
Il n’y a plus d’oiseaux
Qui nichent sous les toits
Et pour un animal
Qu’on voit dans les zoos
Y en a cent dans des malles
Qui meurent sur des cargos
 
S’il y a quelqu’un là-haut
Qu’il m’explique pourquoi
Pourquoi y a des enfants
Aux quatre coins de la terre
Qui n’ont plus de parents
Et vivent dans la misère
Et des endroits sans eau
Sans vie et puis sans joie
 
S’il y a quelqu’un là-haut
Qu’il m’explique pourquoi
Pourquoi y a t-il des armes
Qui fabriquent des larmes
Sur la planète entière
« Les hommes libres et égaux »
ne fait plus force de loi
 
S’il y a quelqu’un là-haut
Qu’il m’explique pourquoi...
 
Alcoolo ou toxico
 
A force de r’garder à la télé
Des avions dans l’ciel se s’cracher
Voir pavaner les terroristes
A quand serais-je sûr la liste ?
A force de s’baigner dans l’mazout
D’bouchonner les week-ends du mois d’août
D’être impuissant face à la misère
Qui sévit sur cette vilaine jeune terre
 
Refrain                                        
 
Qui donc va pouvoir me dire
Comment faire pour pas finir
Alcoolo ou toxico ! ?
 
A force de croiser des tonnes de gens
 Jaloux, insipides et arrogants
De subir toute cette société
Où les poètes peuvent aller en récré
A force de voir tous ces enfants
Travailler sans attendre d’être grands
Pour essayer d’manger un p’tit peu
Dans un monde qui n’est pas fait pour eux
 
Refrain
 
Différences
 
Regarde cet homme si grand
Que sa tête touche le ciel
Comme ça, il sait avant
S’il pleut, s’il fait soleil
 
Regarde cet homme si fragile
Qu’il reste toujours assis
Comme ça, prêt de lui, tranquille
Tout le jour, j’écoute ce qu’il dit
(ou « tout le jour je me blottis »)
 
Refrain                                                      
 
Différences
Quelle chance
Mais, il faut en avoir conscience
Pour entrer dans la danse
 
Regarde cet homme si noir
Qu’il disparaît dans la nuit
Comme ça, lorsque vient le soir,
Il fait tout ce qu’il a envie
 
Regarde ce monde qui m’étonne
Où les gens sont si différents
Pour que soit moins monotone
La vie des petits et des grands
 
Refrain
 
A la benne...Laden
 
Derrière tes yeux invisibles
T’étais un insecte nuisible
Tu ne voyais le monde autour
Qu’à travers ta meurtrière
A vivre sans eau fraîche, sans amour,
Tu rêvassais de meurtres, hier.
 
Et t’es sortie du tunnel
Juste accrochée cette idée
Qu’les ordures finissent tous à la benne...
Laden
 
Derrière tes yeux invisibles
T’étais un insecte nuisible
Tu étais peut-être très belle
Et tu voulais tant te montrer
Et voler de tes propres ailes
Mais tu étais de l’autre côté
 
Et t’es sortie du tunnel
Juste accrochée à cette idée
Qu’les ordures finissent tous à la benne...
Laden
 
Derrière tes yeux invisibles
T’étais un insecte nuisible
Tu enviais la belle hirondelle
Qui se promène au gré du vent
Qui va chercher de chauds soleils
Et des cieux bien plus cléments
 
Juste accrochée à cette idée
Qu’les ordures finissent tous à la benne...
Laden
 
Derrière tes yeux invisibles
T’étais un insecte nuisible
Tu voulais juste penser et rire
Profiter de ta vie sur terre
Faire autre chose que survivre
Au lieu de rester prisonnière
 
Et t’es sortie du tunnel
Juste accrochée à cette idée
Qu’les ordures finissent tous à la benne...
Laden
 
