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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:56
Se dire
 
Se dire
Que c’est bien mieux ainsi
Finir au jour qu’on redoute
Avec cette sale maladie
Il valait mieux quitter la route.
 
Se dire
Que cette chaise sera toujours vide
Froide comme une banquise
Que mes yeux à jamais livides
T’y verront encore quoi qu’on dise.
 
Refrain
                                                    
Se dire ça,
C’est con à mourir
Mais j’ai rien trouvé d’autre
Pour pouvoir tenir
Se dire ça,
C’est con à mourir
C’est c’que j’ai pensé
Quand j’t’ai vu partir.
 
Se dire
Qu’on y est vraiment pour rien
Que je la rejoindrai bientôt
Car est écrit le destin
Dans les astres et les tarots
 
Se dire
Qu’elle me regarde de là-haut
Qu’elle a rejoint les plus pressés
Changeant à mon goût bien trop tôt
L’au-delà en dernière boîte branchée.
 
Refrain
 
La machine à dévorer le temps
 
Impossible à raccrocher
Ceux qui lâchement m’ont quitté
J’avais tant de choses à leur dire
A leur dire avant de mourir
C’est comme si j’étais embarqué
Dans un vaisseau incontrôlé
Pas moyen de faire marche arrière
Où sont mes amis de naguère ?
 
Refrain                 
              
On prend tous ’cette affreuse machine
La machine à dévorer le temps
A avaler les jours, les ans
On en sort bien après l’horizon
Quand seront loin toutes les saisons
On n’échappe pas à la machine
La machine à dévorer le temps
 
Où sont tous mes éclats de rire
Tout mon passé, mes souvenirs ?
Mes premières amours de jeunesse
Mes derniers plans pour la vieillesse ?
C’est comme une force inéluctable
Nous tirant vers l’épouvantable
Vers les abysses, vers le grand large
Vers une vie d’un autre âge.
 
Refrain                                 
 
Quand on a une nuit vu le jour
Par hasard et surtout par amour
On s’embarque tous pour un voyage
Bravant le soleil, les orages
On revient pas sur ses erreurs
Ni sur ses instants de bonheur
On égrène les mois les années
Sans les revivre, sans les compter
 
Refrain
 
La boule de cristal
 
Et s’il fallait mourir demain
D’un accident de voiture ou de train
Sombrer dans un autre Titanic
Ou en avion sous les tropiques
Je me déplacerais à pied
Pour prendre la vie du bon côté
Mais j’ périrais sans aucun doute
En voulant traverser la route
 
Refrain                
                  
On n’échappe pas à ce qui est écrit
Dans la boule de cristal
On n’échappe pas à ce qui est prédit
Dans la boule de cristal
 
Et s’il fallait mourir demain
D’un mal qu’on croyait bénin
Qui vous ronge et qui prolifère
Et vous mène jusqu’aux enfers
Je resterais cloîtré chez moi
Plus de microbes ni de tracas
Mais je finirais alcoolique
Suicidaire et neurasthénique
 
Refrain
 
Et s’il fallait mourir demain
D’un grand amour fou et divin
J’éviterais toutes les femmes
Des filles des rues jusqu’aux dames
Je conjugu’rais au masculin
Tous les verbes de mon chemin
J’agoniserais aux mains des hommes
Maquillés dans de jolis robes
 
Refrain
 
C’est un village
 
C’est un village sans histoire
Comme il en existe des milliers
Où du matin jusqu’au soir
Tout ressemble au jour passé
C’est là qu’en tendant bien l’oreille
On entend les pierres parler
Des malheurs et des merveilles
Des temps jadis et éloignés
 
Refrain    
                                             
Garde tes murs
Du monde et des intempéries
Ne cherche pas à t’évader
De la voie que l’on t’a tracée
Garde tes toits couverts de tuile
Ne deviens pas une ville
Vis comme il y a si longtemps
Ne change pas le cours du temps
 
Paraît que machinalement
L’âne s’arrêtait au café
Pour que son maître venu des champs
Puisse enfin se désaltérer
C’était il y a quelques moissons
J’étais trop jeune pour le voir
Les tracteurs ne ralentissent pas
Ils ne veulent pas le faire boire
 
Refrain
 
C’est un village sans histoire
Mais j’aime plus qu’un autre
Parce qu’un jour sans le vouloir
Il m’a soudain ouvert sa porte
Et dans chacune de ses maisons
Je peux entrer comme un ami
Même le soleil et ses rayons
Au clocher demande son avis
 
Refrain
 
Nom d’un chien
 
Refrain                              
 
Aujourd’hui il fait un temps de chien
Dans mon coeur, dans ma vie
Comme au jour de la Toussaint
Ce jour où tu es parti
Nom d’un chien
 
Pourquoi as-tu soudain abandonné tes maîtres
Eux qui traînent maintenant comme des chiens
Finalement, c’était bien toi le maître
Toi qui guidais notre destin
Pourtant tu avais encore des tas d’os à ronger
Des tas d’orages à annoncer
Des tas d’coups d’langue à donner
Des tas de jambes à te frotter.
 
Refrain
 
Pourquoi n’y a t-il plus rien à l’autre bout de la laisse
Qui va donc maintenant m’emmener promener ?
Tu me laisses dans la tristesse
Toi qui m’avais adopté
Pourtant tu avais des tas de faisans à lever
Des tas de lièvres à débusquer
Des tas d’endroits à visiter
Des tas d’amis à rencontrer
 
 Refrain
 
Histoire de train
 
A cinq ans, on prend le train
Le p’tit train en bois pour jouer
En attendant les lendemains
De faire comme les aînés
 
A quinze ans, on prend le train
Le train pour aller au lycée
Et se bâtir des copains
Avant l’université
 
A vingt ans, on prend le train
Mais on en manque des milliers
Pour éviter que le destin
Nous soit tracé et calculé.
 