Pauvre déclaration
 
Les hommes naissent libres et égaux
En dignité et en droit
Pense l’homme-cheval de Calcutta
Un prince hindou sur le dos
Les hommes sont doués de raison
Et de conscience paraît-il
Pense le miséreux du Brésil
Dans sa favella pour maison.
Tous les hommes ont droit à la vie
Et aussi à la liberté
Pense l’enfant d’Erythrée
Attendant que vienne la pluie
Nul ne sera tenu en esclavage
Nul ne sera tenu en servitude
Pense le noir des pays du Sud
Vivant comme un oiseau en cage
 
Refrain                                              
 
Animaux supérieurs
Doués d’intelligence
Inventeurs de malheur
De larmes et de violence
 
Nul ne sera soumis à la torture
Ni à des traitements inhumains
Pensent des centaines de Chiliens
Dans des prisons aux grands murs
Toute personne peut quitter tout pays
Y compris évidemment le sien
Qu’on soit chinois ou cubain
Derrière des murs de folie
Tout homme a la liberté de pensée
D’opinion et d’expression
Pense dans son asile-prison
L’écrivain russe interné
Toute personne peut être à la tête
A la tête de son pays
Pense t-on en Birmanie
Dans ce miroir aux alouettes
 
Refrain
 
Toute personne a droit au repos
Au travail et aux loisirs
Pense l’homme du Cachemire
A Paris dans de sombres entrepôts
Toute personne a droit à l’éducation
Elémentaire et fondamentale
Pense l’enfant du Bengale
Qui trime plus que de raison
 
Refrain
 
Omayra d’Armero
 
Tu regardes de tes yeux sombres
Gonflés de fatigue et de peur
Tous ces hommes, toutes ces ombres
Impuissants devant le malheur
Il y a les tiens, ceux de ton sang
Qui sans doute ont déjà laissé
Leurs maisons, leurs mères, leurs enfants
Sous la boue qui a déferlé
Il y a les autres, ceux qui en toi
Voient le meilleur scoop de leur vie
Et ne veulent pas que tu te noies
Avant d’faire leurs clichés pourris
 
Refrain                             
 
Ormayra d’Armero, engloutis, larmes, héros
Autour de toi, c’est la misère,
Seuls les plus chanceux pourront dresser une tombe à leurs frères
Quitter cet enfer, cette région,
Ormayra d’Armero, qui se rappelle de toi ?
 
Tu te demandes bien pourquoi
La nature s’est réveillée
Car le Saint Père avec sa foi
Etait venu s’agenouiller
A quelques kilomètres de là
Pour donner un peu de bonheur
D’espoir à ceux qui n’en ont pas
Un peu de chaleur dans leurs coeurs
Et puis tu sens le sol, ton sol
Se dérober dessous tes pieds
Plus tu penses qu’il te laisse bien seule
Ce dieu qui parle sans se mouiller + Refrain
 
Et si par hasard je survis
Que vais-je faire sans mes aïeux
Entendre les discours infinis
De ces politiciens véreux
Qui détourneront de l’argent
Et qui se serviront des dons
Pour se payer du bon temps
Au lieu de construire ma maison
Moi je ne veux que ma famille
M’amuser avec mes parents
Comme toutes les petites filles
C’est ce que tu t’es dit en sombrant
 
Refrain +                                     
 
Engloutis larmes, héros
Mais qui se rappelle encore
De ce volcan de tous ces morts
Rassure-toi, petite Omayra
Je te garde au fond de moi.
 
Elle a continué
 
Refrain                                  
 
Une colombe est passée dans le ciel
Chercher un havre de repos
Parcourant le monde à grands coups d’ailes
Cette planète de terre et d’eau
Elle s’est élancée telle une étoile
Glissant fièrement jusqu’à l’horizon
Comme un peintre achevant sa toile
Elle flottait dans le vent, les nuages
Se chauffait aux rayons du soleil
Elle voyait de beaux paysages
Sa vie lui semblait une merveille
Alors elle a continué...+ Refrain
Elle a survolé des pays
Où les uns errent sur des trottoirs
Mendient pour deux ou trois roupies
Et finissent dans les mouroirs
Où les autres font leurs palais
Un conte des mille et une nuits
Un repaire de princes gras et laids
Une banque de luxe et de nantis
Alors elle a continué...+ Refrain
Elle a survolé des déserts
Où rien ne pousse, rien ne vit
Peut-être y a t- il eu naguère
Autre chose que le sable et l’ennui
Elle a juste pu remarquer
De drôles de chevaux à deux bosses
Qui fuyaient cette immensité
N’ayant plus que la peau sur les os
Alors elle a continué...+ Refrain
Elle a survolé des rivières
Où l’eau a un goût de strychnine
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:50
Mal à la terre
 
Intro : ( 4 premiers vers peut-être parlés)                                        
                  
Je m’ suis regardé dans la glace
Et je suis resté de glace
En voyant ma belle planète
Juste à la place de ma tête
 
A force de pas entendre
Tous les tocsins qui sonnent
Le mal va se répandre
Bien sûr , faute à personne
A force de tout détruire
Sans s’en rendre vraiment compte
La vie et ses sourires
On devra rendre des comptes
 
Refrain                                              
 
J’ai mal à la terre
Et elle va exploser
D’un coup de revolver
Chargé par la fatalité
Bang ! ! ! Bang ! !
C’est la fin du monde.
Bang ! ! ! Bang ! ! !
La fin de la ronde .
Oui, j’ai mal à la terre
 
A force de tout descendre
D’invoquer la malchance
Ne rest’ra que des cendres
Juste par négligence
A force d’attendre demain
Pour reparler d’amour
On aura vite atteint
Le point de non-retour
 
Refrain
 
Corrections possibles
 
à la place de « J’ai mal à la terre »
-         j’ai perdu la terre
-         j’ai un mal de terre
 
à la place de : chargé par la fatalité
-chargé par l’inhumanité ou « braqué » au lieu de « chargé »
-chargé de trop de larmes versées
 
Avant que
 
Avant que l’crabe m’emmène six pieds sous terre
Je voudrais boire à toutes les eaux de vie
Me gaver de bons p’tits plats, de bonne chair
Et goûter à tout ce que j’ ai envie
Fouiller les quatre coins des cinq continents
Toucher à tout ce qui est éloigné
Câliner enfants et petits enfants
Découvrir des endroits inexplorés
 
Avant que je termine comme une sardine
Comprimé dans une horrible boîte en fer
Je voudrais prendre les avions, les berlines
Me prom’ner vers des ciels loins des enfers
Accoster en bateau dans tous les ports
Parcourir le monde en large et en long
Voir si Galilée a raison ou tort
Plonger de bon coeur dans tous les lagons
 
Refrain                               
 
Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête
Avant que l’on court tous à la catastrophe
Profitons-en
Oui, profitons-en
Avant que...
 
Avant que le globe finisse en poubelle
Sous la dictature de Miss Paule Hussion
Je voudrais nager dans d’l’eau toujours belle
Faire un bout d’mer avec les poissons
Respirer l’air pur parmi les oiseaux
Me guidant vers les courants ascendants
Survoler une terre superbe vue d’en haut
Qui s’épanouit comme une fleur au printemps
 
Refrain
 
Légitime défonce
 
Pourquoi, on l’achète, on la vend (ou « prend »)
Parce que ça passe le temps
Parce qu’y a rien d’autre à faire
Parce que la vie est un enfer
Et après il est trop tard
Pour sortir du traquenard
On croit pouvoir s’en sortir
Vivre bien, avant de mourir
 
 
Refrain                                                  
 
C’est un cas de
légitime défonce
qui sonne comme un coup de
semonce
A la face de ceux qui
renonce
Elle est si loin l’échéance
Ecrite sur la carte malchance
Dans nos coeurs et nos corps en transe,
Il sera bientôt inscrit « No entrance »
Personne pour nous éclairer
Personne pour nous réchauffer
Avant de franchir la barrière
Il faut vite faire machine arrière
 