A trente ans, on prend le train
Le lent train-train de la vie
Pour gagner son pain quotidien
Et gagner sa mort aussi
 
A quarante ans, on prend le train
Un train en imagination
Pour que le réveil-matin
Nous porte vers d’autres horizons
 
A soixante ans, on prend le train
Le train du tout dernier âge
De la retraite et du jardin
Et des souvenirs hors d’usage
 
A quatre-vingts ans, on prend le train
Le train qui arrive toujours
Qui nous emmène très loin
Sans un espoir de retour
 

 

 

La belle et le clochard
 
Il était une fois
Une petite fille
Qui à peine d’un mois
N’avait plus de famille
Elle est née un beau jour
Sans être désirée
Sans même un brin d’amour
Pour lui dire où aller
 
Il était une fois
Un homme de hasard
Sans but et sans toit
Comme on dit « un clochard »
Errant tel l’animal
Qui cherche à subsister
Tantôt bien, tantôt mal
Face à l’adversité
 
Refrain             
                               
Ca ressemble à un conte
Un beau conte de fée
Fait d’amour et de honte
Qu’on lit à la veillée
 
Il était une fois
Un vaste terrain vague
Où tremblante de froid
On vit comme une sale blague
La petite à l’étroit
Dans un sac en papier
Et tout empli d’effroi
Le vieux à son chevet
 
Refrain
 
Il était une fois
La belle et le clochard
Dictant avec émoi
Leur message d’espoir
Pour une telle horreur
La mère du bébé
A dû laisser son coeur
Dans le sac en papier
 
Refrain
 
A titre posthume
 
C’était un brillant écrivain
Jouant avec phrases et mots
Pour les placer comme il convient
Et nous les offrir en cadeau
 
C’était un valeureux soldat
Qui n’écoutait que son courage
Il nous a quitté ici bas
Avec son coeur pour tout bagage
 
Refrain                                           
 
Aujourd’hui, il fait la une
A titre posthume
On n’a jamais parlé de lui
Aussi bien qu’à l’imparfait
On n’a jamais rien su de lui
De sa vie, de ses secrets
Aujourd’hui, il fait la une
Des journaux, en première page
Et tout le monde lui rend hommage
A titre posthume
Il aurait sans doute préféré
Qu’on lui dise de son vivant
Qu’il avait tant de qualité
Qu’il avait tant de talent
 
 
C’était un sacré artiste
Le meilleur de sa génération
Mais il faut pas être triste
Car le spectacle continue, non !?
 
C’était un fameux président
Ouvert à toutes les tendances
Qui avait su au fil des ans
Redresser l’image de la France
 
Refrain
 
Quand la vie
 
Quand la vie est un bateau
Chaque jour est une voile
Qui m’aide à aller jusqu’aux étoiles
 
Quand la vie est un tableau
Chaque jour est un dessin
Qui m’aide à suivre mon destin
 
Quand la vie est une chanson
Chaque jour est une note
Qu’elle soit basse, qu’elle soit haute
 
Quand la vie est un grand livre
Chaque jour est une page
Que l’on tourne avec les âges
 
Quand la vie est un bon film
Chaque jour est une scène
Qu’elle soit joie, qu’elle soit peine
 
Quand la vie est un bouquet
Chaque jour est une fleur
Qui dégage mille senteurs
 
Le fil
 
Ta vie ne tient qu’à un fil
Mais tu aimerais tellement le prendre
Ce fil
Pour le lancer tout autour d’une branche
Te balancer comme pour compter
Le temps passé
Que tu as laissé peu à peu s’égrener
Mais tu aimerais tellement le prendre
Ce fil
Pour ligoter tous ces faux tristes, ces jaloux
Pour leur faire comprendre ici bas
Que tu n’étais pas si fou que ça
 
Mais tu aimerais tellement le prendre
Ce fil
Pour attacher ensemble tous ces dieux si grands
Qui s’en sont pris à ton corps innocent
L’ont transformé en quelque chose d’inerte
Pour te faire courir à ta perte
 
Je te connaissais tellement bien
Et j’ai tant de peine ce matin
De savoir que tout est fini
Que tu seras bientôt parti
Ta vie ne tient qu’à un fil
Celui de tes idées
De ton temps qui est passé
Alors, suis-le vers ton destin, ton île
Règle ton compte à ceux d’en haut
Ceux d’en bas, ce sera pour bientôt,
Pour bientôt.
 
Le choix de sa vie
 
Sa raison, c’était la haute mer
Les lames et les vent de travers
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui,
Il n’aurait pas voulu en rester là,
A cette étiquette qu’on lui colla.
Sa raison, c’était sa belle planche
Traverser détroits et manches
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Il avait des amis dévoués
Comme à la cour du roi René
 
Refrain                      
         
Laissons les hommes suivre le cours
Du fleuve libre de leurs amours
Même s’il charrie dans ses méandres
Des traces de sang, de sueur, de cendres.
 
Sa raison, c’était l’aventure
Chaque instant défoncer les murs
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Il prenait la vie comme un jeu
On ne peut rien lorsque Dieu le veut.
Sa raison, c’était le désert
Les ballades en hélicoptère
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Il faut trouver sa cocaïne
Qu’on s’appelle Daniel ou Sabine + Refrain
 
Sa raison, c’était sa voiture
Le charme des circuits à toute allure
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Sa vie, c’était comme une épreuve
Lançant un défi à chaque ville neuve.
Sa raison, c’était sa maison
Sa femmes , ses enfants, ses chaussons
Il s’était bâti un abri
Un monde à part, un monde à lui
Rien de plus ni de moins que ces gens
Qui ont voulu sortir du rang.
 
Refrain
 
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