Refrain
 
6 milliards d’êtres humains
 
Dansons sur toutes les musiques
Profitons de cette mosaïque
De ce mélange de couleurs
De cette terre aux mille saveurs
 
Nous sommes comme sur une palette
Pour peindre sur toute la planète
Une toile faite en harmonie
Par nos corps et par nos esprits.
Refrain
Plus de six milliards d’êtres humains
Et pas un vers le même destin(ou « pas un seul vers le même destin »)
c’est là , la véritable chance
d’avoir un monde de différence
 
La vie serait si monotone
Si nous étions tous des clones
Faisons tomber toutes les frontières
Et arrêter toutes les guerres
 
Adieu famine ou attentats
Xénophobie ici ou là
Retrouvons la fraternité
Le respect et l’égalité.
(ou « Eloignons tous ces vilains maux et le globe tourn’ra comme il faut »)
Refrain
Pourquoi ma peau est-elle (si) blanche,
Et ma vie faite de dimanches ?
Si j’étais née un peu plus loin
J’aurai pris bien d’autre chemins.
 
Je parlerais peut-être anglais
Chinois, espagnol, portugais ,
Je danserais le flamenco,
La samba, ou bien le tango.
 
Refrain
                                                
Qu’on soit sous une bonne étoile,
Ou vers un soleil qui se voile,
On est des pions sur l’échiquier,(ou « On est sur le même échiquier » ou « On est tous à égalité »)
Issu de la fatalité .
 
Alors, continuons à apprendre,
A nous aimer , à nous comprendre,
Et que chacun n’oublie jamais
Qu’on a pas choisi son côté(ou  « Que la chance peut un jour tourner ») + Refrain
Nom de malheur
 
Je n’aime pas les noms en «ence»
Comme intolérance , indifférence
Comme malchance et exubérence
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «isme»
Comme intellectualisme, racisme
Comme nazisme et égoïsme
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «ine»
Comme héroïne, doctrine
Comme ruine et cocaïne
Ils engendrent haines et malheurs
 
Refrain                                    
 
Mais j’aime les noms qui parlent de tendresse
D’amour, de joie de liesse
Les noms qui ont le bonheur comme loi
Tous ces noms qui me ramènent à toi.
 
Je n’aime pas les noms en «é»
Comme armée, pauvreté
Comme curé et partialité
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «ure»
Comme tortures, ordures
Comme blessure et censure
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «on»
Comme religion, légion
Comme pollution et Napoléon
Ils engendrent haines et malheurs
 
Refrain
 
Je n’aime pas les noms en «ade»
Comme fusillade, bastonnade
Comme malade et ratonnade
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «age»
Comme cage, esclavage
Comme carnage et pillage
Ils engendrent haines et malheurs
Je n’aime pas les noms en «ère»
Comme galère, misère
Comme guerre et frontière
Ils engendrent haines et malheurs
 
L’immigré
 
Il est arrivé en chemin de fer
Entre deux eaux, entre deux guerres
Tout jeune enfant, il a quitté son nid
Avec ses parents pour une autre vie
Il ne connaît pas encore le français
Les mots juste inventés pour blesser
Les mots simplement là pour faire mal
Espingouin, bicot, negro, rital
 
Refrain  
L’immigré     
C’est un îlot dans une mer tourmentée
L’immigré
C’est un arbre que l’on a déraciné
L’immigré      
C’est l’escargot privé de sa coquille
L’immigré      
Pense à sa mer des Sargasses comme l’anguille
 
Il a grandi sans se faire de la bile
Sur cette nouvelle terre d’asile
Car un enfant, c’est heureux n’importe où
S’il est aimé et choyé plus que tout
Son prère lui apprend le jeu de scopa
Lui parle des souks ou des corridas
Sa mère cuisine des paëllas
Du couscous mouton ou des pizzas                                                 
 
Refrain 
 
Il a commencé à travailler
Et à apprendre des tas de métiers
Gardant cependant en point de mire
Le pays de ses ancêtres qui l’attire
D’ailleurs il s’est juré d’y retourner
Et qui sait un jour, de s’y installer
Mais les gens ne comprennent pas qu’ici
Il n’est pas tout à fait chez lui
 
Refrain 
 
Il a maintenant son propre foyer
Une femme et des enfants à élever
Il leur apprend belote ou scopa
Pour qu’ils puissent choisir leurs pas
Les nourrit de couscous, steack, paëllas
De gartin, choucroute ou pizzas
Quand ils auront en main leur destinée
Chez ses aïeux il pourra respirer  
 
Refrain 
 
Aux vacances dans son petit village
Qui l’emmène plus haut que les nuages
Chaque année, il va se replonger
Se refaire un moral d’acier
Il garde ses valises toujours prêtes
Lorsque viendra l’heure de la retraite
Il pourra enfin briser ses chaînes
Vivre son rêve écrit dans ses gênes
 
Refrain 
 
Donne, donne
 
Pour celui qui vient
D’une sombre prison
Et cherche le chemin
D’une vaine insertion
 
Refrain                                             
 
Donne ce que tu veux
Donne ce que tu peux
Sans parler d’aumône
Donne, donne, donne
 
Pour celui qui voit
Le monde uniquement
Du bout de ses doigts
Eternellement
 
Refrain
 
Pour ceux qui donnent tant
Sans compter et sans détour
De l’argent, du temps
Juste par amour
 
Refrain
 
Pour l’enfant qui erre
Pour un bout de pain
Et préfère se taire
Attendant demain
 
Refrain
 
Hooligan
 
Hooligan
Qu’est-ce que tu gagnes
A part la castagne ?
 
On te mettra plus vite que tu ne crois
En bière, mais pas celle que tu lances, que tu bois
Celle qui te plonges dans un état second
Celle qui te fait oublier le ballon
Tu es déjà mort sans le savoir
Parce que tu agites le drapeau noir
Qui n’a pas lieu d’être dans un stade
Et tu finis dans le panier à salade
 
Hooligan
Qu’est-ce que tu gagnes
A part la castagne ?
 
Ca t’amuse de jouer les prolongations
De finir toi aussi au ballon
(ou « derrière les barreaux d’une prison »)
parce que tu te plais à jouer les mercenaires
avec toi, y a toujours de l’orage dans l’air
Bien sûr t’as eu une enfance malheureuse
Ton père alcoolo, ta mère pas très pieuse
Mais est-ce seulement pour ça que tu dérailles
Que les tribunes finissent en champ de bataille
 
Hooligan
Qu’est-ce que tu gagnes
A part la castagne ?
 
Alors, reprends-toi il est tant encore
Avec toi de sauver la vie, le sport
Faut-il jouer devant les gradins vides
Pour que tout redevienne limpide ?
Viens donc sans ton rasoir, ton couteau,
Nous (ou « pour »)encourager en chantant bien haut
Avant que le monde soit complètement en guerre
Regarde le match comme un vrai supporter.
 
Georges et Saddam
 
C’était un tout p’tit avorton
Qui dans la cour d’ récréation
Voulait jouer les dictateurs
Celui dont tout l’monde a peur.
Manoeuvrez les chars d’assaut
C’est mieux qu’une pelle et un seau.
Envoyez des bombes, des missiles,
Pour détruire des vies, des villes.
Rien que pour être le plus fort
Et pour ne pas avouer ses torts
 
C’était un tout p’tit morveux
Qui n’avait rien trouver de mieux
Pour épater tous ses copains
Ses copines et ses voisins
Que de jouer pendant des heures
Aux gendarmes et aux voleurs,
A déplacer des soldats de plomb
Sous un soleil aussi de plomb.
Se sentir le maître du monde
En creusant des trous et des tombes.
 
Refrain                                              
 
L’un s’appelle George
Et l’autre Saddam
Qui sortira en grand vainqueur
De cette « War Academy »
Dans ce repère de Sadaam et « Go morts »
 
Tout ça serait pas très important
Si ces enfants n’étaient des grands
Et si leur cour de récré
N’était qu’un pays dévasté.
Et ils jouaient pour de la vraie
De vrais morts et de vrais blessés
C’est la réalité de la guerre
Là-bas au milieu du désert.
Un réalité show orchestré
A coups d’ canons télévisés.
Refrain
 
Le mur du sang
 
A faire de notre terre un grand terrain de jeu
Où l’on ne peut qu’errer, où tout est dangereux
Comme si l’on se trouvait dans un grand labyrinthe
Cherchant juste une issue, toutes lumières éteintes.
Echappant à des monstres, sanguinaires, invisibles
Et décochant leurs flèches sur d’impuissantes cibles
On se demande comment sortir de cet étau
Et comment esquiver, tous ces drames, tous ces maux
 
Refrain                                                
 
Depuis que les avions
Les hommes, les nations
Ont réussi au fil du temps
à franchir,
à franchir…
le mur du sang
 
Il reste à espérer qu’on ne croisera pas
Tous ces faiseurs de larmes sans scrupules et sans loi
Attendant patiemment que leurs envies éclatent
Parce qu’ils veulent à tout prix, voir le temps qui se gâte
A regarder ces vies s’éteindre peu à peu
C’est comme si le bonheur était trop fort pour eux
Continuons à vivre à rêver, respirer
Car qui peut commander à la fatalité,
 
Refrain                                                
 
Depuis que les avions
Les hommes, les nations
Ont réussi au fil du temps
à franchir,
 à franchir…
le mur du sang
 
Te voir mourir
 
Qu’est-ce que je fais là
Ca je n’en sais rien
On a pas d’mander de penser à demain
Juste d’obéir, juste de bouger
Comme un pion errant sur un échiquier
 
 
Suivre les folies, les délires d’un homme
Jouant aux p’tits soldats par procuration
En chair et en os, c’est bien mieux qu’en plomb
 
Refrain
 
Reste moi bien en face
Surtout ne change pas de place
Avant de te voir mourir
Que ferais-je à leur place
Pourrais-je tuer l’ennemi qui passe
Sentir son sang qui me glace
Et surtout le voir mourir
 
Ces vieux grabataires m’ont lavé l’cerveau
Je n’réfléchis plus comme un vrai robot
 
Et maintenant si tu es bien protant
Je vais pouvoir te tuer, tuer à bout portant
Mais comment couper toutes ces ficelles
Qui ont mis en moi autant d’idées rebelles
Qui m’ont fait sortir c’que j’ai de plus sombre
Comment écarter cette puissance de l’ombre
 
Refrain
 
 
 
 
 
 
 
 
Transhumance (ou where is your home)
 
Vers d’autres terres
Effacer son univers
S’enfuir sous le feu des armes
De larmes
Repartir à moins que zéro
Vers d’autres lueurs, d’autres idéaux
 
(et)Devoir tourner le dos
A ce qu’ils voyaient si beau
Disparu ce qu’ils aimaient (ou « Disparus c’qu’ils respiraient »)
A tout jamais
En emportant pour unique bagage
Un instinct d(e) survie, sous les orages (ou nuages)
 
Refrain 1 possible
Lanscinan- te trans- humance humaine
Sans bruit s’en allant là où le vent les mène
Where is your home?
Oh ! your home !
Where is your home?
Oh ! your home !
 
Ou Refrain 2 possible
 
Lanscinan- te trans- humance humaine
Sans bruit s’en allant là où le vent les mène
Where is your home?
Oh ! your home !
When do you go home?
Oh ! Go home !
 
Refrain 3 possible
 
Lanscinan- te trans- humance humaine
Sans bruit s’en allant là où le vent les mène
Tran- an - shumance
Transhumance
Tran- an -shumance
Transhumance
 
Tout leur passé
Disparu , sali, gommé
A cause d’un jeu de hasard
Caprice de tsar ( ou « star »)
Leur présent maintenant est devenu (l’)exode
(Sur)ne route immense sans fin et sans code
 
Dans la poussière
Devenus processionnaires
Ils traversent les tourments
Inlassablement
En (re)cherchant d’autres terres pour se (re)poser
 Sans penser à demain, sans se retourner.
 
Refrain…
 
Otage
 
Qui peut rester de longues semaines
Dans l’inconnu et dans la peine
Avec cette seule idée en tête
Espérer que l’cauch’mar s’arrête
Passer d’homme objet à homme libre
Tout ça , c’était rien qu’ dans les livres
Pourquoi c’est moi qu’on a choisi
Qu’ a eu sa vie mise en sursis
 
Otage, ô désespoir,
ô ! tiran ennemi
Que n’ai-je donc tant vécu
Que pour cette infâmie ?
 
Combien de jours d’anniversaire
Vais-je passer dans cet enfer
Combien de matins de Noël
Dans ce sordide jeu de marelle
Où l’on me pousse sur des cases
De plus en plus loin de mes bases
Deux en avant, trois en arrière
Est-ce l’été, ou est-ce l’hiver ?
 
Refrain
 
Tous mes repères écartelés
Ma dernière heure a t-elle sonné ?
J’ai dû abattre ma dernière carte
Je me suis rayé de ma carte
Est-ce qu’on s’rappelera de moi
Est-ce qu’ils refermeront sur moi
 De l’autre côté de cette terre
Ma pierre comme dans ce grand cim’tière
 
Refrain
 
En se j’tant dans la gueule du loup
Sa mâchoire s’est r’fermée sur nous
Quand je vois ces hommes sans visage
Anonymes, seul heureux présage
Alors je repars près des miens
Je revois en boucle mes chemins
Je rembobine le cours du temps
J’conjugue le passé au présent
 
Refrain
 
Une mémoire d’éléphant
 
Je me rappelle de ces temps reculés
Où la savane était en harmonie
Une terre de paix et de liberté
Un espace où respirait tant de vies
Maintenant je reste sans aucune défense
Au sens propre comme au sens figuré
Tant d’amis déjà ont joué de malchance
Ne sont plus là pour nous le raconter
(ou « et ne sont plus là que dans nos pensées »)
Mes cousins acteurs Dumbo et Babar
Franchiront sans peine les caprices des hommes
(ou « pass’ront à travers la folie des hommes »)
Miracle, en entrant dans le septième art
Leurs desseins n’ont pas peur des coups de gomme.
Pour les fictions, j’avais aucun talent
Jouer la vraie vie, c’était ma raison d’être
Je suis seulement un banal éléphant
Venez donc suivre mes derniers pas, (ou « rush ») peut-être.
 
Souvenez-vous
Souvenez-vous
J’ai une mémoire d’éléphant
 
Refrain                                               
 
Me faire ça à moi
Le plus grand des pachydermes
C’est pas chic, merde !
Me faire ça à moi
Le plus grand des pachydermes
Quel gâchis, merde !
 
Je me rappelle les fougueux léopards
Qu’ avaient encore leurs belles peaux sur les os
Et les longues courses effrénées des guépards
Vers les gazelles rejoignant les points d’eau
Bien sûr, tout n’était pas rose, c’est vrai
Fallait faire voir que j’étais toujours là
Combattre le soleil, les feux de forêt
Fallait guider mon peuple au loin, tout là-bas
Vers des contrées un peu plus accueillantes
Calmer les ardeurs de jeunes exaltés ( ou « dépravés »)
Protéger les faibles des griffes menaçantes
Traverser les rivières sans se noyer
(ou « combien d’rivières avons-nous traverser ?»)
Ah ! comme c’était bien, jouer dans la vraie vie (d’exister ainsi)
On était maître de la situation
C’était pas tous les jours le paradis
Mais personne ne cachait notre horizon
 
Souvenez-vous
Souvenez-vous
J’ai une mémoire d’éléphant
 
Refrain
 
On se reverra sans doute bien plus tard
Quand les marionnettistes auront perdu
Le fil de leurs idées noires, bien trop noires
Et que la terre ne respirera plus 
 
Souvenez-vous
Souvenez-vous
J’ai une mémoire d’éléphant
 
Refrain
 
Echiquier
 
Couplet 1
 
C’est une belle histoire
Qui, un beau jour est né
Un échange de regard
Et tout peut commencer
Guidés par le hasard
De deux destins croisés
Mais ça vire (vite)au cauch’mar
Trop de chaînes à porter
 
Echiquier
Dans(ou de) ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions ?
 
Couplet 2
 
S’raient-ils noirs ou blancs
S’raient-ils maîtres ou soumis
S’ils avaient d’ beaux enfants
Ils respir’ront la vie (ou « seront juste »)
Les pianos d’puis longtemps
Ont trouvé l’harmonie
Entre le noir et puis le blanc
Pour de tendres mélodies
 
Echiquier
Dans ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions ?
 
Simplement s’aimer
Simplement rêver
Et rien de plus
Et rien de plus
 
Echiquier
Dans ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions 
 
Echiquier
Dans ce grand jeu du monde métissé
Echiquier
Où trouver la raison ?
Echiquier
(Les)Cases noires et blanches à mélanger (ou « toutes mélangées »)
Echiquier
Où donc placer ces pions 
 
A qui la faute ?
 
Je suis… enchaînée
A une triste vie de prisonnière
Et au bon vouloir d’un tortionnaire
Au delà des murs, le paradis
Ici, que de la peur, du ciel gris
Je suis… lapidée
Pour avoir déviée du bon chemin
D’un monde conjugué au masculin
Mariée pour le pire et pour l’enfer
Faut-il pour ça me jeter la pierre ?
 
Refrain
Tout ça , c’est des histoires
Des histoires de femmes
Des histoires infâmes
Du sexe faible, soit-disant
Mais à qui la faute,
A qui la faute ?
 
 Je suis… éreintée
Sous le poids de briques, de parpaings
Sous le poids des heures, des routes sans fin
(ou le long des routes et des jours sans fin)
et convertir ces mers de sueur
en petites piècettes, c’est ça le bonheur
Je suis…exploitée
Pour mon corps, autant que mes idées
Comme un bon filon à épuiser
Nous laissant comme de vieilles chaussettes
Quand on voudra plus d’nous dans les fêtes
(ou « quand on voudra nous chasser de la fête »)
 
Refrain
Je suis…violentée
Pour un geste, un regard mal compris
Par mes proches, ou même mon mari
Pas le droit de penser, de rêver
Juste suivre la trace de mes aînées
Je suis… décharnée
Par manque d’amour, par manque de tout
De tout c’qui est banal pour nous
Un coup d’malchance, un vilain coup d‘dés
D’être née du mauvais côté + Refrain
 
(PS : possibilité de supprimer «  je suis » et de parler à la 3ème personne :elle..)
 
SDF
 
T’as l’occasion de donner
L’occasion de soulager
Ta conscience
Je suis à portée de main
Moi qui n’attendait plus rien
Que souffrance
Et tu m’regardes même pas
Mais qui donc égaillera
Cette vie
Ingénieur ou balayeur
Nos trains n’arivent plus à l’heure
C’est fini
 
Refrain
 
J’suis l’voyou à éviter
Pour toi un chèque envoyé
C’est bien mieux
Au fin fond du monde
La terre est encore moins ronde
Tristes cieux
C’est vrai que plus loin, misère
Ils ont leurs lots de galère
D’affliction
Mais est-ce une raison de plus
Pour qu’on me marche dessus
Sans raison
 
Refrain
 
Le manque d’amour de chaleur
Plus que du pain ou du beurre
Ça me tue
C’est pas une ou deux piècettes
Qui arrêtera mes tempêtes
Dans mes rues
Qui a rongé mes entrailles
Et qui m’a mis sur la paille
J’ai pas vu
Peut-être eux, peut-être moi
Le destin se commande pas
Le sais-tu + Refrain
 
(En plus pour les couplets : Faute à « pas d’chance », c’est comme ça
L’avenir, ça s’achète pas)
 
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